Dossier Agression : Tout savoir sur le vol et l’agression en voyage

Les clubs méd vous gonflent ? Vous en avez marre des visites organisées dans les quartiers touristiques et les centres villes sponsorisés par MacDo ?

Vous rêvez de découvrir le pays typique et de vous perdre dans les petites ruelles peu fréquentées. Mais sortir des sentiers battus vous fait peur ?

Agresseur au couteau

La vie du voyageur n’est pas toujours sûre. Il transporte sa maison sans porte blindée ni serrure à double tour. Dans sa soif de découverte il prend souvent des risques et d’autant plus s’il est seul. Mais ce n’est pas la probabilité d’une agression qui l’empêchera de vivre ce qu’il doit.

Et vous.

La peur d’affronter ces obstacles vous prive d’aventures inédites ?

Vous vous sentez lâche en voyage ?

Vous n’avez aucune histoire palpitante à raconter à votre retour. Du coup vous dépensez en visites ennuyeuses et en activités proposées par les tours operators alors que vous rêvez de vivre la découverte et l’aventure !

Je vous vois d’ici vous imaginer en train de vous faire agresser dans une ruelle coupe gorge de Colombie. Pas de panique ! Ce dossier est fait pour vous.
Même s’il ne fera pas de clé de bras à votre agresseur !

Dans un premier temps il vous permettra d’éviter les vols ou les agressions évitables. Respecter quelques principes simples permet de réduire ces risques au maximum.
Et si le pire devait arriver ? Apprenez à réagir en cas de vol ou d’agression. Et quoi de mieux que d’opposer ces conseils à mon cas concret histoire d’illustrer le gouffre entre la théorie et la pratique.

Je vous raconterai comment 3 péruviens m’ont agressé à la machette.

Vous verrez également comment j’ai réagi.
Cette expérience m’a amené à comprendre pourquoi certains pays peuvent être dangereux ; une démarche qui m’aura permis de ne pas diaboliser les péruviens et de rebondir après cette expérience malheureuse.

Repartir rapidement du bon pied après une agression est important pour profiter de la fin de votre voyage.

Partons du principe que le vol et l’agression sont étroitement liés en voyage et presque indissociables.

Comment éviter le vol ou l’agression en voyage

Prendre des précautions ne sous-entend pas systématiquement danger.

Mes conseils sont dispensés dans le but de vous sensibiliser et non d’accroître votre sentiment d’insécurité, comme le font certains médias qui stigmatisent la violence à outrance.

Ma mauvaise rencontre avec 3 agresseurs péruviens n’est pas un cas courant et ne doit pas étouffer dans l’œuf votre envie de voyager. Mais chaque chose en son temps. Avant d’entamer cet article lisez déjà l’indispensable pour votre propre sécurité.

Aide Max à rejoindre sa cabane sans encombre...

Aide Max à rejoindre sa cabane sans encombre…

Avant votre séjour

Renseignez-vous sur la situation politique et sécuritaire du pays, de la ville ou des quartiers que vous allez visiter. Vous pouvez le faire par l’intermédiaire des ambassades ou d’internet. Trouvez des infos sur les usages du coin, les gestes ou les paroles à éviter.

Le site diplomatie.gouv.fr vous donne toutes les infos nécessaires sur chaque pays en temps réel.

Agressé échappant à un couteau

‘tain ! ça pèse un PC !

Adaptez vos bagages à votre style de voyage :
Sédentaire : Munissez-vous d’une valise rigide avec serrures à code ou à clé.
Itinérant : le sac à dos est de mise. Sa légèreté vous permettra de courir plus vite au cas où…
Y ajouter un cadenas est à double tranchant. C’est dissuasif mais ça n’arrête pas les voleurs motivés ; ça renforce même l’impression de valeur.

Bombe lacrymogène

Lacrymo

Emportez un outil de défense avec vous : un parapluie ou une bombe lacrymogène de protection peuvent être de bons moyens de défense.
Un français perdu dans la jungle péruvienne nous a même décrit trois manières de plier un journal pour en faire une arme de défense très efficace. Dans sa jeunesse il a fait le tour de l’Amérique Latine avec sa vieille moto et je peux vous assurer que ses anecdotes ne laissent aucun doute sur l’efficacité de ses techniques. Il tient maintenant un bar à Iquitos, au Nord du Pérou où vous pouvez boire un café made in France !
  – Si vous partez avec votre véhicule, équipez-le d’un système d’alarme et faites un marquage antivol du numéro d’immatriculation et du numéro de série, véritable code génétique de votre moyen de transport.
Journal1

Pendant votre séjour

Précautions de base qui découlent du bon sens :

Prenez les plus de renseignements utiles auprès des offices de tourisme, du personnel des hôtels ou des locaux que vous rencontrez. Ils vous donneront toujours de bons tuyaux sur les comportements à adopter, les zones à éviter impérativement (vols, agressions, pickpockets, enlèvements, etc.) ou les habitudes locales.

Evitez d’être clairement catalogué touriste en exposant vos richesses ou de par votre attitude.

Sac-Securite1 Placez vos objets de valeurs au fond de votre gros sac-à-dos, de façon à les rendre plus inaccessibles et veillez sur vos bagages.

– Lors de vos tribulations, privilégiez les devises locales en petites coupures ou en traveller’s chèques. Emportez un minimum de liquide sur vous et mettez-le avec vos papiers dans une poche à rabat ou à fermeture éclair.

Voir mieux : dans votre slip! Vous croyez que je rigole ? J’ai pris l’habitude de cacher mon passeport entre la ceinture de mon boxer et mon bas du ventre lors de mes incursions en terrain hostile.

L’article Comment cacher son argent en voyage vous donnera de nombreuses techniques pour cacher votre argent.

 Manipulez discrètement vos objets de valeurs : téléphone, pc portable, tablette, appareil photo. Ne tentez pas la photo volée que vous regretterez. Vous allez voir que l’attitude joue pour beaucoup.
– Garez votre véhicule dans des endroits clairs et passants. Plus vous êtes visible, moins vous courez de risques. Et n’incitez pas les voleurs, ne laissez rien dans votre engin, pas même dans le vide poche verrouillé d’une voiture.

Tank à louer

Tank de voyage afgan à louer

Pensez à toujours avoir vos clés en main avant d’entrer ou de sortir d’un bâtiment : ceci vous évitera de perdre du temps par maladresse en essayant de mettre la main sur vos clés de voiture, d’hôtel ou d’appartement.

Eludez les endroits sombres et soyez accompagné au maximum. Si vous vous déplacez seul tentez de marcher aussi près que possible d’autres groupes de personnes. Et évitez de vous balader dans les rues reculées des villes touristiques après la tombée de la nuit.

Cuzco de nuit

Cuzco de nuit

Les attitudes à avoir quand les précautions ne suffisent pas

Restez en alerte ! C’est une des meilleures armes contre les attaques. Evitez les distractions afin d’être averti de tout ce qui vous entoure. Donc attention aux téléphones portables et lecteurs MP3 qui peuvent détourner votre attention du danger.

Ne vous mettez pas en position de victime. Marchez droit. Être recourbé et paraître nerveux fait de vous une cible facile. Gardez la tête haute et marchez d’un pas ferme.
Avoir une attitude fière et sans peur dans toutes situations vous fera paraître en confiance. Un agresseur sera moins tenté d’attaquer un “confiant” qu’un “faiblard”. Pardonnez-moi mesdemoiselles mais étant d’entrée considérées comme faibles vous êtes les cibles parfaites !

Ne répondez pas aux agressions verbales et aux provocations. Restez humble ! Essayer de mettre de la distance entre un agresseur potentiel et vous-même.

Petites astuce et mises en garde en plus

– N’hésitez pas à fouiller sur le net pour trouver les conseils des blogueurs-voyageurs. Ils vous apporterons des retours d’expérience précieux et spécifiques à vos recherches.

– Lors de vos déplacements intérieurs le bus reste souvent le moyen le plus abordable, voir le seul moyen de voyager.

Compagnie de bus Cruz del Sur

La plus classique parmi les nombreuses compagnies de car du Pérou. Chère mais sécurisée. A vous de trouver l’entre deux !

– Evitez les compagnies de transport bidon au rabais, la différence de prix est minime pour la sécurité qu’elle vous apportera.
Choisissez toujours un trajet avec un terminal terrestre au départ et à l’arrivée, l’endroit est toujours sécurisé même en débarquant à 4h du mat.

Evitez de sortir du bus pour un arrêt au milieu de nulle part.

Soulager vos envies pressantes avant de monter dedans. Nous avons rencontré un couple qui s’est fait avoir comme ça. La femme s’est retrouvée abandonnée par le bus, parti sans elle. Son homme, à l’intérieur, n’a pas réussi à faire arrêter le chauffeur. Elle a dû se débrouiller seule pour retrouver la civilisation et s’en est sortie avec beaucoup de chance !

Frontière Colombie - Equateur

Frontière Colombie – Equateur

– Sachez également que les villes frontières sont plus dangereuses qu’ailleurs. Elles attirent un nombre impressionnant d’arnaqueurs, de voleurs et de charognards en tout genre. Ne les traversez jamais entre 18h et 8h du matin.

Malheureusement le risque zéro n’existe pas. Vous pouvez même vous faire avoir à force de précautions !

Par exemple en suivant les conseils des gens du coin qui vous disent “attention c’est dangereux !” pour mieux vous vendre leur tour de taxi. Bel appel commercial. Donc suivez votre instinct, mais suivez le bien…
A force d’entendre crier le péruvien “au loup” je n’y ai plus cru et ma témérité m’a perdu.

 

Bref, ces méthodes sont indispensables afin de mettre toutes les chances de votre côté pour vivre le pays avec toute la sérénité qu’il faut.
Mais elles ne permettent pas toujours d’éviter l’agression.

Réagir face à un vol et une agression

Soit la malchance est amoureuse de vous, soit vous cherchez les ennuis, mais après avoir respecté tous les principes de base pour les éviter,vous voilà dans une situation fâcheuse.

La confrontation est inéluctable. Que faire ?

Vous êtes un mec sans histoire qui n’a jamais fait d’arts martiaux.
Vous êtes une femme sans défense.

1. Tentez le dialogue. Demandez à votre attaquant ce qu’il veut. Négociez en essayant de rester courtois.

Agressé sévèrement

La courtoisie paye… toujours ?

2. Mentez pour apitoyer votre agresseur. Faites lui le coup du malaise ou de la grand-mère cancereuse. Mais mieux vaut être inventif et bon acteur !

3. Fuyez, cela reste le meilleur recours. Devenir le roi du sprint découragera bon nombre d’agresseurs et vous aidera à rester svelte. :)

Bip Bip

Tirer la langue est en option pour vous bien sûr.

4. Devant une fuite difficile, voir impossible : Criez et faites du bruit ! Les agresseurs ont horreur du bruit. La montée d’adrénaline peut empêcher d’être lucide et fait trembler mais crier au secours reste un réflexe naturel.

En cas de vol avec violence ne résistez pas trop. Demandez-vous si un passeport ou une carte bleue valent trois semaines d’hôpital.

La meilleure chose à faire est de bien regarder ses agresseurs pour la déposition de plainte. En espérant que la police du pays que vous visitez n’est pas corrompue…

C’est le genre d’expérience qui peut vous faire détester le voyage à vie.

Vous vous sentez capable de vous défendre

Envisagez une riposte ! C’est le moment de vous servir de votre bombe lacrymogène.

Préférez le gel au gaz pour votre gazeuse, ce n’est pas toujours évident de se mettre dos au vent en pleine agression.
Sinon il reste votre pseudo matraque parapluie ou journal pour tenir en respect votre attaquant.

Vous avez beau ne pas être un lâche en voyage, gardez à l’esprit que si l’agresseur décide de se confronter à sa victime, c’est qu’il se sent plus fort qu’elle. Il peut cacher une arme ou des amis à proximité. Comme dans la jungle, les prédateurs s’attaquent aux plus vulnérables.
Attention ! Ne songez même pas à vous servir d’un couteau ou d’une arme à feu pour vous défendre à moins d’en assumer pleinement les conséquences. Sortir ce genre d’armes c’est les utiliser car la réaction de votre agresseur sera aussi sérieuse !

Voyageur contre agresseur

Quelle idée de faire du tourisme extrême aussi !

Œil pour œil, dent pour dent : Ne soyez pas non plus trop généreux dans la riposte. En droit pénal, la règle d’or de la légitime défense est la proportionnalité de la réponse. Répondre à une claque par un lynchage mènera à quelques soucis judiciaires ou pire suivant le pays.

Et nul n’est à l’abri de l’accident : il suffit que l’agresseur se fracture le crâne en tombant.

Je ne vous dirais pas quelle prise de judo effectuer pour calmer les ardeurs d’un assaillant. Tout le monde y va de sa spécialité. Tout ce que je peux vous dire c’est que si votre technique de riposte n’a pas fonctionné et que vous n’êtes pas mort, reportez vous aux numéros 1 à 4 du début de l’article.

En matière d’agression, notre expérience au Pérou nous a prouvé qu’il n’y avait aucune règle :

Je n’ai pas eu le temps de dialoguer et j’ai riposté alors que je suis un mec sans histoire. A l’inverse Haydée à eu les gestes payants et s’en est bien sortie.
Mais c’est tout une histoire !

Comment 3 Péruviens m’ont agressé à la machette !

La situation

Nous sommes à plus d’un mois de voyage chez les lamas et nous avons des images magnifiques du Pérou plein la tête. Aux 4 coins du pays on nous a mis en garde contre les agressions ! Nous sommes passés par des endroits improbables et…

…RIEN.

3 méchants agresseurs

3 méchants crèvent-la-dalle en repérage… Nous sommes les proies.

Partant de Lima pour atteindre l’Equateur, nous dormons dans un car de la compagnie “El Sol” sensé nous déposer à Aguas Verdes, ville frontière entre les deux pays. Le car est au dernier degré de la décrépitude, les toilettes sont HS et le conducteur est exécrable…

Un voyageur nous dit :

“Aguas Verdes ! c’est un poste frontière, il n’y a rien d’autre là bas !”

Il nous conseille plutôt de descendre un arrêt avant à Tumbes pour chopper un autre bus vers l’Equateur. Nous voyant mal passer la frontière à pieds, aux aurores et sans savoir ce que l’on y trouverait derrière, nous décidons de suivre son conseil.

L’agression

Tumbes, 5 heures du mat.

Réveillés en sursaut par le conducteur nous nous retrouvons d’un coup en pleine rue.

Et là, surprise !

Il n’y a pas de terminal terrestre. Pas le choix, la seule compagnie de car qui nous emmènera en Equateur est à 1 km.

Autour de nous les gens dans la rue n’arrêtent pas de nous dire que c’est dangereux, comme d’hab !

Alors qu’ils sont eux-même plus louches les uns que les autres.

Voyant que ce petit kilomètre se fait sur une grande artère de Tumbes nous y allons à pied, dédaignant les nombreux avertissements toujours aussi insistants. A mi-chemin, un jeune accoudé à une barrière le long de l’avenue nous tourne le dos.

Nous arrivons à sa hauteur et là tout va très vite. C’est une embuscade !

Danny Trejo - Machete

Pas commode le type…

Le jeune se retourne, m’attrape au col et brandi une machette pour me frapper.
Réflexe : Je le repousse violemment d’un coup de pied chassé.

Ils sont 3 maintenant ! Ils nous séparent.

Haydée à gauche, poursuivie par un attaquant et moi à droite, deux mecs et une machette au cul.
Vous avez déjà essayé de courir avec 13 kg sur le dos ?

Et bien rajoutez-en 4 avec mon deuxième sac.
Avant d’être épuisé je me retourne, déterminé. Je décide de me battre ! Je n’ai pas l’habitude d’être un lâche en voyage mais cette fois-ci je ne suis pas rassuré.
Et là j’hallucine, mes 3 agresseurs décident de fuir !

Je traverse la rue.

Là je prends réellement conscience des 2-3 minutes qui viennent de s’écouler. Mon t-shirt est déchiré et mon coeur ne s’arrête plus de cogner violemment dans ma poitrine.

2 coeurs discutent

Je réalise : Haydée, où est-elle ?!

Je ne le sais pas encore mais elle s’est échappée en courant et en criant à l’aide au milieu de la rue. Son mini sac à dos était bien caché sous sa veste : l’agresseur ne l’a pas vu et n’a pas continué la poursuite.

Je l’aperçois au loin et je commence à la rejoindre. En face de moi un moto-taxi arrive. Enfin de l’aide ! Soulagé, je lui fais signe de s’arrêter et…

Mototaxi Péruvien

Remarquez bien le petit coffre du mototaxi.

Fuck ! Les 3 mêmes agresseurs en sortent ! Rebelotte !

Je fais volte-face et je cours.

Trop tard !

Un croche pied me déséquilibre et je fini par rouler à terre, emporté par le poids de mes sacs. Je perds le petit sac de 4 kg dans la confusion mais ma première pensée est :

“Je suis mort…”

Et bien non ! Mister machette ne me calcule même pas, s’empare du sac et monte dans le mini coffre à l’arrière du moto-taxi.

A cette instant je vois rouge. Je me relève d’un bond en furie et me jette sur lui alors que le moto-taxi démarre…

Petite parenthèse : Il est dit que “lors d’un vol avec violence, résister et s’accrocher à ses possessions peut-être un réflexe alors que c’est exactement le contraire qu’il faut faire. Cela suffit à déclencher la colère de ses assaillants qui n’avaient jusque là pas porté de coups.”

Je valide mais j’ai de bonnes raisons d’avoir agit ainsi. Vous aimeriez savoir lesquelles ? Demandez-moi…
Mais ce n’est pas le sujet alors revenons à notre histoire.

Mister machette et moi nous retrouvons accrochés à l’arrière de l’engin roulant à pleine vitesse. Nous n’avons que le haut du corps sur la plaque de métal faisant office de coffre, nos jambes traînent par terre !

Scène d'agression

Mister machette et moi !

Mais j’ai plusieurs avantages : je suis sur lui, j’ai des baskets là où il a des tongs, je suis costaud et j’ai la rage !

Avec ma main libre je le frappe au visage plusieurs fois. Je le sonne et ses pieds traînent sur le sol au point qu’il en perd ses tongs, voir même quelques orteils ! Il se brûle gravement avec la vitesse.

Pour vous dire, ma paire d’Adidas s’est trouée et je me suis également assez sévèrement brûlé le pied !

Vous comprenez son hurlement ?

Chaussures trouées après agression

Tous les trous sont dus au frottement sur le béton

En attendant il ne lâche toujours pas mon sac.

C’est là que son pote de devant intervient et m’ouvre le crâne avec 3 coups de poing.

Je n’ai que 2 mains : une pour me tenir au taxi, une pour tenir en respect la machette et taper… et pas de 3ème pour parer les coups du complice…

Mais réflexe !

Je lâche la main de mister machette pour parer. Et la machette part, à l’aveuglette certes mais sa pointe entre dans ma nuque. Je ne sens rien avec l’adrénaline et la fatigue de l’effort.

Blessure au cou après l'agression

Ma blessure au cou avec et sans les points de suture.

Cela fait peut-être 15 minutes que tout a commencé mais l’énergie demandée m’épuise avec mes 13kg sur le dos. La taxi ralenti pour tourner au croisement et s’enfoncer dans les bidonvilles. Je lâche prise et me réceptionne comme je peux écoeuré de n’avoir pu récupérer mon sac.

Le temps de me relever, des badauds apparaissent soudainement et me font remarquer que je saigne à gros bouillon à la nuque.

Haydée a prévenu la police.

Un groupe de péruvien, la voyant en panique, s’est arrêté pour l’aider. Elle me retrouve à l’hôpital.

Résultat

– 3 points de suture à la nuque
– 3 ouvertures sur le crâne
– Une brûlure profonde au pied pour avoir fait de la glisse sur béton

Blessure au pied après l'agression

Ma blessure au pied, qui est en fait une brûlure !

– Plusieurs jours de crampes à mon bras accroché au moto-taxi
Perte d’un sac à dos avec mon appareil photo, mon disque dur externe, mon téléphone mobile, mon carnet de voyage et mon dictionnaire ainsi que quelques affaires (pull, écharpe, casquette).

Ah oui, il y avait pas mal de fruits aussi ! Buen provecho – bon appétit – bande d’enc…!

Fruits du Pérou

Fruits péruviens de mon sac à dos volé

– Et surtout nous perdons nos passeports oubliés dans le sac pour la première fois en 30 jours ! La poisse.
– Mais Haydée n’est ni enlevée, ni violée, ni tuée. Youpi ! :)

L’hôpital était dégueulasse et les flics pourris ! On aura tout vu.

Voilà…

Mais nous avons fait ce qu’il faut pour bien rebondir après cette agression, et ça aussi c’est une autre histoire.

Faites tout ce qu’il faut pour bien rebondir après une agression

Lorsque vous partez en vacances vous n’avez pas forcément envie de prévoir le pire. Préparez-vous malgré tout en vous disant que cela n’arrive pas qu’aux autres, ça ne sera que plus facile pour repartir du bon pied.

Handicapé devant les marches du Machu Picchu

M’en fous ! J’en profiterai jusqu’au bout !

En prévention

Ayez toujours avec vous :
– Les coordonnées du consulat car c’est lui qui représente l’administration française dans votre pays de destination. L’ambassade ne peut vous prendre en charge que dans les cas de force majeure (attentat, catastrophe naturelle, conflit…).
– Les références de vos contrats d’assurance et d’assistance ainsi que les coordonnées téléphoniques de votre assureur.
– Le numéro servant à faire opposition à votre carte bancaire.
– Une copie de vos papiers à défaut d’avoir les originaux suite à un vol.

Parler la langue du pays au préalable ou au moins l’anglais est très fortement conseillé !

Notre cas

Suite à l’attaque de Tumbes, sans Haydée pour gérer la situation en espagnol, j’aurai sûrement mal fini…
Dans l’hôpital délabré, personne n’a daigné me soigner avant qu’elle n’ait trouvé de l’argent et acheté les médicaments. J’étais dans un tel état d’épuisement que je ne comprenais rien, ne sachant quoi répondre avec mon niveau de langue encore trop limité.

Infirmière

Pire encore !

Au commissariat de Tumbes, répondre aux questions des policiers et expliquer l’agression m’était impossible. D’autant qu’ils s’en foutaient royalement…

Haydée a rempli la déclaration de vol et d’agression à la place de l’inspecteur qui nous a à peine écouté. Elle a tenu tête aux flics corrompus grâce à sa maîtrise de l’espagnol, car visiblement ils n’étaient pas prêt à la faire.

Cette déposition était pourtant nécessaire pour refaire nos papiers.

Déclaration de vol et d'agression

Déclaration de vol et d’agression

Pour l’anecdote nous sommes retournés faire rectifier notre déclaration quelques heures plus tard. Mon numéro de passeport était faux…

Époustouflé, j’apprend que l’inspecteur avait déjà effacé le document de son PC ! Comme si nous n’avions jamais existé pour eux. A croire que la police de Tumbes cherche à nous arnaquer en plus de l’agression.

Après ce genre d’expérience la perception de votre voyage se transforme. L’agréable découverte de l’exotique devient peur de l’inconnu.

Sans repère vous vous sentez démuni, et sans papiers vous l’êtes !
Afin de nous sentir moins démunis nous avons pris le car le plus luxueux pour les 20 heures nécessaires à notre retour vers Lima, là d’où nous venions. 1 300 km pour refaire nos passeports volés…

En cas de vol de vos papiers

– Déclarez le vol auprès des autorités locales de police.
– Contactez le consulat le plus proche pour qu’il enregistre la déclaration de perte ou de vol et vous donne un récépissé à présenter au moment du renouvellement des documents. Il fera office de permis de conduire durant 2 mois.
– Faites faire un passeport d’urgence valable un an afin de poursuivre votre séjour. Le consulat vous en remettra un pour 30 €.
Au pire le consulat peut vous fournir un laissez-passer après vérification de votre nationalité et de votre identité.

Notre cas

Nous avons dû faire les deux : un passeport d’urgence français pour moi, un laissez-passer provisoire irlandais pour Haydée.

Passeports d'urgence Haydée & Tony

Passeports d’urgence Haydée & Tony

Ce fut une galère sans nom ; pas d’ambassade ni de consulat irlandais au Pérou ! Plusieurs heures de marche dans Lima pour atterrir dans l’appartement du représentant du consulat irlandais.
Il nous laissera un document bidon permettant à Haydée de passer 2 frontières et nous préviens que ce sera peut-être moyennant quelques bakchichs…


Pas de retour en France possible avec ce papier. Le nouveau passeport, quant à lui, devait arriver 15 jours plus tard à la destination de notre choix.

Passeports d'urgence irlandais

Un passeport d’urgence irlandais ne dure qu’un mois ! D’où le renouvellement en cours de voyage. Merci le consulat d’Irlande…

Passeports

Mon passeport volé et mon passeport d’urgence délivré en 1 journée et valable 1 an ! La France assure parfois.

Haydée l’a récupéré en Argentine 3 jours avant son retour en France et après une tonne de démarches plus chiantes et chronophages les unes que les autres.

Chacun doit garder son propre passeport sur lui. Ne mettez pas vos œufs dans le même panier : voilà la leçon que nous avons retenue. Si j’avais été le seul à perdre mes papiers au lieu de tout garder dans mon sac nous aurions évité les galères irlandaises.

En cas de vol d’autres affaires

– Établissez la liste des objets volés : billets d’avions, somme d’argent, chéquier, appareils photos et autres objets de valeur.
– Portez plainte auprès de la police locale et demander l’aide du consulat de France après l’avoir informé des circonstances et modalités du vol.
– Contactez votre assurance pour déclarer le sinistre dont vous êtes victime. Une aide de première nécessité peut être prévue dans votre contrat.

Pour les problèmes d’argent

– Contactez votre banque et faites opposition sur votre carte bancaire volée.
– Demandez au consulat de vous donner les infos quant aux démarches à réaliser, pourvu que vous ayez des proches pour vous faire parvenir une somme d’argent.
Dans le cas contraire une aide financière exceptionnelle peut être consentie. Mais elle est très rare.Représentant du Consul devant un agressé

En cas d’agression sérieuse

– Consultez un médecin si nécessaire
– Portez plainte auprès des autorités de police locales.
– Prévenez le consulat en détaillant les circonstances de l’attaque dont vous avez fait l’objet.
– Vous pouvez également faire une demande d’indemnisation auprès de la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions) qui la transmettra au FGTI (Fonds de garantie des actes de terrorisme et d’autres infractions).

Ce dernier vous soumettra une offre d’indemnisation dans les 2 mois.

En cas d’agression sexuelle

– Consultez un médecin le plus rapidement possible après l’agression, de préférence sans vous laver ni vous changer. Il constatera le viol, prescrira les prophylaxies nécessaires en fonction des risques de contamination et pourra aussi faire les prélèvements utiles à la Police et à la Justice.
– Déposez plainte auprès des autorités de police locales.
– Sollicitez l’aide du consulat pour être orienté vers un psychologue ou vers un centre d’aide aux personnes violées.

Ce soutien psychologique est tout aussi essentiel que le traitement médical.

Touristes apeurés par un enfant

Ben si…

Toutes ces démarches sont vitales mais il est tout aussi important de retrouver le plaisir du voyage sans devenir paranoïaque à chaque coin de rue !


Car ce sont des expériences qui peuvent vous faire détester le voyage à tort.

Dites-vous que ce genre d’aventure est très rare si vous suivez les bons conseils. Et puis il peut vous arriver bien pire dans votre propre pays.

Le danger est bien sûr plus présent dans les pays pauvres mais il est toujours lié à des concours de circonstances particuliers.

En décidant de prendre le dernier bus pour la frontière, que seuls les locaux empruntent, nous avons pris un risque. Nous l’avons multiplié en partant de nuit, à pieds, dans un quartier mal famé avec tous nos sacs.

Après qu’Haydée ait fait toutes les démarches nous avons décidé de nous faire plaisir : bus, hôtel et restaurant plus luxueux que d’habitude. Quitte à dépenser un peu plus nous avons retrouvé le sourire !

Pourquoi certains pays sont plus dangereux que d’autres ?

En voyage comme dans la vie tout danger est relatif et ne sera pas le même pour tout le monde. Suivant votre nationalité vous serez amené à éviter certaines destinations accessibles à d’autres.

A moins que vous ne rêviez de faire du tourisme extrême.

Le-Choix

La situation géopolitique de notre pays dans le monde, à une période donnée, va déterminer le degré de dangerosité de chaque endroit que l’on veut visiter

– Pendant la guerre froide un russe n’était pas vraiment bienvenu aux Etat-Unis.
– Le Cuba de Castro des années 60 n’était pas recommandé aux ressortissants américains.
– Lors du mandat de Georges W. Bush, un états-unien avait de grandes chances de perdre la tête au Pakistan, à Kaboul ou à Bagdad.
– Notre américain se sentira moins en sécurité qu’un Chinois en Corée du Nord…. On ne s’improvise pas shérif de la planète sans quelques retours de bâton.

Drapeau américain brûlé

Manifestations anti-américaines

Se déplacer dans nos anciennes colonies est parfois plus risqué qu’ailleurs

Soldat ivoirien

Côte d’Ivoire

– Il ne faisait pas bon être ressortissant français à la fin des années 80 en Nouvelle-Calédonie. La prise d’otage d’Ouvéa ayant enflammé le FLNKS.

– Le Sahel (Mauritanie, Mali & Niger) nous est très fortement déconseillé.

Soldat algérien

Algérie

– L’algérie a une longue histoire chargée de rancoeur avec la France et l’influence d’Al-Qaïda au Maghreb n’arrange rien.

La situation Interne du pays n’est pas toujours propice à la sécurité de ses visiteurs

Soldat colombien

Colombie

– Le conflit entre les FARC et les gouvernements de Colombie et d’Equateur peut être dangereux pour le touriste un peu trop sûr de lui.

Soldat yougoslave

Yougoslavie

– L’ancienne Yougoslavie est réputée pour ses zones de non-droit suite à son éclatement.

Il sera plus avisé de prendre une bonne assurance voyage avec ce genre de destinations.

Le racisme d’un peuple envers un autre rend des pays dangereux pour certains

– Les rebelles Libyens commettent de nombreuses exactions contre les étrangers et les Libyens noirs. Ils sont pris pour des mercenaires de l’ancienne milice personnelle de Khadafi.
– Les Kurdes n’ont pas toujours été en sécurité dans des pays comme la Turquie, l’Iran ou l’Irak qui sont pourtant leurs terres d’accueil.

Remarquez que les pays les plus dangereux sont principalement des pays pauvres ou avec un régime totalitaire, voir les deux. 

Et qui dit pauvreté dit manque de nourriture et d’hygiène.

Chien décharné d'Iquitos, Pérou

Chien décharné au milieu des ordures d’Iquitos au Pérou

Chien de Cusco, Pérou

Le même genre de scène de l’autre côté du Pérou, à Cusco

Si l’on prend la pyramide de Maslow, une classification hiérarchique des besoins humains, on remarque que tant que les besoins physiologiques ne sont pas comblés il n’est pas envisageable de penser à la sécurité.

Pyramide de Maslow

Les 5 grande catégories de besoins humains recensé par Maslow

Qui dit pauvreté dit aussi manque d’éducation. L’ignorance amène à beaucoup de dérives.

Le racisme, la corruption ou l’incompréhension des cultures ou religions différentes sont des conséquences directes de cette lacune.

L’exemple du Pérou est un cas classique

Le Pérou est magnifique mais c’est un pays pauvre ; en 2010 pas loin de 32 % des péruviens sont pauvres pour 20 % dans une extrême pauvreté !
La corruption politique est impressionnante et déteint sur les polices locales.

Policiers Péruviens

Policiers Péruviens

Policiers Colombiens

Policiers Colombiens

Toutes les grandes villes péruviennes possèdent leurs propres bidonvilles qui s’étendent sur des kilomètres.

Quartiers pauvres de Cusco

Une partie de la ville est faite de maisons à moitié construites et couvertes de bâches bleues.

Au coeur du bidonville cuscénien

Au bout cette rue s’étend un grand parc que l’on nous a déconseillé de visiter…

Autant vous dire que l’éducation du péruvien de base est plus que médiocre. Je ne le critique pas, nous avons nous même de beaux exemples d’éducation médiocre en France…

Port de Nanay, proche d'Iquitos, et ses habitants.

Mais certains regards ne trompent pas. La pauvreté se sent et accentue la différence d’éducation entre nous.

Le Pérou est chargé d’histoire et possède des monuments de renommée mondiale. Le tourisme y est donc très développé et souvent sauvage.

Nous avons remarqué un mélange d’envie et de frustration face à l’occidental.Toutes les télévisions péruviennes nous montrent des blancs européanisés et chics ! Cela va jusqu’aux salons de coiffure qui n’affichent que des blancs aux cheveux fins et pas un seul indien représentatif.

Coiffeur péruvien

La devanture d’un coiffeur péruvien… Mais où sont les indiens ?

Le péruvien rêve d’être comme le riche anglais ou français et le déteste pourtant quand il voit une pléiade de touristes débarquer en force sans respecter ses terres.

Tout ceci nous donne un cocktail dangereux propice à l’agression du voyageur trop sûr de lui.
Mais est-ce vraiment de la faute du péruvien si on ne lui a pas donné les bonnes cartes ?

Tony Founs

 

 

69 Réponses à Dossier Agression : Tout savoir sur le vol et l’agression en voyage

  1. JeanJean 21 novembre 2012 à 11 h 09 min #

    Très bon récapitulatif des choses à faire et ne pas faire. Même si il y a un gouffre entre la théorie et la pratique…
    Je retiens particulièrement les heures de passage aux frontières. Ce n’est pas souvent qu’on voit ce genre d’infos sur les sites. Je ferai attention maintenant.

    • Tony 21 novembre 2012 à 12 h 17 min #

      « Je ferai attention maintenant » Tu ne crois pas si bien dire JeanJean. C’est exactement la même remarque que je me suis faite après notre agression au Pérou.
      Heureux que cela puisse te servir. C’est aussi en écoutant l’expérience des autres que l’on devient avisé.

      Merci pour ton commentaire.

  2. JeanJean 21 novembre 2012 à 11 h 35 min #

    Pour « Réagir à un vol et une agression » : après avoir lu cet article je me suis mis au footing… avec un sac de 15 kilos sur le dos ! ;)
    Rien ne vaut un bon entrainement.

    • Tony 21 novembre 2012 à 13 h 05 min #

      Si tu veux j’ai quelques petits exercices pour toi. N’hésite pas à me demander, entre un dessin et un article j’arrive à faire du coaching sportifs. ^^

  3. Mitchell 21 novembre 2012 à 11 h 56 min #

    Salut Tony.
    Gros dossier bien complet. J’y ai appris pas mal de petites choses bien utiles.
    Et quelle aventure !!!

    D’ailleurs à ce propos, tu me laisse un peu sur ma fin avec les raisons de ta réaction après le vol de ton sac… Ce n’était pas un peu trop dangereux d’agir ainsi ??

    • Tony 21 novembre 2012 à 14 h 02 min #

      Bonjour Mitchell
      Merci de ton intérêt.

      Tu n’es pas le seul à me faire cette remarque. Certaines choses se sentent, et lorsque ton agresseur ne te tue pas quand il en a l’occasion tu sais que dans le fond tu n’as pas à faire à un méchant.
      C’est ce qu’il m’est arrivé. De plus j’ai longtemps travaillé comme éducateur sportif dans les banlieues et je jauge assez bien le danger d’une situation.
      Et puis ils étaient petits et chétifs ! :)
      Ajoute à cela le fait que je vois une partie de mon voyage compromise à cause d’un vol de passeport et je t’assure que je ne regrette pas d’avoir essayé de récupérer mon sac. Je pense même que je m’en serais voulu d’avoir tout donné directement. Ils m’auraient même sûrement pris plus si je n’avais pas riposté.
      Enfin, et ça n’engage que moi, ce n’est pas en se résignant à jouer les touristes dociles que nous gagnerons en sécurité. A ce propos les conseils des guides de voyages m’énervent un peu : ils préconisent de donner sans concession… Certes si tu n’es pas assez fort pour faire face c’est une sage décision. Mais si plus de gens réagissaient comme moi les agresseurs y réfléchiraient à deux fois avant d’attaquer n’importe quel voyageur.
      Mais oui, tu as raison, c’est dangereux.

  4. Haydée 21 novembre 2012 à 14 h 30 min #

    Pour avoir été sur les lieux du crime :) je confirme que c’est dangereux, mais je confirme aussi qu’on n’a pas spécialement envie de donner notre sac au premier venu !
    L’instinct nous amène à protéger nos affaires.
    Lorsque je les ai vu arriver, j’ai couru pour la bonne raison que je ne voulais pas donner mon sac ! Du coup on peut dire que j’ai bien fait, car ils ont abandonné la poursuite en ce qui me concerne ! J’ai eu beaucoup de chances aussi.

  5. Fabrice 21 novembre 2012 à 14 h 50 min #

    Voici l’article qui m’a le plus captivé, comment s’en sortir dans des situations à risques rien ne vaut le vécu ! Cela m’aidera en cas de grandes nécessités car j’ai toujours peur que cela m’arrive et comment réagir dans de tels circonstances ?

    • Tony 21 novembre 2012 à 15 h 58 min #

      Salut Fabrice
      Tu as raison : rien ne vaut le vécu. Surtout dans des situations extrêmes pour lesquelles aucun mode opératoire général ne peut être préconisé…
      Dans tous les cas la peur n’évite pas le danger. Donc le mieux est de rester serein en gardant en tête les précautions à respecter pour éviter de s’exposer bêtement à ces dangers.
      Merci pour ton commentaire.

  6. Pierre 28 novembre 2012 à 1 h 27 min #

    Wow! Ca c’est l’action! J’avoue qu’en pareils circonstances j’aurais tout donné.
    J’ai déjà eu des aventures, mais la machette jamais. J’imagine bien ton coeur battre à toute allure.

    • Tony 28 novembre 2012 à 11 h 59 min #

      Salut Pierre,
      Moi aussi j’aurais sûrement tout donné si mon agresseur me l’avait demandé « gentiment » mais pas une parole n’a été prononcée… Au moment de notre rencontre il a uniquement levé sa machette pour l’abattre sur ma tête ! Il devait être muet, je ne vois pas d’autre explication. Quoique… après la perte de ses doigts de pieds il avait du coffre ! :)
      Merci pour ton commentaire.

  7. EuropeTrotteur 30 novembre 2012 à 16 h 42 min #

    Pour le coup, je me suis fait voler qu’une seule fois lors de mes nombreux voyages et c’etait… à Barcelone. On se fait avoir très rapidement et sans s’en rendre compte. Pourtant, je pensais être préparé aux pickpockets mais en fait, pas du tout.

    Du coup, je suis allé rapidement au consulat français qui nous on fait des papiers temporaires et j’ai pu récupérer de l’argent de France grâce a western union :)

    • Haydée 1 décembre 2012 à 13 h 07 min #

      Barcelone ! La ville du pickpocket ! On nous aura pourtant prévenu et pourtant… J’ai vécu un an et demi à Barcelone et dès le premier soir je me suis fait voler mon sac qui contenait ma carte d’identité et ma carte bancaire. Heureusement j’avais mis mon argent dans une poche. Le lendemain, après avoir déclaré le vol, le consulat m’a appelé pour me dire qu’ils avaient retrouvé la totalité de mes affaires :). La chance m’a sourit.

  8. Mélissa 2 décembre 2012 à 12 h 05 min #

    Je croise les doigts, pour le moment, il ne m’est rien arrivé de fâcheux (et j’espère ne jamais me faire courser par 3 types avec une machette). Mais je me demande si ces précieux conseils ne sont pas vite oubliés quand on est confronté à la situation.

    • Tony 3 décembre 2012 à 1 h 21 min #

      Hello Mélissa,
      Ce genre de situation ne doit pas être courante j’imagine. Quoique tout dépend de l’endroit… Le car « El Sol » qui arrive à 5h du mat à Tumbes doit être régulièrement attendu par les voleurs qui guettent le voyageur isolé. Donc tu sais ce qu’il te reste à faire si tu passes par là.
      Tu as raison pour les conseils. Lorsque mes agresseurs sont partis la première fois, je n’ai pas eu la présence d’esprit de planquer les passeports tellement j’étais en panique… La prochaine fois j’écrirai une antisèche sur mon bras ! :D

  9. Nico de bicnic.fr 7 décembre 2012 à 20 h 10 min #

    Effectivement, insistons sur le fait que ces situations sont assez rares et qu’on évite les problèmes en évitant de se balader n’importe où à n’importe quelle heure :p
    Ça me rappelle une arrivée tardive après 26 heures de bus à Los Mochis au Mexique à 1h du mat’ croisant des gens qui nous disait de ne pas aller à l’hôtel qu’on avait choisi… Résultat : on a fini dans un hôtel de passe avec lits bancals, macro à la réception et putes racoleuses, plus le tonnerre qui grondait. La pire nuit de ma vie !

    PS : j’éviterai de mettre une photocopie de mon passeport sur internet, y a des petits malins qui pourraient s’amuser à faire de l’usurpation d’id avec ;)

    • Tony 8 décembre 2012 à 16 h 15 min #

      Salut Nico,

      Tu as raison, il faut souligner la rareté de ce genre de situations si l’on reste prudent.
      J’avoue qu’en faisant abstraction des dangers potentiels ta petite aventure de Los Mochis m’aurai amusé. J’ai vécu une situation un peu similaire en Colombie : nous avons passé une nuit dans une boite remplie de personnes plus que douteuses (genre molosse qui se cure les ongles avec un sabre). Nous étions dans un quartier assez mal famé. Je trouvais bizarre que toutes les femmes me cherchent autant. Quand Haydée m’a dit qu’il n’y avait que des prostituées je me suis senti un peu bête… :P Nous avons fait la fête avec eux jusqu’au petit matin !
      Pour ton PS, je te remercie de ta sollicitude mais les passeports ne sont plus valides et tu remarqueras que j’en ai supprimé les informations importantes. Merci photoshop !

  10. Corinne 7 décembre 2012 à 21 h 40 min #

    Wow, ça c’est de l’aventure. Quelle horreur. Enfin, ça fait quand même une sacrée histoire à raconter. Courageux notre jeune homme… Je me demande comment je réagirais. J’ai le sentiment que je rentrerais en mode « berserk » et que je tuerais tout le monde, mais si ça se trouve en réalité je leur donnerais tous mes biens avec le sourire et disparaitrais en courant :D

    • Tony 8 décembre 2012 à 15 h 56 min #

      Salut Corrine,
      C’est marrant mais c’est le mot exact qui m’est venu à l’esprit une fois que je me suis rendu compte de ma réaction ! Une sorte de spasme de furie qui t’envahi pour contrebalancer la peur j’imagine. Je me suis toujours considéré plus courageux que téméraire et j’ai pourtant réagi à l’inverse de ce principe. Va comprendre…
      Après, j’avoue que pour « payer ma phrase » j’aurai préféré un truc un peu plus soft.
      Le fait que tu pense à rentrer en mode guerrier dès le départ me fait dire que tu dois avoir un sacré caractère en tout cas ! J’me trompe ? :)

    • Corinne 10 décembre 2012 à 0 h 24 min #

      Salut Tony!
      Tu as eu sacrément de la chance de t’en sortir avec si peu de dommages: ça aurait pu être bien plus hardcore en fait :p
      Niveau caractère, oui certainement – mais comme je n’ai pas vécu de situation similaire, je ne sais pas en quoi je me transformerais.
      Je suis légèrement détraquée niveau adrénaline par contre, j’ai tendance à aimer les situations à risque ou à me lancer des défis stupides.

  11. Maïder 7 décembre 2012 à 22 h 48 min #

    Super votre dossier, très complet avec en guest non pas 1 mais 3 Machettes ;)
    Durant mon trip, je ne me suis jamais sentie en danger en Asie, par contre en Amérique du sud j’ai bien compris que je ne devais pas relâcher mon attention. Voyageant seule, j’ai de très nombreuses fois entendu « cuidado » et à force de l’entendre j’en tenais de moins en moins compte…Résultat, je me suis fait voler mon portefeuille à un endroit d’apparence sûre ! On apprend de ses erreurs mais, en cas d’agression, je ne sais pas ce que mon instinct me conduirait à faire…

    • Tony 8 décembre 2012 à 15 h 44 min #

      Hello Maïder
      Merci, 3 agresseurs demandent bien 3 fois plus de travail. Heureusement pour moi il n’y avait qu’une machette.:)
      Tu as raison : à force de crier au loup les gens nous désensibilisent… Mais le fait que tu sois seule dans ton voyage t’a peut-être évité trop de confiance, du coup tu ne t’es pas exposée au danger bêtement comme nous. Et c’est tant mieux !
      En tout cas je te souhaite de connaître le plus tard possible les capacités de réaction de ton instinct. Mais tu dois les connaîtres un peu quand même car j’imagine que tu as dû te retrouver dans quelques situations difficiles en voyage, non ?

    • Maïder 9 décembre 2012 à 18 h 14 min #

      Il m’est arrivé quelques bricoles mais jamais rien de trop méchant. Je pense sincèrement qu’être une fille peut s’avérer être un véritable atout en voyage. Avec le recul, je ne pense pas toujours avoir été très prudente mais jusque là mon 6ème sens ne m’a pas fait défaut ;)

  12. Mike @ Voyageurs du Net 18 décembre 2012 à 0 h 05 min #

    Salut Haydée,

    Je trouve bienvenu ton conseil féminin sur la question, car il est tjrs facile, entre couilles, de se dire « ouais c’est pas siii dangereux », ou alors, « bon on pire tu files ton flouze, donc n’en prends pas trop sur toi »… mais quand tu causes à une femme, c’est pas pareil. La crainte, c’est le viol. L’un dans l’autre, faudrait évaluer la réalité du truc : on sait que le viol est statistiquement le plus souvent commis, même dans les pays où le taux est très élevé, dans le lit conjugal, ou entre deux personnes qui se connaissent. La réalité du viol en général n’est pas tellement celle qu’on a à l’esprit de l’agression dans une rue sombre ou un tunnel façon « Irréversible ».

    Mais ça arrive, probablement.

    Moi ce que je peux dire avec mon expérience masculine, c’est que ma copine et moi avons été racketté par un paysan sur les sentiers du lac Atitlan (Guatémala). La chose a été surprenante plutôt qu’effrayante. On s’est pas fait voler gd chose, car on sait qu’il faut pas voyager avec bcp de thunes : juste l’équivalent de 25€ et le tél portable de ma copine. On aurait pu perdre bien plus (l’excellentissime app photo que je jalouse à ma copine… d’avec qui je me suis séparé entre-temps).

    L’événement a été rapide : le mec, un paysan à machette, arrive de derrière assez vite. On le voit et on croit qu’il veut passer. On s’écarte car le chemin était étroit. Le mec est surpris, il brandit sa machette ; on sent à son regard qu’il a peur de ce qu’il fait, qu’il n’a aucune assurance ni fierté. Le résultat : un vol minable. Le mec me remet même mon porte-monnaie qui était vide, dans ma poche. J’ai été tellement surpris et suis, comme la majorité des peuples européens pour qui le souvenir de deux guerres mondiales et 50 ans de consumérisme, de sécurité civile et sociale, de capitalisme et de libéralisme, ont appris le dégoût de la violence réelle (pas filmique ni musicale en revanche), faisant de nous des moutons dociles que la nouvelle attaque du néolibéralisme et de ses laquais de la Troïka et des parlements envoie à l’abattoir…

    Bref, je m’écarte du sujet. Le résultat fut non un traumatisme, mais un agacement prononcé. De retour à Quetzaltenango, où nous sommes restés deux mois, je me suis acheté une machette à 27 quetzales (2,70€ env). Pour toute sortie qui vint ensuite, j’avais systématiquement ma machette avec moué.

    Conclusion : 1. n’ayez pas peur, 2. ayez toujours un peu de blé, mais pas trop, histoire que le type ne s’énerve pas et ne cherche pas une « compensation » sordide, du type viol, 3. ayez toujours une machette avec vous si vous faites du hors-sentier sans guide, 4. gardez la pêche, c’est pas la fin du monde de perdre 20€, et ne vous retenez pas de voyager pour si peu.

    Voilà.

    • Haydée 18 décembre 2012 à 17 h 12 min #

      Salut Mikaël,
      Tout d’abord, petite rectification, j’ai tout écris dans ce blog sauf le « dossier agression » :). Et Tony, le dessinateur et monteur vidéo du blog a bien fait attention de se mettre dans la peau d’un homme ou d’une femme lors de sa rédaction, donc il est flatté(e) par ta remarque.

      Lorsque les 3 Péruviens nous ont poursuivi, j’avoue que je n’étais pas fière car ils nous ont séparé direct et je crois qu’au fond de nous on a pensé à la même chose « Et s’il m’embarquait avec eux et s’il me violait ? ». Je confirme, c’est la grande crainte de la nana qui se fait agresser.

      Marrant que tu prennes ce film en exemple « Irréversible » qui nous a tous marqué. Tu l’as aimé ? Je demande car moi « oui ».

      Ton expérience ressemble à la nôtre, bien que ça a été plutôt loin pour Tony, d’où le fait qu’il voulait absolument raconter cette histoire à l’écrit et en dessin pour pouvoir expliquer cette histoire en image !
      L’idée d’avoir acheté une machette me fait bien rire, je comprend mieux maintenant pourquoi j’ai croisé quelques Européens avec leur propre machette du coup. Ils ont décidé de ne pas se faire avoir 2 fois, tout comme toi !

      Et là vous êtes en Amérique Centrale, c’est bien ça ? Comment ça se passe niveau sécurité/agression ?

  13. Mike @ Voyageurs du Net 1 janvier 2013 à 13 h 52 min #

    Salut Haydée.

    Hé bien, justement, il s’avère que je viens de vivre avec Kalagan, hier même, ma deuxième agression en Amérique latine (la 1e ayant eu lieu avec mon ex, au lac Atitlan). Ce qui fait un bon quota d’une par pays visité — à l’exception du Salvador.

    On est parti se promener dans la ville, pour y déjeuner, puis à ce qui ressemblait à un parc sur la carte, où Kalagan voulait aller. J’étais en tongs, je pensais que ce serait là un parc tout ce qu’il y a de plus ordinaire, familial : que dalle. De fait, sur place, en voyant que c’était un espace naturel non fréquenté, on aurait dû avoir le réflexe de revenir à la maison, se délester de nos affaires (enfin surtout Kalagan)… Mais on est allé se balader, on a grimpé… puis on est redescendu sur un petit sentier dans les herbes folles. L’un et l’autre on était absorbé dans nos pensées, ce qui n’est jamais le mieux pour réagir. J’avais toutefois le réflexe de regarder régulièrement derrière, en souvenir de la petite affaire du lac Atitlan… mais ça ne servait à rien : deux mecs à la gueule patibulaire arrivent d’en face, une main dans le dos. Je m’arrête, je me dis merde, Kalagan est à quelques pas devant moi. Trop tard, voilà qu’ils montrent leur couteau, le genre de couteau qui ne signifie pas « je vais couper du pain et du from’ton, t’en veux ? », mais qui t’invite à rester calme.

    En fait, dans ce genre de situation, ce n’est pas tellement la pétoche que le putain-de-merde qui te trotte dans le crâne. Moi je n’avais pas grand chose à me faire voler : on m’a pris mes sous, genre une quinzaine-vingtaine d’Euros (j’aurais toutefois bel et bien dû sortir avec moins sur moi… mais comme je te l’ai écrit je ne pensais pas qu’on irait dans un lieu de cette sorte mais dans un truc style Montjuïc ou Buttes-Chaumont). Par contre Kalagan s’est fait chourer appareil numérique, montre (bon elle valait queud, ok), ses thunes, ses lunettes de soleil (idem)… et son sac à dos… qui contenait ses lunettes. L’addition est salée pour lui.

    En fait il faut toujours avoir à l’esprit que ce genre de chose peut arriver. Une machette peut avoir quelque chose de dissuasif, mais un ami en discutait avec moi hier soir et me disait que ce n’est pas forcément le cas et que, a fortiori, si tu n’es pas entraîné à la lutte avec une arme, la disproportion couteau/machette ne garantit rien d’avance.

    Voilà, je crois que je t’ai répondu pour ce qui concerne la sécurité.

    Cela ne nous décourage nullement de continuer à voyager, mais cela nous invite à être plus alertes. En dépit de l’addiction à la sécurité en Europe qui pousse des gens à voter pour des programmes politiques sécuritaires (qui sont le strict complément de toute politique néolibérale : moins de protection et d’égalité sociale = plus de violence… ce à quoi les néolibéraux préfèrent répondre par de la répression, ce qu’on peut observer dans bien d’autres pays), à tolérer sans trop de protestation la généralisation de la vidéo-surveillance quand bien même on connait son inefficacité – et donc sa valeur quasi idéologique – ; en dépit de cette addiction à la sécurité, disais-je, nous vivons dans des pays ultra-protégés, où les agressions sont encore relativement rares, au point qu’elles provoquent des scandales et font parfois la une des journaux… alors qu’en Amérique centrale les canards aux pages pleines de sang et de cadavres sont une banalité.

    Au fond nous vivons en Europe dans une cage dorée, comme des petites poules ou des pigeons nourris au grain, protégés par des grilles, entretenus grassement par les maîtres capitalistes qui jettent les graines de leurs restes. Ainsi, sommes-nous rendus parfaitement dociles, comme des bêtes domestiquées. Nous en oublions la réalité de la misère, de la violence, qui sont des fléaux dans le reste du monde… qui nous permettent précisément de vivre grassement. Si bien que, dans des pays où la violence est plus fréquente, nous sommes souvent de vrais naïfs, des pigeons sans défense très faciles à détrousser : des portefeuilles sur pattes.

    L’un dans l’autre, comme pour équilibrer, nous avons pu voir des démonstrations de bonté : après l’agression du lac Atitlan, un homme nous a conduits en voiture et nous a payé le tuktuk pour rejoindre Kalagan ; un peu plus tard, en racontant notre récit, un homme nous a donné 25 quetzales, somme symbolique car nous avions encore de l’argent ; ici, alors qu’il ne nous restait que 5,50 pesos dérisoires pour acheter de l’eau, un homme nous a payé une bouteille (après que je lui ai ramassé sa clé de bagnole)…

    Il y a des pourris, mais il y a aussi bcp de bonté, de bienveillance dans le coeur de la majorité. C’est pourquoi j’invite à ne pas se faire une obsession de la violence, mais seulement à prendre les mesures de précaution de base.

    Salutations

    • Tony 2 janvier 2013 à 11 h 02 min #

      Salut Mike
      Quelle coïncidence ! Quelques jours après la question de Haydée ; 13 pour être précis… Tu me vois vraiment désolé pour Kalagan c’est toujours lorsque notre vigilance se relâche, c’est rageant. D’autant qu’on lui a volé approximativement la même chose que moi donc je comprends…
      Mais comme on dit :

      Une année qui se finit mal s’ensuit toujours d’une qui commence bien. :)

      En tout cas voilà une parole sensée que celle de continuer à voyager sans diaboliser nos agresseurs ou leur pays comme je l’explique dans mon article : Pourquoi certains pays sont plus dangereux que d’autres ? Restons simplement conscient des dangers potentiels du terrain.

      Je suis d’accord avec ta description de cette Europe capitaliste manipulant le troupeau par la peur de l’inconnu. La violence y est stigmatisée et moins banalisée que dans les pays pauvres coutumiers du fait. On oublie vite la misère des autres et sa propre misère à coup de surconsommation, de télés-réalité, de matchs de football et autres exutoires populaires, les nouveaux cirques romains en somme.

      Chez nous la violence prend d’autres formes… ou s’impose avec la forme, c’est plus insidieux. Le supplice de la cage dorée en est justement une au même titre que l’esclavage.
      Et nous avons également notre lot de pauvreté. Ancien éducateur sportif dans les cités de banlieue parisienne, j’y ai vu quelques histoires de racket, de viol et de séquestration ; voir même de meurtre à titre exceptionnel. Et les conditions de logement de pas mal de familles m’ont révolté. Je me suis fait braquer au fusil pour de l’argent à Draveil ou me suis vu avec un cutter sous la gorge dans un gymnase de Colombes pour une « interprétation de regard… » Et mon expérience n’est pas la plus parlante.

      Le point commun de ces deux mondes : le riche, lobotomisé, domestiqué et le pauvre, pillé, manipulé, c’est la génération exponentielle de laissés-pour-compte engendrés par le système. Les nécessiteux n’ont pas assez de grain et les poules ont de plus en plus de mal à en obtenir.
      Mais j’y pense… Si les poules voyageuses se transforment en pigeons il y a de quoi faire une crise identitaire. héhé !

      Bref ! Nécessité fait loi et je ne peux pas en vouloir à ces pauvres bougres, plus voleurs qu’agresseurs ; victimes indirectes de notre croissance. D’autant qu’ils sont une infime partie la population vite éclipsée par tous ceux qui t’accueillent à bras ouverts en te donnant par pure gentillesse le peu qu’ils ont pour subsister. Tu fais donc bien de finir sur cette note optimiste.

      J’apprécie beaucoup votre état d’esprit à Kalagan et toi, et rien que pour ça je vais m’appliquer à vous faire de belles illustrations !

      A+ Tony

  14. Phillipe 3 janvier 2013 à 0 h 16 min #

    L’histoire est juste dingue, tu illustres en plus si bien tes articles, un vrai plaisir de les lire.

    Tony a eu beaucoup de courage de faire ce qu’il a fait. Il a vécu une vraie frustration en ne pouvant agir face à ses violences.
    Ces gens là pourrissent vraiment la vie des touristes…

    • Haydée 3 janvier 2013 à 10 h 53 min #

      Merci. Les dessins permettent d’expliquer plus facilement ce genre de situation que l’on peut difficilement prendre en photo !
      Même si c’est désagréable de se faire piquer ses affaires, ces gens en arrivent là car ils n’ont sûrement plus rien à perdre.

  15. Luigi 28 janvier 2013 à 7 h 26 min #

    Wow ! C’est la première fois que je lis un article de la sorte. J’ai déjà lu des récits d’agressions en Amérique du Sud mais jamais illustrés comme ça :/ . C’est dommage que ces pays soient si mal famés, ça pourrait être des destinations de rêve…

  16. Tony 28 janvier 2013 à 16 h 08 min #

    Salut Luigi
    Ce genre de chose n’est pas monnaie courante, rassures-toi. Tu pourras visiter l’Amérique latine tranquillement sans avoir à vivre la même chose si tu suis les conseils de base.

    Ta traversée du Japon en vélo donne très envie. Il y a de très bon vélo japonais d’ailleurs : Koga Miyata je crois. C’est toujours d’actualité j’imagine ; vous en êtes où dans vos préparatifs ?
    En tout cas au niveau danger tu n’es pas en reste avec la centrale nucléaire. ;) Fait gaffe aussi aux Yakusas mal lunés, tu pourrais finir avec quelques doigts en moins.

  17. Sifhel 8 février 2013 à 9 h 00 min #

    Merci pour ce guide qui est essentiel, car c’est vrai que les touristes sont des proies de choix :D

  18. Tongs et Sri Lanka 14 février 2013 à 14 h 07 min #

    Hé bien, ça ne fait pas rêver ce genre de mésaventure :-(

    • Haydée 14 février 2013 à 15 h 26 min #

      @ Tongs et Sri Lanka,

      On ne devrait plus partir alors hein ? ;)

  19. JeromeBKK 19 février 2013 à 5 h 55 min #

    Quelques bobos mais heureusement une histoire qui finie plutôt bien pour vous ;)

    Déjà il y a 15 ans, je restais bouche B devant les anecdotes de mon prof d’espagnol au sujet des pays d’Amérique du Sud lors de ces séjours linguistiques. Le sujet dérapait malheureusement souvent sur ces questions d’insécurité.

    Je me souviens qu’il nous avait raconté qu’un taxi l’avait « baladé » en le menaçant de le déposer dans un quartier craignos s’il ne versait pas une certaine somme d’argent …

    @Fabrice, je pense que tu as fais le maximum pour récupérer ton sac avant que cela ne dégénère de trop. Surtout que l’un des assaillants avait une machette !

    Même si l’agression avait vraisemblablement pour but le vol, la menace de notre intégrité physique peut nous pousser à faire des choses de facto hors du commun.

    Est-ce que c’est quand tu as réalisé qu’ils n’en voulaient pas à ta personne que tu as décidé que coute que coute tu récupérerais ton bien ?

  20. Tony 21 février 2013 à 3 h 31 min #

    Salut Jérome,
    Sympa le taxi… Il aurait mérité d’être signalé à ses supérieurs. Mais en ont-ils vraiment quelque chose à faire ? Je ne crois pas. Après il y a toujours moyen de lui mettre un couteau sous la gorge et de lui dire : vas-y maintenant, dépose moi dans ton ghetto ! :)

    C’est vrai qu’en cas de situation extrême nous sommes capable de nous dépasser et de ne pas sentir la douleur avec les doses d’adrénaline que nous envoie notre cerveau.

    Pour répondre à ta question : oui ! C’ est exactement ça. Quand je fus à sa merci par terre et qu’il ne fit rien je me suis dit qu’il n’était pas si méchant avec sa machette et la rage aidant j’ai tenté ma chance. Inconscience ou témérité, dans tous les cas cette réaction reste discutable mais je ne regretterai jamais les quelques bourre-pif que je lui ai donné sans compter ! :D

  21. JeromeBKK 21 février 2013 à 4 h 56 min #

    @Tony le problème avec l’adrénaline, c’est que le cerveau de l’agresseur en envoie aussi. De là les pouvoirs de supers héros s’annulent :)

    Pour les bourre-pif, même si cela reste un maigre lot de consolation: « Oh put*** çà fait du bien ! »

    • Haydée 22 février 2013 à 8 h 54 min #

      @Jérôme, trop fort ! :)
      On se voit quand, tu es à Bangkok début Avril ?

  22. JeromeBKK 22 février 2013 à 9 h 22 min #

    @Haydée On se voit quand voulez :)

    Oui je serais sur Bangkok, du moins jusqu’au début du Songkran

  23. Sophie et Boris @UnAllerSimple 19 juin 2013 à 15 h 27 min #

    On vient de découvrir cet article et en le lisant à haute voix à Boris on était en haleine du début jusqu’à la fin. On est dans notre auberge de jeunesse à Kuala Lumpur et on réalise qu’on a pas eu aucun moment pendant ces 9 mois où on s’est senti en danger.
    On pense déjà à l’Amérique latine pour notre prochain voyage longue durée et on a conscience qu’il faudra être plus vigileant sans se gâcher le séjour pour autant…

    L’article est très bien écrit. On imagine toute la scène en vous lisant et la peur que vous avez aussi pu ressentir ! Le coup de machette est assez impressionnant ! Bref, heureusement on est content vous êtes toujours en vie pour nous écrire de beaux articles !

  24. Brahim 27 août 2013 à 13 h 19 min #

    SUPERBE ARTICLE !
    je penses que tu es courageux ..et resistant c’est bien
    j’ai aprecié te lire ! merci

    • Tony 29 août 2013 à 18 h 36 min #

      Merci surtout à toi pour ton commentaire et bienvenu Brahim.
      Je ne sais pas trop si c’est du courage ou de l’inconscience au départ mais je ne regrette rien. En y repensant, parfois, j’ai un petit pincement au cœur pour mon agresseur et ses pieds. J’espère qu’il n’a pas trop de séquelles quand même… Pour un sac volé ça fait cher payé.

  25. fatima 13 novembre 2013 à 19 h 49 min #

    merçi pr tout. Les sujets les plus importants m’ont aidé dans mes études.

    thank you so much !

    • Tony 15 novembre 2013 à 20 h 50 min #

      Content que cela ait pu t’aider. Mais tu fais quoi comme études Fatima ?

  26. Blog voyage Découverte Monde 18 novembre 2013 à 22 h 08 min #

    ok mais cette histoire est une horreur ! je comprends pourquoi vous l’avez mise dans l’une des raisons de ne pas voyager. Heureusement, vous vous en êtes sortis vivants. Tony, tes plaies ne sont pas jolies du tout. C’est vraiment une mésaventure qui j’espère ne se reproduira jamais. Au moins maintenant on sait qu’on ne doit pas se rendre à cet endroit près de la frontière. Votre mésaventure servira au moins à ça…

    • Tony 19 novembre 2013 à 0 h 17 min #

      Cela peut-être un bonne raison de ne pas voyager Rachel mais ça n’arrête pas la plupart des voyageurs. Les risques du métier je pense.
      Mes plaies sont maintenant guéries à 100%. Seul mon pied a été long à se remettre et est resté sensible très longtemps.
      Pour Tumbes, je te rassure, tant que tu ne va pas dans certains quartiers, la nuit bien entamée, tu ne risque sûrement pas grand chose. Et c’est un endroit assez sympa pour la plongée et le surf.
      Mais comme tu le dis nous aurons au moins prévenu nos lecteurs du guet-apens possible avec ce bus.

  27. Sebou 21 novembre 2013 à 11 h 11 min #

    Que d’aventures, c’est clair que c’est rageant, la première fois que ça m’est arrivé (au brésil of course), j’étais tellement surpris et pas préparé à ce type d’agression que j’ai pas réagi, 2 têtes de tueurs à moitié drogués avec un couteau.
    2ème fois, avec une copine, 3 gars avec un revolver, sur la plage, la nuit, je vous passe les détails :-) Déjà un flingue, si je réagis, vont-ils s’en prendre à la demoiselle ? Donc rien, de toute façon je n’avais rien, comme dirait l’autre ma bite et mon couteau.
    Mais au final on cumule tant de rage et de haine, que le prochain qui passe armé ou pas, ce sera immédiat. Maintenant je marche en crabe, un oeil devant l’autre derrière collé au mur, j’ai même failli mettre un pin à ma copine, qui touchait mon sac à dos derrière sans prévenir. Vous avez le goût du risque mesdames.
    Pour en revenir au pourquoi Tony ne voulais pas lâcher son sac, je pense qu’il nous cache la collection de slip Spiderman qui était dans le sac :-)

    • Tony 21 novembre 2013 à 12 h 47 min #

      Argh ! Comment peux-tu être au courant pour mes strings ficelle Spiderman Sebou ?? Tu étais caché dans le moto-taxi à attendre le butin ? Si c’est le cas je te serai reconnaissant de bien vouloir me rendre ma tenue de soubrette qui était au fond du sac steup. Elle a une grande valeur sentimentale pour moi. :)

      La vache ! Tu ne fais pas dans la dentelle quand tu te fais agresser. Ça me fait mal pour toi et en même temps je me sens moins seul. On ne sait jamais sur qui on tombe, la plupart ne tireront pas ou ne te planteront pas non plus, mais c’est un peu la roulette russe.
      Le flingue, je l’ai déjà vécu en France. Comme quoi pas besoin d’aller si loin pour rencontrer des connards dangereux. Le mec avait des têtes d’épingle à la place des pupilles, je ne sais pas à quel produit il carburait mais ça ne m’a pas inspirer pour me rebeller…

      C’est clair que la rage prend le pas sur la peur à force et la technique du crabe à déjà fait ses preuves. Mais quelle misère d’en arriver là… Du coup tu fais plus attention à ton dos qu’au paysage.

      Tu m’as fait mourir de rire pour le pin à ta copine ! Ô combien je comprend ton réflexe, Haydée n’est pas passée loin non plus en faisant la même chose. Elle a fini en clé de bras au moment de prendre l’appareil photo dans mon sac sans le demander. Heureusement qu’elle sait se défendre, Héhé !

      En tout cas tu dois être rodé maintenant. Tu sors à poil dans les rues brésiliennes ou tu t’équipes avec base un gilet pare-balle ? ;)

  28. Lauréline 16 février 2014 à 16 h 07 min #

    Bonjour,

    Il y a en effet des pays plus dangereux que les autres, il suffit de prendre les précautions nécessaires avant voyage. Je fais partie d’une agence de voyage qui sait garantir la sécurité de sa clientèle. Passez par nous !
    Hallucinant cette attaque au Pérou. Bien contente de vous en voir sortir vivant.

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