Construisez une vie que vous n’avez pas besoin de fuir

Une excellente citation de Seth Godin dit :

Cictation Seth-Godin

Au lieu de vous préoccuper de vos prochaines vacances, pensez à vous construire une vie que vous n’aurez pas besoin de fuir.

Tellement vrai.

La première question que beaucoup de gens se poseront ici est :

Comment me construire une vie dont je ne veux pas m’échapper ?

En réalité vous êtes le seul à pouvoir répondre à cette question.

Et internet ne vous donnera pas de réponse toute faite.

Ni moi d’ailleurs.

C’est votre vie, vos envies et vous seul avez le pouvoir de faire quelque chose pour remédier à vos problèmes.

Prenons plutôt le résonnement à l’envers.

Pourquoi vivez-vous actuellement une existence que vous avez besoin de fuir ?

Pourquoi vous êtes-vous créé une vie dans laquelle vous n’êtes pas heureux ?

Parce que ce n’est pas de votre faute ?

Parce que vous n’avez pas eu le choix ?

Parlons « Choix »

Le « choix » est un mot cruel et les gens n’aiment pas faire des choix.

Morpheus pilule rouge ou pilule bleue ?

Accepter d’avoir le choix signifie accepter ses responsabilités.

Les gens n’aiment pas prendre de responsabilités car il les faut assumer.

Difficile de ne pas éprouver le besoin de fuir devant cette lourde charge.

Alors pourquoi ne pas simplement croire que nous n’avons pas le choix.

C’est un bon prétexte pour ne pas nous poser de questions, continuer à faire ce que nous « devons faire » et accepter ce qui nous est « imposé ».

Vaccins d'Afrique version OMS

Et tant pis si 90 % de notre vie est merdique. Il y a les vacances pour décompresser. Ou la télé et les jeux vidéos pour oublier… C’est tellement plus facile de vivre par procuration.

Fuyons notre vie pour éluder nos responsabilités.

A quoi bon se battre pour un idéal ou une liberté qui impliquent peine et difficulté.

Mais comment croyez-vous que certains font tant de choses géniales pour leur vie ?

  • Qu’ils inventent des trucs incroyables
  • Qu’ils nous éblouissent avec leur art
  • Qu’ils profitent d’une vie trépidante
  • Qu’ils parcourent la planète tout en travaillant
  • Qu’ils inspirent tant les autres
  • Ou qu’ils dominent le monde… (Oui, les méchants aussi se construisent des vies qu’ils ont choisi)

Vous croyez que c’est en se cachant ? En se plaignant de leur situation, des gens, du gouvernement ou de la crise économique ?

Vous croyez que c’est en se disant qu’ils n’ont pas le choix ?

Je ne crois pas non.

Ils ont compris qu’ils avaient toujours le choix

Avant-Via-Ferrata

Grosse expédition en perspective

  • De l’endroit où ils se trouvent
  • De leurs fréquentations
  • Des choses qu’ils apprennent
  • De ce qu’ils entreprennent

Ils ont le choix de chaque aspect de leur vie et ne prennent que des décisions les faisant avancer.

Vous pensez devoir rester à un poste de travail que vous trouvez chiant à mourir ?

Vous avez tort.

Vous pensez devoir garder votre vie de couple alors que vous n’aimez plus votre conjoint ?

Vous avez tort.

Vous êtes responsable de tout ce que vous avez fait, ce que vous faites et ce que vous ferez

Et il n’y a rien de grave là-dedans !

Cela signifie simplement que vous pouvez tout changer quand vous le souhaitez. Enfin, si vous le voulez vraiment.

Vous réaliserez ainsi que vous contrôlez entièrement votre vie.

Quel besoin de fuir dans ces conditions ? C’est vous qui conduisez.

Alors trouvez votre inspiration et commencez votre transition maintenant.

Tony Founs

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48 Réponses à Construisez une vie que vous n’avez pas besoin de fuir

  1. Simon - VoyagesVoyages 31 octobre 2014 à 13 h 55 min #

    Difficile de faire le grand saut de temps en temps car c’est s’exposer et se rendre plus « vulnérable » mais pourtant c’est tellement bon et surtout plus besoin de fuir, il suffit de vivre!

    • Tony 2 novembre 2014 à 17 h 48 min #

      Oui, la vulnérabilité fait peur Simon. Dans mon cas précis c’était le fait de me déraciner. De ne plus pouvoir profiter des facilités que me fournissait mon environnement et de devoir me battre pour obtenir ce que j’avais naturellement avant.

      Mais au final plus tu es vulnérable plus tu cherches à renforcer tes faiblesses, et plus tu deviens fort. Ça à l’air contradictoire comme ça, mais c’est plutôt logique en y réfléchissant bien.

  2. Rémy 31 octobre 2014 à 14 h 47 min #

    Le mot clé est le Choix!
    Tout commence par « le choix ». Nous avons le choix entre « ne pas avancer » ou au contraire « évoluer et progresser ». Si nous choisissons de progresser quoiqu’il arrive, de merveilleux choix s’ouvriront devant nous.
    Merci de couvrir ce sujet important.

    • Tony 2 novembre 2014 à 17 h 53 min #

      Le choix avant tout Rémy, tu as raison.
      Si nous voulons atteindre nos objectifs, nous devons parfois même ne pas nous laisser le choix pour oser sauter le pas.
      Car il est tellement plus facile de choisir la facilité.

      Choisir de ne pas se laisser le choix… Encore une belle contradiction. :)

  3. Bertrand 2 novembre 2014 à 16 h 55 min #

    Je crois qu’on a tendance à trop attendre et au final nous n’avons en effet plus le choix ou presque. Moi j’ai bien conscience que j’ai très facile à prendre des risques car je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfant, pas de crédit… Mais pour beaucoup de personnes c’est différents, ils visent le diplôme, la carrière, le mariage, la maison, les enfants et une fois qu’ils ont tout, ils lèvent la tête du guidon et se rendent compte que ce n’est pas exactement ce qu’ils attendaient de la vie et là en effet le changement est difficile. C’est un choix, viser la sécurité d’abord rend extrêmement difficile le passage à l’action ensuite, viser le passage à l’action tout de suite minimise les risques, par contre c’est des sacrifices et si tu te rates, c’est la suite qui risque d’être très compliquée. Le tout c’est d’agir en pleine conscience dans un cas comme dans l’autre pour ne pas avoir de surprise.
    C’est aussi le voyage qui m’a permis de prendre conscience que partir, c’est nécessairement une fuite. Qu’on le veuille ou non il y a une part de fuite (qui peut être nécessaire cependant, mais si c’est continuellement c’est qu’il y a un sérieux problème). A un moment du voyage je me disais, que j’allais rentrer, retravailler, repartir, et ainsi de suite, mais ça n’a pas de sens de mettre sa vie en stand-by ne serait-ce qu’une année dans l’unique but d’en « profiter » l’année suivante. Alors travailler un an pour deux semaines de vacances on est proche de la folie. J’ai donc pris la décision que j’allais tout mettre en oeuvre pour ne plus jamais vivre dans l’attente de quoi que ce soit et le gros du travail c’est bien sûr fait à l’intérieur. Ça ne veut pas dire que je n’ai plus d’envies, seulement qu’elles ne sont plus sur liste d’attente, soit j’y répond tout de suite soit je passe à autre chose, mais ce n’est plus un besoin et ça m’est complètement égale si ça ne se fait pas. En adoptant cet état d’esprit, il n’y a en effet plus aucun besoin de fuir par quel que moyen que ce soit. Tu es heureux où que tu sois quoi que tu fasses car tu agis et n’attend plus.
    J’ai apprécié l’illustration avec ce bon homme de l’unicef ;).

    • Tony 2 novembre 2014 à 18 h 54 min #

      Tu as bien résumé le dilemme Bertrand :
      Soit l’on vise la sécurité au risque de perdre l’indépendance de nos belles années, soit l’on vise l’aventure incertaine au risque de nous planter sans pouvoir récupérer un peu de sécurité un jour.
      Le risque est toujours présent, à nous de le mesurer et de l’accepter.

      Pour ma part, le voyage n’est pas nécessairement une fuite. Tout dépend de ta manière de l’envisager.

      Le fait d’être nomade digital nous permet d’être continuellement ailleurs tout en avançant sur nos projets et travaux. Là où je te rejoints c’est que nous ne sommes plus jamais en stand-by, nous ne sommes plus dans l’attente d’une belle chose à vivre pour fuir notre vie. Nous la vivons intensément à chaque secondes.

      Bon, je te l’accorde, il y a quand même une petite fuite. Celle d’un système que nous avons trop expérimenté : Celui de la France. Il est bourré d’avantages et nous ne le renions pas pour autant mais nous avons besoin de nous ouvrir à tellement d’autres cultures que nous n’aurons jamais assez d’une vie pour en faire le tour.

  4. Fanny 2 novembre 2014 à 20 h 18 min #

    Choisir puis assumer, telle est notre liberté.

    • Tony 3 novembre 2014 à 19 h 21 min #

      J’aurais juste envie de glisser un mot de plus dans ta phrase Fanny :
      Choisir, agir puis assumer.
      Une liberté qui peut nous amener loin.

  5. Patrick LP 3 novembre 2014 à 17 h 56 min #

    J’adore ton article. Je suis à la veille de grands choix. C’est vraiment excitant d’être celui qui crée sa vie. Bon, c’est pas évident avec deux ados qui se cherche,,,,,,,,,et le reste comme dit Bertrand. Pour moi, partir, c’est plutôt une marche en avant (bon, aussi une petite fuite comme le dit Tony) car je connais un peu la France. J’adore y retourner (une fois en 10 ans) en touriste. Mais bref, ce que j’aime dans l’article c’est la notion de choix et je rajouterai celle de l’action. J’ai écris, pour demain, …

    Bernard Moitessier termine son livre (La longue route)par un extrait de -À l’Est d’Eden- de Steinbeck.
    Un verset de la bible avait été traduit dans l’édition américaine par: Domine le péché (ordre) et dans l’édition anglaise par: Tu dominera le péché (promesse). Lee, le personnage chinois du roman, trouve le sens de ce verset si important qu’il va demander conseil à sa communauté, qui va, pendant 2 ans, apprendre et étudier l’hébreu pour en trouver le sens exacte puis le traduire par : Tu peux dominer le péché (choix).
    Le mot hébreu « timshel » -tu peux- laisse le choix.

    « C’est peu être le mot le plus important du monde. Il signifie que la route est ouverte. La responsabilité incombe à l’homme, car si -tu peux-, il est vrai aussi que -tu peux ne pas-, comprenez vous? »
    Belle journée à vous tous

    • Tony 3 novembre 2014 à 19 h 18 min #

      Je trouve cet illustration du choix passionnante Patrick. Même s’il ne s’agit pas ici d’employer le mot « timshel » au sens de « choisir de dominer la bête qui est en nous » comme il est question dans le mythe de Caïn et d’Abel.
      Quoique je qualifierais tout de même l’inaction de péché.

      Cela me donne envie de compléter ta citation de fin par sa suite :
      « Dans les églises des millions de fidèles obéissent à l’ordre « domine la bête », et jettent tout leur poids dans l’obéissance. Des millions d’autres croient à la prédestination « tu la domineras », rien de ce qu’ils peuvent faire n’arrêtera la marche du destin. Mais tu peux, voila qui grandit l’homme, qui le hausse à la taille des dieux car dans sa faiblesse, sa souillure, et le meurtre de son frère ,il a le grand choix, il peut choisir sa route, lutter pour la parcourir et vaincre. »
      John Steinbeck

      Une tirade qui met parfaitement en exergue les raisons de ce « tu ne peux pas » qui pourraient nous empêcher de choisir notre propre destin : L’obéissance et la croyance (plus dans le sens de la certitude que de la foi).

      Mais je suis ravi que certains, comme toi, choisissent et agissent en fonction de leur choix personnel malgré les difficultés qui en découlent. Et si en plus ils en éprouvent du bonheur et savent le montrer, peut-être feront-ils des émules. C’est l’un des objectifs de cet article.

  6. Flo 4 novembre 2014 à 9 h 10 min #

    Bonne réflexion sur la vie en général. L’article donne quelques pistes de réflexion mais ça reste au lecteur de se faire sa propre idée. J’ai bien aimé les différentes illustrations, je ne connaissais pas travelplugin mais je vais le mettre en favori !

    • Tony 4 novembre 2014 à 16 h 00 min #

      Effectivement Flo, nous sommes les seuls maîtres de notre destin. A chacun donc de trouver sa voie à travers cette réflexion.
      Merci pour le petit mot concernant les illustrations. :)

  7. olivier 4 novembre 2014 à 11 h 12 min #

    C’est vrai que franchir le pas est très difficile. On est tellement bien dans sa petite vie tranquille. Après, je pense que la morosité ambiante et la crise peut aider à passer cette étape.

    • Tony 4 novembre 2014 à 16 h 15 min #

      Malheureusement je ne crois pas que la crise (créée de toute pièce par nos oligarques) aidera grand monde à franchir le pas Olivier. Nos geôliers s’appliqueront toujours à nous laissez quelques miettes de liberté et de confort de manière à ne pas nous donner envie de bouger. Ainsi nous avons toujours trop à perdre pour vraiment oser changer de vie.

      Mais il est vrai que la morosité ambiante pèse tellement sur les épaules de certains qu’ils sauteront peut-être le pas, quitte à perdre ces quelques bouts de gras qu’on leur jette. Espérons-le car même si une vie dont nous rêvons est plus difficile à obtenir et à maintenir, elle est bien plus gratifiante sur le long terme.

  8. Christophe 4 novembre 2014 à 17 h 59 min #

    Faire le pas n’est pas aussi dur que ça… lorsqu’on ressent le but comme « génial », il donne des ailes.

    Mais si on ne sent pas pousser sa voilure, alors c’est que la tête n’est pas d’accord avec le cœur sur la nouvelle vie à faire naître.

    Un dernier truc (pour les vrais rebelles). Franchir le pas, ou changer de vie, ne veut pas dire qu’il faut aller jusqu’à changer d’empruntes digitales et renier tout son passé…

    • Tony 5 novembre 2014 à 0 h 31 min #

      C’est bien dit Christophe.
      Il faut être déterminé et sûr de soi ou bien tout restera du domaine du désir inassouvi.

      Et c’est encore mieux dit pour ton dernier truc spécial rebelles. J’ai bien ri. :D
      Espérons que ça aidera les récalcitrants qui veulent changer de vie mais qui n’osent pas encore se bouger les fesses. Car oui, ce n’est pas une épreuve insurmontable. Le plus dur c’est de se lancer.

      Quant à renier son passé, c’est souvent le passé qui nous renie quand on change de vie et non l’inverse.
      Combien d’amis, de connaissances et parfois même de membres de notre famille pouvons nous perdre de vue ainsi ? Simplement parce que nous ne collons plus à leur conception personnelle de la vie.
      Mais c’est un autre sujet…

  9. Christophe 5 novembre 2014 à 8 h 59 min #

    Salut Tony,

    Pas mal le retournement de point de vue sur le reniement!

    continue comme ça ton blog est super!

  10. Domi 5 novembre 2014 à 12 h 36 min #

    J’ai 52 ans et 2 enfants qui comptent sur moi pour terminer leurs études.La plus petite a 11 ans et elle a une passion dont elle fera peut-être son métier ; pouvoir lui permettre de s’épanouir dans sa passion implique nécessairement que je reste ou je suis actuellement.
    Alors je ne peux pas partager l’affirmation que « vous pouvez tout changer quand vous le souhaitez. Enfin, si vous le voulez vraiment.Vous réaliserez ainsi que vous contrôlez entièrement votre vie. »
    Comment pourrais-je construire mon bonheur en faisant le malheur des miens ?

    Cependant j’ai 2 moyens de m’aider (Pour ne pas rester sur cette note négative).
    Le premier c’es de préparer mon voyage ; celui que je ferai-peut-être- dans 10 ans. préparer c’est déjà un peu voyager non ?!
    Le deuxième moyen est de voyager … dans ma tête. En pensant autrement, en regardant différemment ce qui m’entoure. Pour ça le bouddhisme m’apporte des horizons insoupçonnés.

    • Tony 5 novembre 2014 à 13 h 54 min #

      Il y a beaucoup de données inconnues pour moi dans ton cas Domi. Quelle est la passion de ta fille ? Quel est ton souhait de vie profond ? Voyager sporadiquement ou t’expatrier une bonne fois pour toutes ?

      Après, de fait, si tu souhaites définitivement quitter ton lieux de vie actuel mais que le seul endroit possible sur cette planète qui permette à ta fille de pratiquer sa passion soit là où tu habites, il y a problème.
      Mais j’ai du mal à croire que tu ne puisses pas trouver un juste milieu entre ton bonheur et celui de tes enfants. D’autant plus que si tu ne parviens pas à construire ton bonheur (et donc que tu es malheureux au quotidien) cela n’aidera pas tes enfants à être heureux à leur tour, car ce sont des choses qu’ils sentent.

      Si toutefois tout cela t’est vraiment impossible dans l’immédiat, tu peux effectivement commencer à préparer tes changements, ce qui est déjà un contrôle important sur ta vie et un changement en soi.
      Et oui, préparer son voyage c’est déjà voyager, tu as raison là dessus. Quant au bouddhisme, c’est une bonne philosophie à mon goût.

  11. orev 7 novembre 2014 à 18 h 13 min #

    Je n’arrête pas de le dire, que nous avons toujours le choix. Il n’y a que le premier pas qui coûte, mais ensuite, on se sent tellement plus léger, une fois la décision prise. Les voyages, c’était chouette, mais d’année en année le retour devenait toujours plus déprimant. Jusqu’à ce qu’on (on est une famille) décide un changement de vie, une vie beaucoup plus simple, sans sécurité (au diable les assurances!), plus de revenus, dans un pays lointain que nous connaissions à peine, mais, parmi des personnes qui ont fait le même choix de vie que nous (parfois ça aide à se comprendre….). Je vis dans un environnement multiculturel, et j’ai l’impression de voyager tous les jours, à chaque pas que je fais.
    @ Domi : pendant longtemps, étant parent, j’ai ressenti souvent la culpabilité pour les choix que forcèment on impose aux enfants. En faisant le choix qui a changé notre vie, j’ai réalisé quelle extraordinaire chance cela serait pour eux de vivre dans un tel environnement. Depuis seize mois, tout a été boosté pour eux, ils parlent couramment anglais (partis de zéro) et apprennent d’autres langues, bénéficient d’un enseignement basé sur le développement personnel… Je ne regrette rien les concernant.
    Ah sinon, je travaille mais je ne reçoit aucun salaire, aucun argent en échange. Je suis volontaire, et ça change tout dans le rapport au travail, ne pas en attendre d’argent, ne pas être liée, si je veux changer de job aucun problème d’en prendre un autre, puisque la relation n’est plus basée sur l’argent… Ok c’est un autre sujet, mais faisant parti du package quand nous avons pris notre décision. Mon côté rebelle aime :)

    • Tony 9 novembre 2014 à 18 h 25 min #

      Des retours comme le tien font un bien fou Orev. D’autant plus quand nous n’avons personne pour corroborer ce que nous pensons au quotidien de notre côté. Ce n’est pas dans notre petite campagne bulgare que les gens vont comprendre notre état d’esprit et nous appuyer…
      C’est même plutôt l’inverse. Le pays le plus pauvre de l’union européenne est loin de comprendre nos démarches progressistes rejetant une partie des systèmes occidentaux que nous avons laissé derrière nous. On nous prend pour des extraterrestre ici.
      Bref, je trouve le choix de votre petite famille génial et je vous encourage à l’entretenir aussi longtemps que possible. Vous êtes dans quel pays exactement ?

      Quant à ce rapport à l’argent, il est important et recentre nos valeurs à des niveaux bien plus intéressants que ceux prônés par notre « ancienne » société de consommation.

      Merci également pour ton témoignage qui devrait éclairer Domi dans ses choix. N’ayant pas encore d’enfant, je n’aurais pu l’exprimer de meilleure manière que toi et ce sont pourtant les mêmes arguments qui me viennent à l’esprit à lisant sa plainte.

  12. colliquet 8 novembre 2014 à 10 h 51 min #

    je fais partie de ces récalcitrants de ces vrais rebelles qui font du surplace chez eux; parfois je vais à la gare, je tournoie parce que je ne sais pas quelle direction prendre et puis je rentre chez moi et là j’ai envie de partir à la gare mais il est trop tard et puis je regarde la télé, mon passé terne et gris,en gros la page d’avant de ma vie, et puis j’essaie de dormir mais je fais des cauchemards souvent, parce que je ne suis pas parti, et que je reste le lendemain entre incertitude doute hésitation malaise dans une vie qui ne me convient plus avec des gens du passé que je fréquente toujours et des obligations sociales de minimas sociaux qui ne m’apporte rien de concret en terme d’espoir social ou professionnel, c’est ti pas un paradis tout ça !

    • Tony 9 novembre 2014 à 18 h 35 min #

      C’est déjà courageux de ta part de pouvoir constater toutes ces choses Colliquet. Combien de personnes ne sont plus capables de voir toutes leurs faiblesses en face ?

      Je ne connais pas ta situation exacte pour pouvoir juger de ce que tu pourrais faire ou non mais il me semble qu’il ne te manque pas grand chose pour sauter le pas.

      Le plus difficile dans nos sociétés actuelles est de savoir ce qui nous fait réellement vibrer tant on nous a écarté du vrai sens de la vie. Notre système basé sur le plaisir immédiat a supprimé toutes nos aspirations profondes et c’est en commençant par s’appliquer à les retrouver que nous pouvons imaginer une vie qui nous correspondra.

      Un conseil cependant : Bannis définitivement la télé, véritable tueur de rêves.

      Courage !

  13. elisa 12 novembre 2014 à 14 h 25 min #

    Ce texte est vrai pour la plupart des gens.. mais il y a malheureusement des pays où ils n’ont réellement pas le choix..! Facile à dire en France Oui. Pas partout.

    • Tony 18 novembre 2014 à 19 h 20 min #

      Je ne suis pas tout à fait de ton avis Elisa. Tout dépend quelle vie tu veux fuir.

      Il est aussi difficile de quitter une vie de banlieusard français au RSA sans avenir que de quitter sa vie de pauvre paysan Philippin.
      Certes le philippin n’aura sûrement pas les mêmes prétentions de niveau de vie que le français (et c’est certainement ce que tu veux dire) mais tous deux peuvent faire des choix qui leur permettront de ne pas avoir envie de fuir leur vie.

      Nous avons toujours des choix possibles en fonction de nos aspirations. Le vrai problème que tu désires soulever ici est que le panel de choix de certains est plus restreint que d’autres. Et ce n’est pas le sujet précis de l’article.

      Et puis qu’importe dans l’absolu. Le philippin n’a pas connu le confort de vie du français et se contentera sûrement de bien moins pour aimer la vie qu’il pourrait se choisir afin d’être heureux. Tout est relatif.

      Quoi qu’il en soit, que nous soyons très pauvre ou très riche, nous avons toujours plusieurs options de vie devant nous et il y en aura bien souvent une pour nous satisfaire. A nous de faire le bon choix.

  14. Thibaut 4 décembre 2014 à 10 h 00 min #

    Excellent article, sur le thème du choix et de la responsabilité.
    Le principal souci, c’est que les gens ont tendance à nier toute responsabilité de ce qui leur arrive, de leurs actions.
    « Je n’ai jamais eu de chance dans la vie », « je me suis fait virer du boulot mais ce n’est pas de ma faute »…
    Avec de tels raisonnements, ça ne mène à rien de bon.
    Ce qu’il faut, c’est se dire que l’on est responsable de tout ce qui nous arrive, mais surtout : de l’interprétation des évènements qui nous arrive, et aussi de notre réaction par rapport à ce qui nous arrive.

    • Tony 6 décembre 2014 à 13 h 03 min #

      Et bien quand la majorité aura compris cela Thibaut, nous vivrons peut-être dans un monde meilleur. Car cela voudra dire que nous seront capable de nous émanciper de nos victimisations perpétuelles, tant au niveau individuel que sociétaire.
      Ce n’est pas gagné…

  15. [email protected] 16 décembre 2014 à 16 h 41 min #

    Salut Tony,

    Chouette article, avec quoi je suis plutôt d’accord.

    Il y a quelques semaines, j’ai pris conscience pleinement d’un vrai réflexe culturel. Je racontais une possibilité de projet pour l’avenir à ma soeur ; elle ne me répondait qu’en énonçant les obstacles. Elle aurait pu dire : « Chouette idée ! Ce sera pas facile, ou du moins faut bien penser ce projet, mais voyons comment le réaliser ». Mais elle a surtout énoncer une liste de points négatifs et d’obstacles.

    Je déteste l’anthropologie et les valeurs étasuniennes, mais s’il y a un point positif, un seul, hérité du libéralisme constitutif de l’ADN de leur nation, c’est l’idée qu’un individu est responsable de son existence. Etant Français, je ne vois pas là un absolu : nous sommes à la fois déterminés par une histoire, par un environnement social et économique, par l’éducation et par la famille… mais nous sommes aussi une volonté d’en prendre acte et de les dépasser. La posture victimisante consistant à montrer ses chaînes pour prétendre qu’ils nous définissent et nous empêchent de nous libérer, est commune. A l’inverse, le libéral qui tient du fils-à-papa ingrat en niant ce qui le forge (il est très commun d’entendre parler de liberté, par exemple, d’un fils d’entrepreneur gagnant 50 000€/mois, qui n’a pas la décence de reconnaître ce déterminisme qui le fait plus « libre » que d’autres, qui fait qu’il a une éducation encourageant l’initiative, ainsi que les moyens financiers, ainsi que la surface sociale, l’éducation et l’ethos qui le favorisent etc.).

    Mais il est certain que ceux qui se plaignent et geignent comme si leur vie était une fatalité et qui, au lieu de s’interroger sur le comment parvenir à changer sa vie (du reste, ils sont souvent à ce point dépossédés d’eux-mêmes et d’un imaginaire authentiquement individuel et singulier, qu’il leur est souvent d’abord impossible de savoir exactement CE QU’ILS VEULENT, ce qui les rend au « mieux » semi-dépressifs, au pire jaloux, convoiteux, mesquins voire méchants, en tout cas toujours d’une compagnie parfaitement ennuyeuse car en pure stagnation intellectuelle) préfèrent toujours lister ce qu’ils tiennent pour des obstacles : mais je ne peux pas, j’ai des enfants ; mais je peux pas, j’ai des crédits à rembourser ; mais voyager, c’est risquer ; mais entreprendre, c’est s’exposer à l’échec ; etc.

    Il y a souvent un gros travail sur soi préalable à faire ; mais je pense aussi que c’est en marchant que se fait le chemin (el camino se hacer al andar). Nous venons, paradoxalement, d’un des pays les plus sécurisés au monde : quand bien même les attaques de l’oligarchie et de leurs compagnons parlementaires et gouvernementaux sont en train de corroder chaque année davantage les conquêtes des luttes syndicales et sociales, nous demeurons des pays où l’Etat apporte des aides : qui parvient à obtenir de Pôle Emploi des indemnités après avoir été salarié peut s’autoriser le luxe de développer son activité (le meilleur restant de le faire en ayant déjà préparé le terrain en étant salarié, ce qui est une façon de minimiser le risque, de bien penser le saut dans le vide), qui peut obtenir une formation payée par tel Conseil général ou autres subventions publiques, n’a pas à craindre grand chose : le filet de sécurité existe.

    Allez, je m’en tiens là car j’ai déjà fait long.

    Bisous à vous

    • Tony 18 décembre 2014 à 22 h 12 min #

      Yes Mike.
      Outre le fait de cautionner ton analyse des barrières culturelles qui empêchent nos proches d’envisager le changement parce que c’est « trop difficile ou dangereux », je retiens une chose importante de ton commentaire.

      Il y a pas mal de français mécontents de leur vie et titulaires des sécurités dont tu parles qui se plaignent sans oser se reconstruire. Il peuvent bénéficier d’aides et autres avantages propres à notre pays mais n’osent pas l’aventure du changement. Ils préfèrent ouvrir leur tiroir d’excuses et pester contre ceux qui leur bougent les fesses. Comme Haydée qui n’a aucun filet de sécurité si elle se plante mais qui ose malgré tout prendre ces risques.

      Je ne leur en veux pas et je les comprends même puisque j’étais comme ça. J’ai eu du mal à partir de la fonction publique alors qu’elle me permet quelques années de « mise à disposition pour convenance personnelle ». Je peux encore réintégrer un poste de fonctionnaire si je me plante lamentablement dans mon entrepreneuriat et que je me retrouve sans ressources.
      Bon… un poste dans un placard n’est pas très reluisant niveau avancement social mais il me fera vivre malgré tout. Mais au moins j’aurais essayé.

      Ce que je peux leur conseiller c’est de penser à tous ces avantages qui les aideront à sauter le pas. Cela les aidera à décharger leur esprit des contraintes inhérentes à ce changement de vie et à penser à ce qu’ils veulent vraiment faire sans se parasiter. Une sorte de garde-fou psychologique.

      Beso amigo Colombo ;)

    • [email protected] 19 décembre 2014 à 14 h 59 min #

      Salut Tony.

      Je fais court, histoire de pas te surajouter du taf : j’ai récemment trouvé une annonce, à quoi j’ai postulé sans grande conviction (ça m’a donné l’occase de me refaire un CV cela dit), pour un poste payé… 3250€ brut et pour lequel je remplissais toutes les conditions, à Paris.

      Je suis pas sûr que ce type de poste coure les rues, mais cela s’est avéré intéressant parce que j’ai pu réaliser que la somme d’expériences, de savoirs et de savoir-faire que j’ai acquis depuis que j’ai pu de patron (2008), et depuis que je suis devenu « web-entrepreneur » (2012-13), est due exclusivement au fait de n’avoir pas de patron, pas d’horaires, un mieux-être, etc. Employé, à Paris, j’étais si déprimé d’un mode de vie consistant en une succession de boulots chiants pour croûter, transports en commun, qq amis ennuyeux, que j’en étais presque alcoolique.

      Lire, parler et interviouver en anglais et surtout en espagnol, développer un point de vue radical sur notre pays par le regard renouvelé qu’implique l’expatriation, compétences de community manager, d’écriture HTML, de référencement, d’écriture (ce sur quoi j’ai encore à m’améliorer pas mal), l’obtention aussi d’une Licence d’histoire de l’art à distance, et divers projets et paris : tout cela aurait impossible en demeurant salarié. Càd que le fait de se lancer, qui nécessite peut-être un filet de sécurité (des économies ou des indemnités chômage par ex) n’est pas une chute dans le néant, mais clairement un enrichissement susceptible, pour qui veut retourner au turbin tôt ou tard, d’être très payant.

      Si demain je voulais m’installer en France, je pourrais sans doute, au terme d’une bonne recherche de 2 ou 3 mois, trouver un poste à 2500€ net qui me permette d’assumer les dépenses de 2 (3) personnes. Après tout j’ai vécu à Paris avec 1150€, dont la moitié partait dans le loyer et 1/3 dans la bière hahaha !

      Bisous (désolé, j’ai pas fait court)

  16. Voyage Nord du Perou 28 août 2015 à 16 h 09 min #

    C’est un article très vrai ! Je pense qu’aujourd’hui on aime bien être dans sa « Comfort Zone », où on sait ce qu’on a. C’est bien plus rassurant que de se jeter à l’eau, commencer une nouvelle vie. Ce n’est pas fait pour tout le monde.

    Mais qu’est-ce que c’est bien de pouvoir mener sa vie comme on le veut ! On se sent libre, et ce n’est pas une question d’argent comme pensent beaucoup de gens. Il faut aimer l’aventure, un peu de risque, être déterminé et avoir des projets (comme vous le dites très bien dans un autre article).

    • Tony 31 août 2015 à 23 h 34 min #

      Nous sommes d’accord Martina. La liberté ne se juge pas à l’argent que nous gagnons mais bien aux expériences qui nous vivons. Pour cela il faut oser se mettre légèrement en danger en élargissant les limites de sa zone de confort régulièrement.
      Ce n’est peut-être pas fait pour tout le monde mais je remarque que tout ceux qui vivent ce genre d’expérience en ressortent satisfaits quelles que soient la difficultés qu’ils ont rencontré.
      Je crois vraiment que l’humain n’est pas fait pour vivre une vie pépère à la mode « consommateur de masse occidental » coincé dans sa zone de confort. Mais c’est ce que l’on nous enseigne depuis au moins 70 ans.
      A nous de nous réapproprier l’aventure de notre vie.

  17. Ly 9 février 2017 à 11 h 22 min #

    Le thème est intéressant en revanche,
    La deuxième image est raciste.
    Elle participe au renforcement des idées reçues et par conséquent du racisme ordinaire.
    Bien à vous.
    Ly

    • Haydée Bouscasse 9 février 2017 à 13 h 56 min #

      Pas de racismes ni d’idées reçues Ly. C’est une simple réalité de notre monde.

      Même si cela n’a rien à voir avec l’article :
      Qui ne sait pas aujourd’hui que les blancs ouvrent des centres médicaux en Afrique pour tester leurs vaccins ? (et rendre les africains encore plus malades au passage).

    • Damien 9 février 2017 à 14 h 06 min #

      Haydée relisez vous svp : « les blancs ouvrent des centres médicaux en Afrique ». Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Si encore vous aviez dit « les multinationales » ou « le grand capital » … mais vous avez dit « LES BLANCS » ; c’est horrible comme phrase. Et terriblement raciste. Quel amalgam ! Quelle déception de lire une telle phrase. Arrêtez avec « Les blancs, les jaunes, les noirs » en mettant tous les gens de la même couleur dans un sac rempli de haine et de préjugés.

    • Haydée Bouscasse 9 février 2017 à 19 h 04 min #

      Tu as raison Damien. C’est un amalgame stupide.

      En effet ce sont les multinationales.

      Pardon pour cette erreur. Merci de m’avoir repris.

  18. Aska 12 novembre 2017 à 9 h 13 min #

    Ne jamais oublier qu’il y a toujours un chemin pour aller ou tu veux!

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