Cassez les barrières qui vous empêchent de devenir nomade digital

Chaque jour ou presque, je reçois des mails de personnes souhaitant devenir nomades digitales.

Mais leur peur de se lancer est toujours bien présente.

Elles me font part de leurs craintes en m’écrivant :

Et si rien ne fonctionnait et que je me plantais ?

Je les comprends parfaitement.

Il y a quelques années, je pensais aussi que les contraintes logistiques et financières m’empêcheraient d’avancer.

J’étais coincée dans ma vie de consommatrice sédentaire plus ou moins imposée.

Mais maintenant que je suis technomade je sais que c’est bien moins difficile que vous ne pouvez l’imaginer.

Devant ma fenêtre en train d'admirer la neige de nov en Bulgarie

Alors, laissez-moi vous aider à combattre toutes ces peurs pour enfin sauter le pas fatidique.

Vous êtes propriétaire

Tant que ce n’est pas une hypothèque, je ne vois pas en quoi cela pose problème. Bon, j’exagère un peu…

Vous avez plusieurs options.

1. Option radicale : Vendez votre bien !

Vous souhaitez vraiment devenir nomade digital ?

Alors, vous n’aurez pas besoin de maison.

Et si vous avez l’intention de revenir souvent au pays, famille et amis se feront un plaisir de vous accueillir quelques jours.

Ce sera l’occasion de faire une soirée diapos pour raconter vos histoires.

Mais n’achetez pas votre billet d’avion avant d’avoir trouvé le bon acheteur.

2. Vous n’êtes pas enchaîné à votre appart : louez

Maison attaché et les escargots

Vous pourrez même en profiter pour vous faire un complément de revenu qui vous aidera à payer votre logement à l’étranger.

Vos voyages sont trop fréquents pour revenir souvent en France ?

L’option de l’agence est bonne à prendre pour vous décharger de responsabilités telles que :

  • visites
  • rédaction du bail
  • constitution de dossier
  • état des lieux
  • voir même problèmes de plomberie et d’électricité

Cela vous coûtera entre 350 et 3 500 € d’honoraires suivant votre zone d’habitation et le nombre de mètres carrés que vous possédez.

Mais vous n’êtes pas obligé de passer par une agence.

3. Proposez votre location sur Airbnb

Vous ferez certainement votre plus gros profit ainsi.

Attention, ce moyen étant plus adapté à de courtes périodes, ce sera définitivement plus compliqué à gérer.

Sans compter les périodes creuses de location.

Prévoyez la présence d’un membre de votre famille ou d’un ami pour accueillir les locataires à chaque fois et faire le travail de nettoyage après chaque passage. C’est indispensable.

Mes hôtes bulgares sont un bon exemple : quand l'interlocuteur n'était pas le père c'était la fille :)

Mes hôtes bulgares sont un bon exemple : quand l’interlocuteur n’était pas le père c’était la fille :)

Et n’oubliez pas d’inclure sa petite commission dans le calcul de votre loyer.

Alors, inscrivez-vous sur Airbnb et sachez que c’est également une très bonne option pour tester le nomadisme digital. Mais en tant que locataire cette fois-ci.

4. Faites de l’échange d’habitations

En passant par des sites tels que :

  • guesttoguest.com
  • echangedemaison.com
  • homeforhome.com

Bref, vous avez l’embarras du choix.

Vous avez une famille

Petit secret : Nous en avons tous une…

Ou presque.

Par contre, pas de secret, vous n’avez que 2 options. Soit vous partez sans eux et ils vous suivront sur les réseaux, soit vous partez tous ensemble ! Comme :

 

  • Typhania qui voyage avec son homme et sa fille Nine. Ils ont tout vendu et travaillent sur la route depuis septembre 2013. L’à propos de son blog décoiffe et remet les choses à leur place.

Côté blogueurs anglo-saxons, découvrez :

  • The vagabond family, une famille de 4. Car pourquoi s’arrêter à un seul enfant en voyage ?
  • Et cette rédactrice freelance, The escape artistes, que rien n’arrête avec son fils de 12 ans.

Le plus frappant en lisant leurs articles, c’est que les enfants semblent bénéficier d’un environnement plus propice à une éducation ouverte et adaptée à la diversité du monde.

Ils n’en sont que plus heureux et plus sociables !

Vous aimez accumuler des tonnes d’affaires personnelles

Il y a des gens comme ça.

Ils possèdent et entassent tellement de choses que l’antre du capitalisme semble être leur Mecque.

Ces collectionneurs ne pourront définitivement pas partir avec un tel ramassis de merdes inutiles.

S’en débarrasseront-ils un jour ?

Je leur souhaite ! Les brocantes sont faites pour ça…

Si si... Rassemblez vos chaussures et vous verrez que vous en avez presque autant !

Si si… Rassemblez vos chaussures et vous verrez que vous en aurez presque autant !

N’oubliez jamais que « l’être » est bien plus important que « l’avoir ».

L’expérience vaut tellement plus que la possession.

Vous vous en doutez sûrement, mais vous n’avez peut-être pas encore eu la chance de voir à quel point c’est vrai. Il faut le vivre pleinement pour s’en rendre compte.

Si vous aimez l’idée du nomadisme digital, mais n’imaginez pas arrêter le shopping ou vendre toutes vos affaires, un conseil :

Louez votre appartement meublé ou entreposez vos babioles dans un box de location et testez ce style de vie pendant quelques mois.

Puis voyez comment vous vous sentez après coup…

Ça aide à se recentrer.

Vous aimez la routine

Mais qui ne l’aime pas ?

Au moins un petit peu.

Car pour être honnête, la routine est essentielle si vous souhaitez faire de l’argent en montant votre entreprise sur la route. Autrement la productivité ne serait pas au rendez-vous.

Mes journées de boulot ont une structure assez similaire aux vôtres.

Sauf que je travaille pour moi, téléchargez les 13 raisons de quitter votre job. Le PDF est gratuit.

Même si mes horaires sont malléables, quand je bosse, je bosse !

Même si mes horaires sont malléables, quand je bosse, je bosse !

La différence entre le nomade numérique et l’employé classique c’est que le premier peut adapter son travail à son rythme de vie là où l’autre est tributaire de son rythme de travail.

Si je souhaite faire une autre activité pendant 2 ou 3 jours ou si une nouvelle idée à exploiter me vient soudainement, je peux switcher en toute liberté.

Le tout est de garder une certaine constance de travail. Je préfère donc parler de « régularité » plutôt que de « routine ».

Car personne n’aime la routine permanente

Et c’est là que le travailleur nomade y trouve tout son intérêt.

Vous pouvez casser cette routine dès que l’ennui se fait trop ressentir.

  • Prendre une semaine de vacances à l’improviste
  • Passer quelques jours à vous balader dans une ville que vous connaissez peu
  • Voire changer de région ou de pays quand vous en avez fait le tour

Bref, passer à autre chose pour décompresser.

C’est ce que nous faisons.

Ce mois-ci, Tony et moi avons pris une semaine de vacances à Thessalonique en Grèce

Ce mois-ci, Tony et moi avons pris une semaine de vacances à Thessalonique en Grèce

Tant que vous vous poussez au cul pour avancer sur votre taf et que vous respectez vos deadlines, vous avez carte blanche.

Vous avez peur de l’inconnu

Quand on y pense, nous pataugeons tous dans l’inconnu depuis notre naissance.

Chaque découverte, aussi bizarre soit-elle, se banalise avec le temps.

Il en sera de même avec votre première expérience en nomade numérique.

Vous galérerez au début et vous habituerez ensuite pour finir par en apprécier la routine. Et une fois le virus chopé, vous en redemanderez.

L’inconnu est partout et il y a toujours une phase de rodage.

Lors de ma première expérience technomade en Amérique latine j’étais apeurée. J’ai même chialé le jour de mon départ, à l’aéroport, en me disant :

Mais qu’est-ce que je fous là ? Vais-je y arriver ? Travailler à distance, seule ?

Eh bien oui !

Au final ce qui fait peur c’est le changement

Mais la seule chose qui a beaucoup changé dans ma vie comparée à celle de Paris, c’est que je bouge dès que je me lasse d’un endroit.

A présent je savoure l'inconnu

A présent je savoure l’inconnu

Vous pensez ne pas pouvoir surpasser cette peur ?

Détrompez-vous. Même mon homme, qui a toujours eu besoin de repères et qui, dans chaque ville ou pays où nous nous installons me chante du :

Je vais avoir du mal à m’habituer à ce nouvel endroit…

… est ravi des découvertes qu’il y fait et s’habitue à sa nouvelle vie avec délectation.

Allez-y à votre rythme, sans vous presser. Partez là où vous vous sentirez confortable et avec autant d’argent de côté que nécessaire.

Et surtout réfléchissez bien au :

  • Quand
  • Comment

Pour nous, c’est 2 à 3 mois dans chaque ville. Et moins c’est touristique plus nous sommes heureux !

Vous avez plus de 30 ans… Ou plus de 40, ou 50, ou 60 même

Excellent !

Être plus vieux a ses avantages.

  • Votre expérience de vie vous rend moins naïf
  • Votre budget est généralement moins serré
  • Votre éventail de choix de pays à visiter est plus large
  • Vos logements ne se cantonnent pas aux collocs pourries et aux youth hostels miteux

Avoir de la bouteille n’est pas une tare et devenir nomade digital  n’est pas réservé à une tranche d’âge particulière.

La preuve avec ces travailleurs nomades ayant passé la quarantaine :

Un couple de quarantenaire aux Etats-Unis

Ils sont finalement encore sur la route aujourd’hui et ont déjà fait les 5 continents

Remarquez que si je cite peu de blogueurs français, c’est que nous sommes très en retard en la matière.

Le terrain est presque vierge alors, lancez-vous, et rejoignez les précurseurs de l’hexagone.

Vous avez peur de manquer à vos amis

Ou vous redoutez qu’ils vous oublient après un certain temps.

C’est l’inverse ! Ils ne penseront jamais autant à vous que lorsque vous ne serez plus là.

Et puis nous aimons quand nos amis nous manquent.

D’autant plus sachant qu’à notre retour nous vivrons des moments incroyables avec eux, la larme à l’œil pour nos retrouvailles. Enfin, je parle pour moi.

Et à quoi sert la mobilité connectée via des Skype ou des Google Hangout si ce n’est pour garder le contact ?

Et si vous aimez voir vos amis si souvent…

Faites-les venir !

Louez un appart suffisamment grand pour les accueillir. Ce n’est pas ce qui vous coûtera le plus cher dans des pays d’Europe de l’est, d’Amérique latine ou d’Asie.

Offrez-leur le gîte et le couvert pour une semaine. Vous aurez l’air super généreux alors que dans certains coins cela ne vous coûtera que 4 ou 5 € par jour. :)

La seule chose qu’ils auront à payer sera leur billet d’avion.

Et si vous avez des parents âgés qui ont besoin de vous ?

C’est un peu plus délicat, je vous l’accorde.

Réduisez les distances et revenez plus souvent si vous vous sentez trop coupable ou inquiet.

Mais ne vous empêchez pas de réaliser vos rêves pour autant. Car quand votre tour viendra, vous serez sûrement plus heureux de voir vos enfants croquer la vie à pleine dent plutôt que d’être rivé à votre chevet.

Après, tout dépend des besoins de vos parents bien sûr.

Toute la logistique pour vivre une vie de nomade numérique vous terrorise

Vous l’aurez compris : maison, possessions, famille, amis, routine et terrain connu sont des repères que vous devrez réviser.

Cela peut effectivement faire peur. D’autant plus avec l’âge qui vous encroûte dans votre confort.

Et nous savons ce que c'est, nous avons eu 37 et 38 ans cette semaine !

Et nous savons ce que c’est, nous avons eu 37 et 38 ans cette semaine !

Mais non content de tous ces efforts, vous devrez gérer votre vie autrement ! Et ce n’est pas une mince histoire :

  • tenir ses affaires dans quelques sacs
  • les trimballer sur de longues distances
  • trouver le bon moyen de transport
  • dégotter le logement idéal
  • dénicher les magasins utiles
  • s’habituer aux coutumes et langues du coin
  • coordonner habilement chacune de ces étapes

Pour finir par recommencer ces actions à chaque destination et synchroniser chaque nouveau cycle entre eux judicieusement.

Cerise sur le gâteau : il vous faudra trouver le temps de travailler dans cette vie nomade accompagnée de ses imprévus.

Au-delà de casser votre statu quo vous devrez donc gérer une logistique que vous considérerez peut-être dantesque au départ.

Le plus dur reste le commencement. Mais avec le temps, toutes ces actions se banaliseront et vous paraîtront moins difficiles.

Quand vous aurez répété ce cycle plusieurs fois, vous comprendrez que ce n’est pas plus chiant que d’aller au taf tous les jours en empruntant 3 correspondances de bus et de métro pour finir par vous emmerder royalement au bureau.

Et ce sera sûrement plus épanouissant !

Et puis à quoi bon profiter des libertés du nomadisme numérique si c’était trop facile ?

Le bonheur réside dans la difficulté que l’on a à l’obtenir.

 

Haydée Bouscasse

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39 Réponses à Cassez les barrières qui vous empêchent de devenir nomade digital

  1. Patrick LP 30 novembre 2014 à 23 h 12 min #

    Hello tous le 2 d’abord belle fête à vous 2. Ensuite merci pour cet article. Je vais relire les 2 parties qui me parle beaucoup ce soir… soit
    Vous avez plus de 30 ans… Ou plus de 40, ou 50, ou 60 même (J’ai 59 ans… ouf)
    et
    Vous avez une famille (La mienne est composée de 2 ados et c,est mon challenge à moi)
    J’ai beaucoup de plaisir à vous lire. Et ça me confirme dans mes projets pour 2015.
    À bientôt

    • Haydée 30 novembre 2014 à 23 h 45 min #

      Merci Patrick !

      Vu que nous nous sommes beaucoup déplacés pile au moment de nos anniversaires, nous allons faire un bon restaurant seulement samedi 6 à Elbasan en Albanie, notre nouveau fief.

      Et bien voilà, tu es un bon exemple ! Il n’y a pas d’âge et en plus tu as de la famille à gérer : tout en même temps. Pfiouuu.
      Pour les projets, il faut se donner les moyens. Pour notre part, nous avons décidé de travailler comme des acharnés les 2 prochains mois depuis notre installation ici. La preuve, il est 1h30 du matin, et j’y suis encore ! :)

      Donc les plans, c’est « prod », « prod » et « prod ». Pas de procrastination possible, plus de lecture et peu de temps mort sauf pour faire quelques visites dans notre nouvelle ville et dans les villes voisines. Ainsi nous rentrerons dans nos objectifs pour 2015, tout comme toi.

      Nous t’envoyons tout le courage pour arriver à tes fins. Tiens nous au courant de l’avancement.
      A bientôt (sur la route ?) En tout cas ce sera avec plaisir.

  2. Marjorie / Histoire à Vivre 1 décembre 2014 à 8 h 48 min #

    Hello Haydée,

    Bel angle d’attaque que ce sujet passionnant : les peurs et le changement.
    C’est vrai qu’en France, on est encore en retard sur ce point, j’espère donc toujours faire partie des pionniers ^^ lorsque ce sera mon tour. J’ai 41 ans cette semaine, nous sommes donc de la même décennie (les 70’s, la meilleure, lol je rigole bien sûr). Je suis propriétaire depuis 18 mois seulement, et pour ma part je pense que ce sera bien de louer notre logement. Pas mal d’Anglais viennent dans mon coin pour skier, il y en a même dans notre copro qui ont acheté pour leur résidence secondaire. Donc ça ne devrait pas être trop compliqué de trouver des intéressés, le moment venu.
    Merci pour tes références d’autres blogueurs voyageurs, y compris des familles plutôt atypiques (mais n’est-on pas atypique par définition lorsqu’on est nomade digital ?).
    Bon anniversaire à vous deux, et bonne arrivée en Albanie.
    Au passage, merci d’avoir cité mon interview de Famille Nomade Digitale ;)

    Marjorie

    • Haydée 2 décembre 2014 à 11 h 02 min #

      Il n’y a pas de doute tu fais bien partie des pionniers Marjorie :)

      La location marche bien en général, c’est que nous faisons de notre côté et nous avons trouvé des personnes pour un an. Cela se passe plutôt bien.

      Merci pour le bon annif ! L’Albanie est un pays vraiment intéressant à connaître, bien que pauvre avec des routes déglinguées :p les paysages montagneux nous ont agréablement surpris.

      Avec plaisir pour la mention.

  3. Marjorie / Histoire à Vivre 1 décembre 2014 à 8 h 49 min #

    Oups petite erreur : j’ai 41 ans cette année ^^ et non cette semaine (en juillet dernier)

    • Haydée 2 décembre 2014 à 11 h 02 min #

      Ah et bien j’allais te dire bon anniversaire ! Tant pis, ce sera pour l’année prochaine :)

  4. Chantal P 1 décembre 2014 à 9 h 46 min #

    Bonjour Haydée et merci pour cet article qui donne envie c’est sûr… j’avoue qu’à 63 piges et seule, je ne suis pas encore « mure » pour voyager mais qui sait ? Je laisse la porte ouverte à cette possibilité. Et je sais bien, que ce soit pour çà ou autre chose que seul le premier pas est le plus difficile à franchir… après, on est dans le mouvement donc on ne peut qu’avancer.
    Mais ne serait-ce que commencer par « louer » pendant X temps son nid pour se garder « une sécurité »… même si ce n’est que 2/3mois, pourquoi pas ?
    Au plaisir de suivre vos tribulations et bons anniversaires !!! de France…

    • Haydée 2 décembre 2014 à 11 h 07 min #

      Pas encore mûre Chantal, tu es sûre :) ?
      Il n’est jamais trop tard, comme on dit. Et je confirme, une fois lancée rien n’est plus facile que de continuer à avancer.

      Franchement nous avons mis à peine quelques semaines pour trouver une famille à qui louer l’appartement. Et nous ne sommes pas passer par une agence mais tout simplement par de Particulier à Particulier. Il faut payer une petite somme d’argent pour être visible et tous les jours nous avions des demandes puis des visites.
      Voilà et le tour est joué.

      Merci pour le bon anniversaire.

  5. denis 1 décembre 2014 à 15 h 46 min #

    c’est vrai que ça démange surtout que j’ai commencé à voyager depuis 5a avec MSF comme « agence de voyages », j’aime ton style direct et je vais vous partager sur fb parce que vous méritez d’être connus et aidés!

    • Haydée 2 décembre 2014 à 11 h 16 min #

      Merci beaucoup Denis pour le partage et les remarques sympas.
      J’espère qu’un grand nombre aura ces démangeaisons avec le temps. Mais je n’ai plus de doute à ce sujet. Nous sommes dans la génération de la mobilité :)

      A bientôt

  6. Aude 1 décembre 2014 à 20 h 58 min #

    Merci Haydée pour ce bel article !
    Je me rend compte doucement, sans oser employer le mot, que je deviens nomade aussi. Alors un peu sédentaire à Montréal pour le moment, mais avec des sous qui entrent en ne bossant que depuis mon ordi !
    Mais sache que c’est un bonheur et que c’est super rassurant de vous lire. Je vous trouve super honnêtes, vous ne vendez pas de rêves inaccessibles et du coup ça remonte le moral des débutants comme moi !
    En te souhaitant encore plein de nomadisme :)

    • Haydée 2 décembre 2014 à 11 h 22 min #

      Il faut oser Aude :)
      De toute façon on peut se considérer nomade même si l’on travail de chez soi, chez un pote ou quelque part dans son propre pays. Il y a un commencement à tout. Et je dois dire que j’ai passé pas mal de temps en France à préparer le terrain avant de partir pour de nouvelles contrées. A part un voyage exceptionnel en Amérique latine à mes débuts pendant 6 mois.
      Je suis contente de voir des personnes avancer dans ce sens et nous t’encourageons Tony et moi-même. Bravo pour ce début prometteur et continue les photos-dessins, on adore !

      En ce qui nous concerne, ce n’est que le début d’une longue histoire. Soutenons-nous.

  7. Sarah 2 décembre 2014 à 16 h 06 min #

    Bonjour Haydée,

    Première fois que je poste un commentaire :)
    En fait je lis vos articles depuis quelques semaines, depuis que j’ai décidé de créer mon blog.
    Merci pour celui-ci, il est très bien. C’est déjà plus ou moins les réponses que je me suis apportée puisque je vis aussi à l’étranger, mais pas à mon propre compte… et ce dernier point me trotte dans la tête.
    La question que je me pose, c’est surtout au niveau financier… mais peut-être que la réponse est déjà dans un autre article ? Je pense que pour se lancer dans une telle aventure, il faut déjà avoir de l’épargne ?
    Au fait, bon anniversaire !

    • Haydée 5 décembre 2014 à 14 h 49 min #

      Oui bien entendu Sarah.
      Etre un nomade digital signifie « monter son entreprise sur la route » donc sans investissement, pas d’avancement. Nous devons vivre et nous payer. Un pécule de départ est donc obligatoire.

      Merci pour le bon annif, un bon restaurant bien mérité nous attend demain soir.

      Pour notre part, nous sommes partis avec 15 000€ à deux dans les pays de l’Est et les Balkans. Ce n’est donc pas cher ici. Puis nous gagnons de l’argent chaque mois et de plus en plus. Le tout nous permet de vivre et d’avancer correctement. Tout viens petit à petit.

      Mais c’est également un pari sur l’avenir et des prises de risques.

      Nous avons également prévu quelques milliers d’€ pour le retour au mois de Juillet si tout foire. :p En revanche, si ça marche nous continuons la route pour une 2ème année, puis une 3ème, 4ème, que sais-je ! Enfin, je ne peux faire de tels plans sur la comète.

      Le blog expliquera l’évolution.

      Bon courage pour la suite.

  8. Kevin 2 décembre 2014 à 23 h 59 min #

    Ia Orana mes chers Haydée, Tony et aux lecteurs!

    Voilà un article de plus qui vient encore réveiller les moutons endormis dont je fais encore parti!
    Merci pour cette mitraillette d’arguments intouchables pour nous lecteurs qui, pour la plupart d’entre-nous, sommes encore prisonniers physiquement et mentalement de la Rat Race.

    Je vous lève ma casquette et vous suis très reconnaissant de nous transmettre toutes ces experiences, avis et ondes positives dont nous avons tant besoin. La seule chose qui nous manque pour franchir le pas? Beaucoup de confiance en soi, une passion plus puissante que TOUT et (excusez-moi l’expression..) une GROSSE paire de couilles (et çà marche même pour vous les femmes :) ).

    Quitter sa zone de confort et accepter le challenge du changement radical de vie est une expérience UNIQUE! Je l’ai déjà vécu plusieurs fois en quittant mon quotidien de vie parisienne pour partir vivre à l’autre bout du monde pendant plusieurs mois. Je n’avais pas plus de 4000 euros sur mon compte, mais je vivais enfin la vie de mes rêves de gamin: Dans un van aménagé par mes soins, à parcourir des kms de paysages époustouflants et je m’arrêtais surfer où je voulais. Quand j’avais besoin d’argent, je choisissais une ville sympathique pour y trouver des ptits boulots pour quelques mois, puis je reprenais la route..

    Aujourd’hui, j’ai 29 ans, je vis à Tahiti depuis deux ans et non par chance, ni avec beaucoup d’argent bien au contraire! Je suis venu m’installer ici car c’est un rêve que j’avais depuis longtemps et j’y suis parvenu. Je suis reconnaissant envers moi-même d’en être arrivé là. Depuis, j’ai retrouvé une vie stable et pourtant elle ne me convient déjà plus… Je vais peut être en irriter certains en disant cela mais tanpis! J’occupe un poste dans l’aviation privé en CDI qui m’assure un modeste salaire à la fin de chaque mois et d’ici la fin de la semaine je rendrais ma lettre de démission. Je ne veux PLUS JAMAIS travailler pour un patron autre que moi et je m’y tiendrais une bonne fois pour toute!

    Pourtant j’ai juste un maigre blog dont lequel je compte m’investir corps et âme pour le développer et grâce à celui çi je vais enfin pouvoir libérer mon potentiel pleins pots sans plus une seule excuse!
    C’est un challenge risqué car je sais que je vais repartir de Zéro, que je vais devoir m’armer de courage et faire preuve de beaucoup de rigueur. Mais je sais déjà que c’est LA bonne solution pour me réaliser, reprendre totale confiance en moi et arrêter de me plaindre. Mon objectif est le même que le vôtre. Devenir Digital Nomad.

    J’espère en rencontrer plusieurs d’entre-vous un beau jour sur la route ;)

    • Haydée 4 décembre 2014 à 19 h 32 min #

      Salut Kevin !

      J’ai lu avec grand plaisir ton commentaire.

      La « Rat Race », j’adore ce terme difficilement traduisible en français, mais c’est exactement ce que je souhaite éviter et vous souhaite tous d’en faire de même.

      Ne t’excuses pas pour l’expression « grosses paires de couilles » que j’utilise moi-même dans cet article (en parlant de moi) http://www.travelplugin.com/13-excellentes-raisons-de-quitter-son-job/ qui par ailleurs correspond très bien à la décision folle que tu as prise récemment ! Bravo.

      Ton expérience est vraiment chouette. Merci pour le témoignage qui ne pourra qu’encourager de nouvelles personnes dans ce sens. Il ne suffit pas d’être riche mais d’en avoir très envie.

      Il m’est arrivé également de chercher des petits boulots tout en vivant en Espagne pendant un an, c’était la vie dure, je dois le dire, mais j’en suis ressortie plus forte que jamais. Tu as sûrement du ressentir la même chose avec tes petits boulots sur la route. A toujours devoir rebondir quoi qu’il arrive.

      Tu n’irriteras personne ici, t’inquiètes (enfin je le souhaite :p). L’ennui dans une vie trop stable est le lot de nombreux lecteurs du blog.

      C’est une décision courageuse en plus de devenir ton propre patron, mais elle est toujours récompensée sur le long terme. Je travaille pour moi depuis 2010, avec des hauts et des bas et c’est la plus belle décision que j’ai prise de ma vie, en plus de la création de ce blog qui m’ouvre un tas de portes. Et la question ne se pose plus pour moi : « un patron, c’est quoi ça ? »
      La route est longue mais comme on dit, c’est le chemin qui est intéressant.

      Je te souhaite de tenir sur la longueur et je suivrai avec plaisir l’évolution de ton blog et tes petites entreprises qui en découleront. Tu nous diras ce que tu souhaites en faire lorsque tu seras prêt et que tu auras les idées biens claires.

      Vu que le nombre de nomades augmente chaque jour, il y a des chances que tu en croises dans les années à venir !

  9. Thibaut 4 décembre 2014 à 9 h 56 min #

    En tant que blogueur qui gagne sa vie avec son activité sur internet, je ne peux que confirmer les propos d’Haydée !
    Il faut également une certaine routine dans la vie d’un nomade digital, pour pouvoir réussir ses projets.
    Ce que je fais également, c’est que je loue mon appartement lorsque je voyage, cela me permet de gagner un peu d’argent, et d’avoir toujours un endroit où revenir au cas où il y a un souci ou autre.

    • Haydée 5 décembre 2014 à 15 h 40 min #

      Salut Thibaut,

      Je vois que tu es à Lisbonne en ce moment, depuis un petit moment d’ailleurs si j’ai bien lu. Ce qui confirme que l’on peut bouger, mais il ne faut pas en abuser.

      En ce moment nous changeons de ville tous les 2 à 3 mois, c’est un rythme assez soutenu pour des personnes qui travaillent et voyagent en même temps. Pour être plus productif, je dirai que rester 4-5 mois est un meilleur compromis, chaque déplacement demandant un bon 10 jours de standby entre la recherche, le déplacement, les choses à régler, l’adaptation au nouvel endroit et les visites. En d’autres termes, toutes ces choses qui cassent la routine.

      Je rêve de passer quelques mois à Lisbonne ! Et au passage apprendre le portugais. Tu dois le maîtriser à présent ? non ?

      Tu es proprio sinon en France ?

  10. Thibaut 6 décembre 2014 à 22 h 04 min #

    Oui complètement. Moi ça fait près de 2 ans que je suis à Lisbonne, avec un pause de 4 mois en Thaïlande. Là en janvier je vais partir pour quelques mois au Brésil, puis revenir à Lisbonne.
    On a besoin aussi de cette tranquillité. Déjà tu changes de ville tous les 2-3 mois, je trouve ça vraiment intense !

    Je parle bien le portugais, et non je ne suis pas propriétaire en France…
    Si un jour tu comptes passer plusieurs mois à Lisbonne, tu me contactes bien sûr !
    Je peux t’aider à trouver un appart, te dire les meilleurs quartiers etc ! Tu verras, Lisbonne est une ville magnifique et super agréable, surtout entre mai et septembre avec une météo incroyable :)

    • Haydée 7 décembre 2014 à 20 h 55 min #

      Tu as raison Thibaut, 2 à 3 mois c’est plutôt intense :) lorsqu’on travaille en même temps.
      Du coup pour cette fois nous allons rester un peu plus de 3 mois et pour la prochaine ville, ce sera 4 mois, normalement…

      Par contre, si nous allons au au Portugal, nous resterons 6 mois pour maîtriser la langue. (Pour apprécier aussi bien sûr.
      Donc avec plaisir pour te contacter puisque tu as l’air de bien connaître après les 2 ans passés. Nous pensions y aller en mars ou avril 2016 ! Je sais c’est loin, tout peut changer d’ici là, mais c’est une des idées que nous avons évoqué ces derniers temps.
      D’ailleurs une dernière question : combien coûte un loyer pour 2 personnes à peu près ?

  11. Thibaut 7 décembre 2014 à 21 h 07 min #

    6 mois, en pratiquant bien la langue, tu parleras déjà assez bien normalement ! Ca reste vraiment proche du français, et si tu parles espagnol, ça sera encore plus simple. Le plus dur est la compréhension à l’oral du portugais (du Portugal, moi je parle le portugais brésilien qui est légèrement différent et plus facile à comprendre).

    Ah oui, 2016 c’est pas pour tout de suite ! Mais ce n’est pas si loin non plus :)
    Un loyer pour 2 dans le centre, c’est moins de 500 euros. Moi je paye 370 euros pour un 37 mètres carré (pas meublé à la base, et avec contrat en portugais).
    Si tu fais de la location courte durée, un truc adapté pour les étrangers, ou un appart meublé (ou les 3 en même temps, ça va souvent ensemble), tu paieras 500-600 euros pour un 40 mètres carré je pense (dans le centre).

    • Haydée 8 décembre 2014 à 22 h 23 min #

      Merci pour toutes ces infos Thibaut. 500€ c’est plutôt bien.

      Nous parlons tous les deux l’espagnol et je peux comprendre plus ou moins lorsque je le lis, comme l’italien, bref, les langues latines de manière général en fait. :)
      Après il faudra travailler l’écoute !

  12. Patrick LemarLé 9 décembre 2014 à 11 h 48 min #

    Bravo Haydée pour votre article

    Vous avez raison quand vous dites que le plus grand obstacle au nomadisme est la peur de l’inconnu, comme si certaines personnes n’avaient pas confiance dans leurs ressources personnelles et leur capacité d’adaptation.

    Bien sûr il faut garder la tête sur les épaules, mais vos conseils pratiques et bien documentés permettent d’adopter une stratégie gagnante.

    Vos différents articles semblent constituer au fil du temps la trame d’un livre ou d’un guide dédié au nomadisme, y avez-vous pensé ?

    Le troc (échanges de services et produits) se développe et pourrait sans doute faire l’objet également d’un article en rapport avec le nomadisme. qu’en pensez-vous ?
    https://www.francebarter.coop/

    Merci et continuez de nous inspirer

    • Haydée 9 décembre 2014 à 16 h 33 min #

      Vous lisez dans mes pensées Patrick, mais oui complètement, je compte éditer un livre regroupant les meilleurs articles « nomade digital » d’ici une petite année, c’est donc un de mes projets.
      En espérant que cet article permette aux lecteurs de prendre cette confiance dont vous parlez.
      Je vous remercie pour votre intérêt, mais je ne fais pas d’article de ce genre.
      Bon courage également, l’idée du troc me plaît bien. Internet nous fait revenir vers ces échanges.

  13. Minh Anh 14 décembre 2014 à 4 h 35 min #

    Super article, et oui, parmi les examples de nomade, je suis impressione par la famille normade digitale , car si on se fait en normade seul ou en couple, c’est complique mais il me semble que le nomade en famille de meur maniere est quelque chose que j’avais jamais imagine

    • Haydée 15 décembre 2014 à 14 h 37 min #

      Elles sont plutôt rares ces familles pour le moment en France Minh Anh, tu peux donc être impressionné, ils n’ont pas d’exemple à suivre (enfin si, les familles anglaises ou américaines, bien plus en avance que nous) et pourtant ils sont bien sur la route.
      Merci pour le compliment.

  14. Emmy 25 février 2015 à 9 h 44 min #

    Salut Haydée,

    Je découvre ton blog aujourd’hui et je suis captivée ;-)

    J’ai toujours aimé et eu besoin de voyager… Je suis partie une année et j’ai adoré cette vie de découverte perpétuelle. Je suis rentrée il y a maintenant un peu plus de deux ans (déjà!!) et depuis n’ai réellement l’impression de revivre que lorsque je suis en vacances ou en week-end, à la découverte de nouveaux coins. Je rentre d’ailleurs tout juste de voyage et donc en plein phase de « manque »!

    Ma principale barrière pour tout lâcher est toute bête. J’ai déjà été confrontée directement ou indirectement à un souci important souci de santé ou un accident en voyage, et dans ces cas-là, je dois dire qu’on est super contents de pouvoir compter sur le filet de sécurité offert par une assurance, car les frais sont vite très élevés, même dans les pays à bas revenus (surtout dans ces pays en fait, où souvent, seules les cliniques privées disposent du matériel et des médicaments nécessaires, c’est d’ailleurs le cas en Albanie!). Comment gérez-vous cela?

    • Haydée 27 février 2015 à 16 h 18 min #

      Super Emmy, contente d’attirer ton attention sur le mode de vie nomade :)
      Je comprend ton manque après ces 2 ans sans long périple.

      La France est un pays sur lequel nous pouvons compter au moindre soucis. Et à force de voyager je me rend bien compte que les autres pays ne bénéficient pas de nos avantages.
      Je ne sais pas ce qu’il t’est arrivé, j’espère juste que ce ne soit pas trop grave.
      Pour répondre à ta question : nous avons une assurance française long cours (+ de 3 mois) chacun dans le cas où il nous arrivait quelque chose. Ainsi si nous devions être rapatrié rapidement, l’assurance prend en charge cet aspect. C’est un coût supplémentaire mais nécessaire.

  15. Liam 4 octobre 2015 à 17 h 38 min #

    Salut Haydée ! :)

    C’est toujours un plaisir de lire des articles comme celui-ci mais mon problème demeure sans cesse le même : je n’arrive pas à sauter le pas.
    Pourtant, j’ai tout fait depuis plusieurs mois afin d’arriver à cette décision importante. J’ai quitté mon appart, vendu à peu près tous mes modestes biens, arrêté tout ce qui me coûtait de l’argent inutilement et je suis retourné temporairement chez mes parents, comme au bon vieux temps. Après tout, c’était un moyen de renforcer mes économies en attendant le grand départ (les conserver tout du moins).
    Mais je n’ai plus 16 ans, j’en ai le double aujourd’hui donc d’un point de vue intimité, c’est difficilement gérable et le départ… se fait attendre. Je ne peux qu’être d’accord sur ce point : sortir de sa zone de confort reste difficile, en particulier quand on aime son confort et une certaine routine tout en souhaitant casser cette dernière et explorer de nouveaux horizons. Les paradoxes ont parfois la dent dure, surtout chez moi ha ha.

    Ce qui est curieux, c’est que j’ai déjà voyagé et loin ! Mais c’était il y a plusieurs années maintenant et le cadre était un peu différent. Un séjour linguistique la première fois, une profonde remise en question personnelle pour le second.
    Aujourd’hui, je souhaite développer quelque chose qui m’appartient, être dans la création, écrire et partager. Devenir un nomade digital rentre donc dans la logique des choses, surtout que j’adore écrire et que j’ai la motivation mais c’est toujours pareil avec moi, j’ai cette peur d’échouer et surtout, cette peur de partir en dépensant tout mon argent et revenir sans rien hormis de beaux souvenirs.
    Je ne souhaite pas des vacances, je souhaite travailler mais dans un tout autre cadre où la vie est quand même bien plus abordable qu’en France.

    Bref, j’ai sans doute besoin qu’on me donne quelques coups de pied au derrière ! ;)

    Ceci dit, quand je lis que vous êtes partis avec 15 000€ au départ, j’ai failli m’étouffer. Je sais, c’était pour deux mais en ce qui me concerne, je pars avec un peu moins de 3000€ donc bon. Tu penses que c’est trop peu ?
    Pour le transport, c’est pourtant si simple aujourd’hui : partir au bout du monde pour 300€, c’est possible (dans le meilleur des cas) ! Le problème reste l’hébergement car après 30 ans, on ne souhaite plus vraiment côtoyer les auberges de jeunesse ou les guesthouses. Je ne demande pas quelque chose de grand, un petit studio de 25 m² peut très bien me suffire mais je demande juste une autonomie afin de préserver une bulle de confort dans un océan de liberté.

    En réalité mon plan (bancal ou non, l’avenir le dira) est relativement simple : partir jusqu’aux fêtes de fin d’année et même passer le nouvel an là où je serai avec des gens que je connaîtrai peut-être à peine (j’aime beaucoup cette idée très excitante). Observer mon acclimatation, apprendre un peu la langue du pays, m’intéresser à ses us et coutumes, me faire des contacts et ensuite revenir en France pour faire une synthèse du voyage en me posant la question suivante : les objectifs posés au départ ont-il été atteints ? Parce que oui, je pense que sans objectif, on ne va pas bien loin.
    Si je suis satisfait de ceux-ci, envisager de repartir en restant plus longtemps cette fois-ci ou faire la même chose dans un autre pays.
    Kalagan (que tu sembles connaître) disait dans un podcast que le meilleur conseil qu’il peut donner à quelqu’un qui souhaite se lancer dans cette aventure, c’est de se lancer et de tester. Il a sans doute raison.

    Ces derniers temps, je passe beaucoup de temps à me projeter dans tel ou tel pays, à faire des plans sur la comète et à laisser bon nombre de commentaires sur des pages Facebook dédiées aux voyageurs. Mais qu’est-ce qui m’empêche d’acheter un billet d’avion et ainsi de ne plus pouvoir faire marche arrière ? Je me le demande. Au secours ! :D

    Bon allez, je pense avoir assez raconté ma vie et mes déboires existentiels, je pense qu’il est temps de s’arrêter là.
    En tout cas c’est toujours un plaisir de te/vous suivre, vous êtes un joli couple tous les deux et ça fait plaisir à voir. :)

    Liam

    • Haydée 6 octobre 2015 à 3 h 30 min #

      Salut Liam,

      Devenir nomade digital ne signifie pas voyager.
      Les termes ne reflètent pas bien la réalité. Nous avons monté notre entreprise, et nous sommes partis dans un autre pays.
      Nous ne sommes pas partis à la découverte de nous-mêmes.

      Nous avons monté un projet en premier lieu pendant 2 ans en France (le temps que Tony puisse être totalement indépendant), et nous sommes partis ailleurs pour le construire. Partir dans les pays de l’Est n’étant pas anodin. Il nous fallait vivre dans des pays à moindre coût pour tenir le coup sur le temps. En France, nous aurions dépensé plus du double, nous aurions du envisager 30 à 40 000€ à deux et non pas 15.

      La nuance est donc importante.

      15 000€ sur un an est une vraie misère, crois moi, et nous avons du nous serrer la ceinture pendant tous nos déplacements. Nous restions souvent enfermés à nous former chaque jour pour mettre de nouvelles choses en place relatif à nos business et projets.

      Je préfère être honnête avec toi, mais tu ne feras rien de tes 3000€, à part un long voyage d’agrément pour finalement revenir chez tes parents et repartir de 0, et éventuellement retrouver un travail dit « normal ».

      Construits-toi avant de vouloir voyager, la réponse n’est pas forcément ailleurs.
      Tu dois te poser les bonnes questions :
      Que veux-tu faire ? que sais-tu faire ? et surtout, es-tu prêt à te donner les moyens ?

  16. Liam 6 octobre 2015 à 12 h 49 min #

    Merci de ton honnêteté en tout cas !

    J’ai peut-être fait les choses à l’envers en arrêtant tout avant d’avoir concrètement monté un projet mais le problème, c’est que je me sens acculé maintenant. Plus de travail, donc plus de logement, une envie de partir mais des économies fragiles hmm.

    Je vais encore réfléchir à tout ça, en espérant trouver un équilibre dans cette balance qui penche de tout côté !

  17. Tugdual 4 décembre 2015 à 18 h 39 min #

    Hello Haydée, encore un bel article qui va surement convaincre. Tous les points listés sont vrais, même si je ne suis un « nomade digital » à proprement parlé, je change de maison et de pays tout les deux ans en moyenne et ce sont plus ou moins les mêmes angoisses qui se font ressentir, le manque de la famille, la peur de l’inconnu, que faire des affaires qu’on entasse à chaque fois etc.

    Il y a peut-être un autre point qui n’est pas abordé mais qui pourtant dans mon cas me pose parfois réellement problème : la peur de la solitude. Car on ne peut pas nier qu’il est très simple sur la route de se faire des connaissances et avoir de bons contacts avec des personnes que l’on apprécie, mais en déménageant régulièrement on n’a pas le temps de se créer un réseau solide avec des personnes à qui se confier, vers qui se tourner dans les mauvais moments, ou avec qui partager les bons. Oui on peut en parler avec sa famille et ses amis de France sur Skype, mais ce n’est pas pareil qu’en vrai.

    C’est un paramètre à prendre en compte. Heureusement, avec un peu de volonté, on arrive à aller vers les autres et à recréer son petit cercle d’amis, mais il faut au moins quelques mois pour arriver à ce sentiment de « confort » et ça peut-être une situation angoissante passée les deux ou trois premières semaines de découverte de la nouvelle ville d’accueil.

    • Haydée 5 décembre 2015 à 9 h 10 min #

      C’est vrai Tugdual,

      J’ai ressenti cette solitude plus d’une fois et il est important de le signaler au lecteur.
      Tu l’exprimes très bien et je n’ai pas grand chose à rajouter.

      Comme nous sommes deux, je vis les choses différemment, et j’aurai tendance dans ce cas de dire aux gens qu’il est préférable d’être à plusieurs (enfin, 2) pour se lancer dans une telle aventure si la solitude ne leur plaît pas.

      Mais aujourd’hui, des espaces de rencontre entre nomade poussent un peu partout dans le monde (lieu où tu travailles et dors également). Chose qui peut certainement résoudre le soucis de se retrouver seul.

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