Être nomade digital n’est-ce pas trop de tracas ?

Le pont des chaînes Széchenyi sur le Danube de nuit

On ne peut pas vivre sous les ponts de Budapest

Parfois oui ! Être nomade numérique c’est dur.

Après des tonnes de problèmes administratifs à régler pour quitter la France en toute quiétude, il nous faut chercher un appartement pour 6 mois à Budapest.

C’est simple ? Vous croyez ?

Si vous restez moins d’un an c’est une vrai misère.

Agences locales et « bons plans » d’ambassade ne vous ouvrent pas les bras, sinon pour vous facturer très cher.

Alors place à l’intense recherche et surtout à la négociation

Mais pas n’importe laquelle.

Elle est âpre et il faut savoir bluffer sans perdre les belles opportunités.

Supporter la pression en comptant les jours qui passent. Enchaîner les visites d’appartements aussi pourris les uns que les autres et refuser les prix pour touristes !

Et pendant ce temps, nous ne sommes pas en train de travailler…

Mais merde ! Nous vivons ici, nous ne sommes plus des touristes.

Mais aux yeux des locaux, comme aux yeux de nos compatriotes, nous le sommes toujours. Et français en plus. Nous devons donc fatalement regorger de billets sur notre compte en banque et dans nos poches.

Un mini studio pour 900 € par mois à Budapest

Un studio à 900 € / mois : Le proprio se gave sur le dos des étrangers. Nous l’avons pris 4 jours.

Et si à force de persévérance vous trouvez votre Graal, vous comprenez vite pourquoi votre bailleur a accepté un prix si raisonnable.

Vous vous pensez enfin posé ? Être nomade digital c’est aussi beaucoup de surprises

Cuisine sans matériel, poussière cachée, literie « tue-cervicales », internet déplorable et vos espoirs de séjour sans accro s’égrainent aussi vite que vos sous.

Nous tirons le gros lot avec un lieu de vie sain en surface mais finalement insalubre.

Démangeaisons suspectes et allergies sont notre lot quotidien au bout de 2 mois. Au point de devenir fous, de faire intervenir un professionnel de la désinfection et d’aller chez le médecin.

Séance de test allergique chez l'allergologue

En pleine séance chez l’allergologue pour tester la réaction à 29 types d’allergies

De nouveaux frais en perspective.

Et pendant ce temps, nous ne sommes pas en train de travailler…

Rien n’y fait. Décision radicale mais vitale, nous voulons quitter l’appartement. Mais qui dit contrat de 6 mois avec dépôt de garantie, dit bataille pour récupérer notre caution auprès d’un bailleur malhonnête et intraitable.

Et là ça vire au cauchemar.

La famille du bailleur nous menace, débarque avec des gros bras et nous voilà séquestrés !

Obligés d’enchaîner les recommandés, de faire constater l’insalubrité, de prévenir l’ambassade et même d’aller chez les flics (corrompus) pour nous protéger et récupérer notre dû.

Poussière d'acariens sur un tissus

Constat du professionnel après 3 secondes d’aspiration sur un bout de notre matelas : infesté d’acariens !

Mais rien ne fonctionne.

Nous sommes condamnés à nous démerder seuls dans un monde que nous connaissons à peine. Partir pour l’aventure ne veut pas toujours dire bonne aventure.

Autant de démarches qui vous font dire encore et encore :

Et pendant ce temps, nous ne sommes pas en train de travailler…

Tous nos projets sont en standby depuis des semaines.

Alors quelle décision prendre ?

Trop de problèmes et trop de frais. Nous nous disons : Partons de Budapest pour Sofia. testons la Bulgarie pour 3 mois.

Pourquoi 3 mois ?

Marché des femmes de Sofia

Le cyrillique… Wohouu, allons-y !

Parce que trop de déplacement tue votre rythme de travail. Et qu’on ne veut pas se taper le visa de 60 € une fois les 90 jours de dépassés. :)

Parce qu’un nouvel endroit attise fatalement l’envie de découverte. Vous vous voyez débarquer dans un pays inconnu et rester devant votre PC sans mettre le nez dehors ?

Et puis il faut s’adapter à son fonctionnement :

  • Trouver un nouvel habitat correct
  • S’adapter à une nouvelle monnaie
  • Convertir son argent dans un bureau de change qui vous ne la mette pas
  • Appréhender une nouvelle langue, voir même un nouvel alphabet

Car en Bulgarie, l’écriture est en cyrillique. Du coup nous apprenons, pas le choix.

Et pendant ce temps, nous ne sommes pas en train de travailler…

Vous avez parfois ce sentiment qu’il serait peut-être mieux de rester chez soi, en France

Sans tous ces tracas et ces gros bagages bien trop lourds. Bah oui… On en a trop pris, c’était pourtant évident.

D’autant plus quand on se les trimbale dans des bus minuscules, à pied dans les quartiers chauds ou dans des wagons ghetto comme ce train de nuit Belgrade – Sofia.

Nous y avons d’ailleurs expérimenté le contrôleur tyrannique – alcoolique le plus ignoble de Serbie. Refusant de nous donner une couchette dans son wagon vide. Gueulant, fumant et invectivant toute la nuit les quelques passagers obligés de fouler son territoire.

Dans la couchette du train Belgrade - Sofia

Le train de l’enfer où nous avons dû mendier notre couchette et voler nos draps pour dormir au propre

Et on se dit :

Est-ce vraiment bon pour mes projets professionnels de passer quelques mois à me déplacer autant et à vivre dans plusieurs pays ?

Une routine ça fait parfois du bien

Et ça évite de perdre 3h par jour à apprivoiser une nouvelle contrée.

La petite routine parisienne comme on l’aime n’est pas toujours faite pour nous déplaire. C’est confortable.

Parce que nous essayons chaque jour de faire une montagne de chose, de jongler entre le travail pour nos clients et nos projets pro et perso, cette routine est importante.

Nous ne pouvons nous permettre de débattre en permanence sur ce que nous allons faire, où dormir, déjeuner ou faire nos courses prochainement. Sinon adieu au gain de productivité.

Chaque minute passée à vous caler est à retrancher du temps nécessaire pour avancer sur vos projets. Et perdre votre routine au moment où ceux-ci battent leur plein est une chose qui peut faire très peur.

Mais en y repensant plus profondément nous avons réalisé que…

Nous aimons notre vie en « flux tendu » malgré ses tracas !

Nous passons maintenant très rapidement d’une décision à une autre et nous nous adaptons en créant nos propres procédures de déplacement.

Et Airbnb, invention sublime pour travailleur nomade, est notre ami fidèle pour nos 10 premiers jours sur place, le temps de chercher un autre lieu pour quelques mois.

Et de visiter aussi. :)

L'intérieur et salon d'un appartement à Sofia

Notre premier appartement avec superbe vue sur Sofia : un peu cher mais parfait pour débuter

En réalité, être nomade digital c’est avoir son propre modèle d’équilibre la plupart du temps. Des schémas de vie qui sont juste un peu chamboulés à chaque déplacement.

Et c’est parfait !

Ces chamboulements ne nous empêchent pas d’être productifs. C’est comme dans une vie sédentaire, il y a des imprévus. Et nous notons même que cela nous apporte une certaine créativité.

Enfin, une grande même !

Nos habitudes chamboulées ne nous laissent jamais la possibilité de nous ennuyer de notre vie. Et encore moins de nous laisser guider par une existence en mode pilote automatique.

Le voyage dans ces conditions de nomade digital nous permet d’apprécier cette ennuyeuse routine sans jamais nous encroûter.

Cela signifie aussi que nous tombons de notre piédestal au moins une fois tous les quelques mois. Et ça réveille !

Alors en quoi n’aimerions-nous pas ce style de vie ?

Haydée Bouscasse

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41 Réponses à Être nomade digital n’est-ce pas trop de tracas ?

  1. Michael 1 octobre 2014 à 6 h 50 min #

    Bonjour Haydée,
    Très bon article je trouve, car je pense que les gens ne se rendent pas forcément compte des galères et complications qu’on peut avoir en mode nomade digital. A mon avis le plus gros facteur de stress à l’étranger est l’accès à Internet. Par exemple lorsque ton business en dépend, que tu dois envoyer des emails, t’occuper d’un client, écrire un article… Dans ce cas là le petit signe wifi deviens ton meilleur ami :)
    Et du coup tes premières impressions de Sofia ?

    • Haydée 1 octobre 2014 à 8 h 39 min #

      Internet est notre première condition d’installation dans un nouvel appartement Michael. C’est bien utile pour un business en ligne :p

      Je tenais à mettre en avant les problèmes rencontrés pour les nomades ou futurs nomades, pour qu’ils aient moins de surprises.

      Pour répondre à ta question, lors de notre arrivée à la gare de Sofia, nous avons presque eu un choc. Il faut savoir que la gare est un coin un peu reculé où il n’est pas conseillé de trop traîner.

      Mais ce choc vient de la différence entre Budapest et Sofia. L’une est moderne, l’autre bien plus vieillotte. Après un mois ici, nous aimons beaucoup cette ville. Elle a un charme certain avec ces nombreux parcs, dont certains sont sauvages.

      Les gens vous aident systématiquement dans la rue, on y mange très bien et c’est peu cher.
      Pour finir, nous avons l’impression de faire un bon en arrière, à 20 km de Sofia, là où nous sommes posés actuellement, c’est la campagne profonde, nous ne pourrions plus trouver de tels endroits dans la banlieue parisienne.

      Bref, une ville (et ses alentours) à connaître absolument.

  2. Chanchan 1 octobre 2014 à 7 h 42 min #

    Bien cet article. Il est 6h30 et je passe un bon moment à lire vos péripéties. Les gens ne pourront pas dire ne pas savoir mais ça finit par une note positive. BRAVO ma puce. Bisous

    • Haydée 1 octobre 2014 à 8 h 49 min #

      Merci Chanchan,

      C’est toujours bon de lire une petite histoire le matin en prenant son café ;).
      Et tu as raison, nos mini-galères permanentes nous renforcent chaque fois, ce ne peut être que positif !
      A bientôt

  3. blog internet 1 octobre 2014 à 8 h 34 min #

    Eh ben ! Votre périple a du être très difficile ! C’est clair que c’est pas toujours simple de partir en vadrouille ! Mais quand on travaille sur internet, on a la possibilité de travailler de n’importe quel coin du monde ! Notre métier est propice au voyage ;)

    • Haydée 1 octobre 2014 à 8 h 55 min #

      Complètement « blog internet », et pour moi c’est même l’avenir.

      La France est en retard sur cette mode de travail numérique et pourtant de nombreux pays anglosaxons ont pris le pli.

      Si je ne dis pas de bêtises, il n’y a que 7% de français contre 20% d’anglais à suivre ce mode de vie, mais je ne trouve plus la source de ma lecture. Cela m’avait impressionné.

      Si les anglais en sont déjà là, imagine en 2020 !! Les bureaux n’auront plus lieu d’être dan ce monde ! (bon ok j’exagère un peu)

  4. blog internet 1 octobre 2014 à 8 h 35 min #

    D’ailleurs, n’héistez pas à regarder mes articles sur le thème du web !

  5. Joana 1 octobre 2014 à 12 h 13 min #

    Ah bah merde !! Je ne savais pas que l’appart insalubre était la raison de votre départ de Budapest.

    Bon, en lisant votre article j’ai eu peur que votre seule conclusion soit que finalement, c’est trop compliqué d’être nomade ! Dans ma tête j’étais là « non maaais, toutes ces galères ont un certain charme, on apprend, je suis pas d’accord ! ». Heureusement votre conclusion est plus positive ;)

    Voilà, je ne dirais pas que j’aime les galères mais finalement c’est toujours super constructif, ça permet d’apprendre et de donner de la valeur à certaines choses. Et puis des tracas, il y en a aussi en France, il ne faut pas croire que c’est seulement quand on décide d’être nomade ! Si on décide de bouger et de tenter l’aventure dans d’autres villes c’est bien parce que justement, on en a marre de cette routine… Bon bah là vous avez été servis ;) J’espère que les problèmes de santé sont résolus parce que par contre il faut faire gaffe avec ça ! La santé avant tout !!

    Bises !

    • Haydée 1 octobre 2014 à 20 h 37 min #

      Et bien le voilà le post qui explique nos raisons Joana. Tu commences à nous connaître, tu sais bien que nous n’aurions pas été pessimistes :). Au contraire.

      Nous le savions avant de partir que certaines galères nous tomberaient dessus. Mais ce qui est drôle c’est qu’on ne sait jamais lesquelles !!

      Où que nous soyons, il y aura des problèmes, mais ils seront différents. La différence c’est que le nomade n’a aucun repère.

      Une chose nous a malgré tout beaucoup surpris :

      Lorsque nous avons déclaré à la police le non-respect des clauses du contrat de location, après 2h d’explication, ceux-ci ont été clairs :
      « Pour 15 000 forints, nous nous déplaçons »

      Ce n’est pas une somme extravagante, mais pour le principe j’étais outrée. Nous pouvions nous mettre le doigt dans l’œil pour avoir leur soutien, il fallait se démerder seuls en d’autres termes. Et en aucun cas, nous ne voulions les payer.

      C’est l’ambassade de France qui nous a conseillé d’agir de la sorte, bref, tu finis par te dire que tu vas devoir te battre physiquement pour récupérer ta caution :) Ce qui n’a pas été le cas, heureusement.

      Oui nous allons beaucoup mieux, c’était Tony le plus touché !

  6. Florence gindre 1 octobre 2014 à 12 h 17 min #

    Amusant article. J’ai bien aime le « et pendant ce temps, nous ne sommes pas en train de travailler » ;)

    Vous en avez eu, des galères mais je crois qu’il y en a toujours lorsqu’on s’installe. Au final, ça va devenir une habitude.
    Cette année, nous enchaînons notre deuxième année consécutive au même endroit depuis un bout de temps (3 déménagements en 4 ans) et ça me fait un bien fou de ne pas avoir à gérer les recherches d’appart, d’écoles, les transferts administratifs (une horreur), etc.

    Je suis avec intérêt votre vie de « nomade digital », il est vrai qu’Internet est fondamental. Lorsque je vois que je réalise des projets avec des gens aux 4 coins du monde, c’est tout simplement fabuleux. D’ailleurs, j’y retourne

    • Haydée 1 octobre 2014 à 20 h 43 min #

      Oui le « Et pendant ce temps, nous ne sommes pas en train de travailler… » c’était pour donner le rythme Florence ! Et pour montrer dans quel état d’esprit nous étions à ce moment.

      Cet été nous avions choppé un très bon rythme de travail avec des plans sur la comète et… bien certaines tâches d’avancement ont du être retardées, c’est ainsi, ce n’est pas bien grave non plus, il faut juste être solide moralement parfois.

      Les tâches administratives, ce que j’aime le moins et avec les enfants, ce travail est double… au moins !

      Vous bougez pas mal quand même, vous comptez repartir ?

    • Florence Gindre 2 octobre 2014 à 8 h 21 min #

      C’est ça qui est bien lorsqu’on travaille pour soi, on peut faire un tas de plans sur la comète. Ensuite, on se rend compte qu’il faut du temps pour les mettre en application ! Et là, il ne faut pas se décourager :)

      Pour l’instant, nous sommes vraiment bien où nous sommes. On a l’impression d’être en vacances chaque week-end ! On peut aussi bien rester à Marseille que aller dans les calanques, en Camargue, dans le Lubéron, etc.
      Et la seule opportunité qui nous est proposée actuellement serait que mon mari regagne le siège social à Paris (bof).
      Par contre, nous avons un projet pour partir l’été 2016. A voir si on y arrive, ce sera en fonction du congé sabbatique que mon mari pourra avoir, des sous que nous aurons pu mettre de côté. Pour l’instant, nous espérons 3 mois. Ce serait pour partir sur notre bateau, dans les Antilles.

    • Haydée 2 octobre 2014 à 9 h 00 min #

      Beau programme Florence !

      Tu as raison, il faut toujours prévoir une grande marge au cas où ! Ce que nous avons fait d’ailleurs, mais quand ça tombe ton mental en prend un coup.
      je te souhaite de faire ces 3 mois, un bateau aux Antilles c’est le rêve :)

  7. Eric van den Broek 1 octobre 2014 à 13 h 28 min #

    Hello ! Jolies péripéties :) . utilisez vous de temps en temps des espaces de coworking lors de vos déplacements ? Ca aide en général énormément à se caler, travailler tranquillement, rencontrer des gens, éviter des pièges… Disclaimer: j’ai fondé un espace de coworking à Paris (Mutinerie) et une plateforme permettant de travailler de n’importe quel espace du réseau (+ de 260 dans le monde) avec un seul abonnement : Copass. En dehors de ça je voyage énormément et travaille presque toujours d’un espace (via Copass haha). C’est ce qui fais que je me sens bien après 1 jours :)

    • Haydée 1 octobre 2014 à 21 h 37 min #

      Non Eric, nous n’utilisons pas encore d’espace de coworking, pas encore, mais nous y songeons.

      Se caler, nous y arrivons bien, mais nous ne rencontrons pas d’autres co-workers, c’est ce que nous regrettons le plus.

      En revanche nous sommes plutôt avenant et rencontrons facilement les locaux, même si nous devons parfois parler avec les mains :).

      Intéressant ce que tu as créé, nombreux sont les gens ayant besoin de ces espaces pour rythmer leur travail.

      Une question : il y a des lits dans les espaces de coworking ? Car en ce qui me concerne, travailler de chez moi c’est aussi pouvoir me reposer quand mon corps en ressent le besoin. C’est recommandé.

  8. Jonathan 1 octobre 2014 à 21 h 38 min #

    Salut les amis !
    Un peu galère votre histoire, sur le moment vous ne devez pas vous marrer, même si au final il n’y a pas de mort de lama ;-)
    Personnellement, c’est en partie à cause de ce genre de trucs que je me vois mal opter pour ce style de vie plus de quelques mois par année, j’ai besoin de me poser et d’avoir tout en automatique pour pouvoir créer à coté et être productif… mais ça s’apprend peut-être ;-)
    En tout cas bon courage, je pense souvent à vous !
    Bises <3

    • Haydée 2 octobre 2014 à 8 h 54 min #

      C’est sûr Jonathan, sur le coup on n’est pas au top, mais ces histoires sont celles qui font le plus rire à la longue finalement.
      Oui cela s’apprend, nous ne réagissons plus de la même manière avec l’avancement : plus prudent sur certains aspects, plus réactifs, moins naïfs, moins hésitants, etc. Nous affinons nos méthodes de négociation par exemple, bref, un véritable apprentissage de la vie, un peu en accéléré parfois !
      Bises également :)

  9. Corinne 1 octobre 2014 à 22 h 20 min #

    J’ai moi aussi eu droit à tellement de lieux insalubres, voire même dangereux! J’ai carrément failli prendre feu une fois. Il y a des moments où c’est trop :) Mais ensuite il y a ces moments incroyables qui valent toute la poussière et les cafards du monde!
    J’ai ajouté votre article à ma page « Devenir Nomade ». Enjoy Sofia!

    • Haydée 2 octobre 2014 à 8 h 57 min #

      Prendre feu, ton lieu devait être rustique ! D’ailleurs, là où nous sommes actuellement à Novi Xan, l’électricité n’est pas très sécurisée mais ça peut aller. Les tas de poussières n’étaient pas si grave au final, le plus dur furent les allergies inexpliquées qui empêchaient Tony de dormir.
      Merci pour cet ajout, c’est très sympa :)

  10. Didier 2 octobre 2014 à 12 h 59 min #

    Ben là, je vous dis « chapeau bas » ! Car il y en aurait plus d’un qui aurait déjà décroché ! Ah ! Purée, quelle galère ! J’allais dire, bon à 2 c’est plus facile de lutter…Mais tout de même ! Les échecs (même si j’ai bien compris que c’en était pas un finalement) sont très formateurs : éviter l’erreur la prochaine fois et bien sûr apprendre ! En tout cas bon courage ! Et même si je ne suis pas très présent en ce moment sur la toile, je vous ai à l’oeil ! ;-)

    • Haydée 6 octobre 2014 à 22 h 20 min #

      Pour ce qui est d’apprendre, on est servi Didier !
      Mais quand vient l’heure où tout se règle, ce sont des moments de pure bonheur : Encore une montagne de grimper, si tu vois ce que je veux dire.

      Et pour être honnête, nous en avons d’autres. Exemple : Un client en France qui ne nous paye pas depuis 4 mois maintenant… Sans compter que pour le moment nous en avons peu, la somme due est donc importante à nos yeux. Mon dernier mail a été plutôt… direct.

      Et j’en passe, je garde les prochaines galères pour de nouveaux articles :)

  11. Laurent Claudel 2 octobre 2014 à 13 h 07 min #

    Les galères d’aujourd’hui sont les histoires de demain, du coup, bah vivement demain ;-)
    Je comprends mieux ce départ précipité pour Sofia, ça m’avait plutôt intrigué à vrai dire.
    J’ai ma petite idée pour le contrôleur du train, c’était pas le grand frère de votre proprio véreux ??
    Allez, mes amitiés aux Bulgares les amis :-)

    • Haydée 6 octobre 2014 à 22 h 27 min #

      Tout à fait Laurent, comme ce que je disais à Didier, maintenant on rigole bien de nos histoires et à vrai dire c’est un mal pour un bien, car nous sommes mieux ici dans notre petite campagne que dans un appart à Budapest. Travailler au milieu de la nature est bien plus sympa finalement.

      Les grandes villes c’était plutôt mon choix au départ car j’aime ça et Tony a suggéré la campagne, car il préfère et bien il n’avait pas tort !

      Bien vu pour le grand frère je me disais bien qu’il y avait un air de ressemblance…
      En fait non, le proprio était toujours très sympa et très propre sur lui de visu (et une vrai crapule aux dents longues par derrière) alors que le contrôleur était un petit vieux aigri puant l’alcool qui se prenait pour un grand chef.

      Je te rassure, nous avons rencontré des gens hyper sympas parallèlement, ils ne sont pas représentatifs des hongrois ou serbes :).

  12. Léonor&Théo 3 octobre 2014 à 12 h 47 min #

    Bonjour Haydée !

    « En réalité, être nomade digital c’est avoir son propre modèle d’équilibre la plupart du temps. »

    Tout à fait, c’est là aussi notre vision des choses ! La vie de nomade digital ne doit pas être une vie sans équilibre, au contraire, c’est un style de vie qui permet de choisir et de construire son propre équilibre, je dirais même de le trouver, cet équilibre qui n’est plus dicté par la société mais par nos envies, nos réels besoins, et qui nous correspond de manière plus personnelle !!

    Sinon je compatis pour toutes vos péripéties, on en a connues des pas mal dans le genre… Genre punaises de lit ! Je veux même pas en parler ahah

    • Haydée 6 octobre 2014 à 22 h 30 min #

      Je dirai que c’est impératif d’être réglé au possible Léonor&Théo, comme vous le mentionnez.

      Nous sommes toujours un peu perdu lorsque nous devons gérer nos vies comme bon nous semble, mais c’est ce qui la rend intéressante :)

      Comme je te comprend pour les punaises, nous les avons connu aussi en Equateur : un très mauvais souvenir !

  13. Aurélien 6 octobre 2014 à 15 h 42 min #

    Et bien, quel manque de chance à Budapest :( Et puis hélas, lorsque les ennuis commencent (appartement pourri), il y a bien souvent des complications qui s’éternisent :(

    Concernant le mode de vie, on a toujours tendance à voir les défauts de son propre mode de vie mais lorsque l’on change, on se rend vite compte qu’il y a toujours des défauts. Pour ma part, je ne pourrais pas basculer vers ce mode de vie car j’aime bien alterner routine et voyage. Et puis, comme tu le dis, la routine a aussi ses avantages! Elle a surtout l’avantage de « créer » des moments top lorsque l’on sort de la routine pour quelques semaines ;-)

    • Haydée 6 octobre 2014 à 22 h 34 min #

      Quoi que l’on fasse nous devrons toujours faire face à des problèmes Aurélien, mais en fait nous vivons cette routine, sauf qu’elle est différente de la vie plus commune de la sédentarité comme je le précise à la fin de l’article, et nous aimons la vivre ainsi.

      Tout est question d’habitude, de réflexes et de décisions.

      Notre nouveau mode de vie de 3 mois ou 6 mois n’est pas une vie de voyageur pure tout le temps en vadrouille, c’est un voyage lent. Nous restons malgré tout suffisamment de temps pour s’installer et s’intégrer.

  14. Tony (Ou&Quand) 6 octobre 2014 à 15 h 42 min #

    Ton récit est édifiant. Mais cela ne m’étonne pas, surtout la partie sur le logement.
    Dur de trouver un logement lorsqu’on est étranger. On est forcément considéré comme un touriste… Puis il y a l’aspect légal. Par exemple, en France, un étranger (hors UE) ne peut pas louer un appartement (sauf location saisonnière).
    J’avais fait l’expérience l’année dernière de partir en Thaïlande pour 3 mois. J’ai dû passer par les locations pour touristes, pas le choix… Ma plus grande crainte, ayant réservé à l’avance, était de savoir si le WIFI fonctionnait bien. Heureusement, tout s’est bien passé à ce niveau. Mais sans wifi et une réservation payée pour plusieurs mois, c’est la cata…

    • Haydée 6 octobre 2014 à 22 h 50 min #

      Le fait de s’éloigner des capitales donne de meilleure opportunités de négociation Tony. Ce qui est le cas avec notre nouveau chez nous. Nous louons au mois et c’est peu cher. Nous n’avons pas la contrainte de rester obligatoirement 6 mois afin de réduire le montant mensuel.

      Par contre, gare à l’internet ! Nous avions spécifié à notre hôte actuel que c’était une des conditions de notre venue, et ça n’a pas loupé mon ordinateur n’affichait qu’une barre. Heureusement, ils sont réactifs, à peine nous leur en avons fait part qu’ils ont immédiatement mis un modem dans notre maison.

      Et pour continuer dans la série, le lit était minuscule… C’était un lit une place pour 2 !
      Nous leur en avons parlé : le lendemain, ils ont acheté un lit double ! C’est fou car c’est tout l’inverse de notre ancien proprio.

      Bref nous ne sommes pas au bout de nos surprises pendant cette année de déplacement.

      En Thaïlande, la première fois que j’y suis allée, encore naïve j’ai payé à l’avance pour un service de logement et de plongée tout compris pour 5 jours sur une île. A l’arrivé la chambre d’hôtel n’avait rien à voir avec les photos… Je comprend donc bien ta crainte car nos réclamations n’ont rien changé !

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