Je suis une nomade digital (et vous l’êtes aussi)

Vous souhaitez vous aussi travailler de n’importe où dans le monde ? Voici 11 business en ligne pour vous aider à le faire. Ce PDF est gratuit. Pour l’obtenir, cliquez ici.

Tout ce que je possède est empaqueté dans 3 sacs de voyage.

Enfin presque… Le reste se trouve dans une cave parisienne.

Je travaille donc de n’importe où tant que wifi et caféine sont au rendez-vous.

Si les nouvelles technologies permettent à la plupart d’accéder à mes pensées, elles me confèrent surtout la possibilité de travailler et de vivre librement.

Ça vous branche ? Attention de ne point rater le coche.

Mais qu’est-ce qu’un nomade digital ?

C’est celui qui utilise toutes les technologies disponibles pour travailler où ça lui chante.

Il ne s’agit pas de voyager mais de faire des choix de vie.

Nomade numérique n’implique pas forcément de vivre à l’autre bout du monde. Tant que votre boulot vous permet d’être mobile, vous en êtes.

femme dans un café avec son ordinateur

Même si votre nomadisme s’arrête au café du coin

Au risque de vous surprendre, la majorité des nomades digitaux ne sont pas blogueurs. Difficile d’en entendre parler dans ces conditions.

Ils sont généralement plus âgés et exercent des professions moins insolites que voudrait bien nous faire croire la blogosphère ; comme webdesigner, développeur ou rédacteur. A ne pas confondre avec les voyageurs professionnels (c’est souvent le cas).

Avec le temps, la palette des « métiers sur la route » s’est élargie à des activités telles que le consulting en ligne, les relations publiques, la comptabilité et encore bien d’autres domaines.

Travailler indépendamment de notre situation géographique

Mon homme et moi avons enfin atteint cet objectif. Au moment où j’écris ces lignes je suis à Budapest.

Femme assise dans un canapé dans le salon

Je viens de m’installer dans cet appartement pour 6 mois

J’y ai passé 2 mois avant de rejoindre Sofia pour 3 autres. Voyez cette année comme un test, une expérience dont vous profiterez grâce aux récits de mes succès et galères dans la réalisation de mes projets.

Et après ?

Je serai peut-être en Albanie, en Roumanie ou en République Tchèque. Qui sait ? Même si pour le moment l’incertitude de notre réussite nous oblige à prévoir un retour en France au terme de cette fameuse année.

Alors non, je ne suis pas en vacances !

Je « télé-travaille » dans le pays de mon choix grâce aux technologies mobile et internet.

Et ça bosse dur !

En fait, je n’ai jamais eu autant de boulot. Heureusement qu’aucune maison ni déplacement domicile / travail à gérer me dégagent du temps.

Somptueux édifices de Budapest

Assez  aussi pour admirer les somptueux bâtiments de Budapest

Tout est question de choix et de compromis

Car comme toujours, la préoccupation principale est d’ordre financier.

Comment puis-je gagner ma vie en devenant technomade ?

Impossible de vous répondre spécifiquement car vous seul connaissez vos compétences et les circonstances pouvant vous amener à changer de vie. Mais en généralisant je vous dirais que si vous travaillez à domicile, alors vous pouvez le faire de Prague, Bangkok ou Santiago.

Et si ce n’est pas encore le cas vous pouvez toujours vous reconvertir. Changer de carrière est tout à fait possible et très bénéfique.

Beaucoup de gens disent :

Je pourrais largement exercer mon métier via internet ou téléphone.

Et pourtant, promoteurs immobiliers, enseignants, professionnels de l’informatique et bien d’autres encore croient à tort qu’ils sont enchaînés à leur lieu de travail.

Prenez dans ce cas en exemple les 11 business en ligne que je vous propose dans ce PDF. Pour l’obtenir, cliquez ici.

Si vous n’êtes pas de ceux-là, il vous reste l’option du boulot temporaire à l’étranger. De nombreux travailleurs nomades s’y sont essayés avec plus ou moins d’argent à la clé.

Bon, j’avoue que plus l’endroit est sympa, moins d’argent vous ferez.

Budapest belle la nuit Danube et jeunes femmes

Dur d’être un bourreau de travail à Budapest en été, mais après 3 semaines ici je tiens le choc. :)

Quid de cette conviction profonde : Vivre à l’étranger menace votre sécurité financière ?

Cassons donc ce mythe si répandu. Lorsque vous vivez dans un pays fortement industrialisé, vos plus grands coûts sont les coûts fixes :

  • Loyer et hypothèque
  • Charges et taxes
  • Services publics
  • Voiture et transports
  • Assurances
  • etc…

Si comme moi vos revenus sont irréguliers, de tels coûts peuvent engendrer des difficultés financières brutales. Et vivre l’austérité ne donne pas spécialement envie…

A l’inverse, louer une chambre à l’étranger nous rend plus flexible. Sans attache, nous décomposons nos dépenses plus rapidement et adaptons notre pouvoir d’achat suivant le pays de notre choix. Ainsi, maîtriser nos coûts nous permet de travailler sur nos projets tout en voyageant.

Dès notre arrivée dans l’appartement hongrois, la première chose que nous avons faite est un tableau de suivi de nos dépenses. Et bien je vous assure qu’elles sont bien moindres qu’en France.

Des objections ?

En travaillant à l’étranger je gagnerai moins d’argent !

Possible, mais les coûts d’un nomade digital sont aussi variables que ses revenus.

Si vous vivez royalement dans un pays riche et que votre plus gros client vous lâche, vous pouvez toujours vous rabattre sur un logement plus modeste en Europe de l’Est ou en Asie du Sud-Est jusqu’à stabilisation de vos finances.

Clochard-Digital

Au final c’est une question de préférence : La sécurité d’un salaire plus élevé en sédentaire ou la liberté de travailler d’où bon vous semble pour des revenus plus modestes. Argent contre liberté, sécurité contre aventure ; à vous de voir.

La technologie nous permet aujourd’hui de faire ces choix

A partir de 2007 j’ai souvent travaillé à distance. La qualité des produits et services facilitant la vie du nomade digital a considérablement augmenté depuis.

Mais de quelles technologies parle t’on concrètement ?

Les sites de logement alternatifs

Vous cherchez une ville où loger et outre le prix, vos critères de recherche sont spécifiques ?

La nouvelle génération de sites Web à la sauce Airbnb n’aura plus de secrets pour vous. C’est simple, rapide et efficace. Voyez ce que vous pouvez louer pour deux à 20 € la nuit au centre de Budapest, tout compris. :)

Copie écran appartement à louer Buda 20€

Beaucoup de logements sont proposés et le prix est dégressif si vous restez plus longtemps. Nous avons eu le temps d’en tester deux en 15 jours. Le temps de trouver notre appartement actuel également dégoté sur Airbnb.

N’hésitez pas à négocier ! C’est environ les 2/3 du prix proposé que vous payerez à chaque fois.

Ma dernière négociation m’aura fait baisser de 200€ mensuels la location de l’appartement. Résultat : 380€ par mois tout compris.

Vue d'ensemble d'un appartement Budapest

50m² près du centre de Budapest

Mais il aura tout de même fallu 7 jours d’échanges par mail pour arriver à un accord. Sans compter les nombreuses visites d’appart effectuées en parallèle.

Notez que vous pouvez utiliser ces sites non seulement pour trouver un logement à l’étranger mais aussi pour louer votre propre maison et compenser vos frais.

Et en plus Airbnb sait gratifier ses utilisateurs. En vous inscrivant via ce lien  : 

Airbnb Haydée, vous me faites gagner de l’argent.

Et vous aussi vous en faites !

Laissez un commentaire suite à votre première nuit et vous serez récompensé. Je payerai ainsi 18 € de moins lors de mon passage à Bratislava en septembre.

Ils ont vraiment tout compris, je comprend mieux l’ascension fulgurante de leur site.

Notre première nuit sera donc gratuite.

 Le réseautage social

S’éloigner de la famille et des amis est sans conteste la chose la plus difficile lors de nos déplacements à l’étranger. Certes, avoir un blog permet de leur donner un aperçu de notre vie, mais les réseaux sociaux sont là pour les tenir au courant en temps réel.

Google Hangout logoEn particulier Google+, idéal pour les nomades numériques.

Google Hangout permet notamment de s’engager dans des chats vidéo gratuits et illimités pouvant rassembler jusqu’à dix personnes.

Une manière efficace de prendre part à des réunions pro, des présentations ou pour rester en contact avec vos collègues, famille et amis.

Google+ est également très international, c’est donc un excellent moyen de rencontrer des gens à l’étranger et d’obtenir des conseils sur la vie dans les pays convoités.

Les traducteurs

Au cours des dernières années, un certain nombre de services instantanés de traduction, tels que Google Translate ont été mis en ligne.

Google translate logoJe l’utilise actuellement pour apprendre les bases du hongrois.

Nous savons maintenant compter et prononcer les noms des légumes.
Histoire de pouvoir lire facilement les étiquetages en faisant nos courses.

Köszönöm (merci) Google !

Le Cloud computing

Ou comment stocker vos données en ligne. Tout le monde parlait de cloud computing il y a cinq ans, mais les services complets et conviviaux étaient difficiles à trouver.

Google-Drive logoAujourd’hui nous avons Dropbox, iCloud, Google Drive et de nombreuses options de sauvegarde sur le cloud, comme Carbonite.

Les risques de vol et de perte augmentent lorsque vous êtes à l’étranger. Le cloud computing est donc très apprécié des nomades.

Et puis la sécurité en ligne est indispensable. Sans compter qu’il est important d’avoir accès à vos données à partir d’ordinateurs publics.

Les tablettes tactiles

Des appareils tels que l’iPad ou le Google Nexus sont des gadgets de rêve pour les travailleurs mobiles. Même si un portable est nettement plus pratique et largement suffisant pour bosser.

Ne nous encombrons pas non plus.

Néanmoins les tablettes peuvent simplifier le travail, surtout si les déplacements sont fréquents. A Budapest mon matériel se limite à mon ordinateur portable, mon tél, mon appareil photo et ma caméra.

Ce qui est déjà beaucoup.

google-voice-vs-skype logoLa téléphonie sur Internet

Google Voice est un excellent service pour les technomades. L’avantage est que votre numéro de téléphone reste le même, peu importe où vous allez.

Vous pouvez associer en prime votre numéro Google Voice à votre compte Skype, aussi indispensable pour les réunions à distance que pour les coups de fil à votre mère. ;)

Etre nomade c’est aussi savoir profiter des loisirs de proximité

Vivre 6 mois ici et là, c’est découvrir à chaque fois une nouvelle vie et de nouvelles activités. Difficile de se lasser…

Et quand le mois d’août accueille le grand festival Sziget, reconnu comme le meilleur d’Europe en 2012, il serait bête de ne pas y faire un tour. Ça tombe bien, ma nouvelle demeure n’est qu’ à 10 km. :)

Festival Sziget-vue-aerienne Budapest

Sur les 8 jours de folie prévus j’en ferai donc au moins un. C’est 50€.

Je ne doute pas que Sofia m’offre des opportunités similaires. C’est tout l’intérêt de rester un minimum de temps à chaque endroit.

Que vous travailliez d’un Starbucks local, d’un espace de coworking ou de votre nouvel appartement, les outils pour nomade digital vous donneront une liberté sans précédent et la capacité de rester connectés et productifs à chaque instant. Peu importe où vous choisissez de vivre.

Alors oui, vous êtes un nomade numérique aussi !

Et si c’est n’est pas encore le cas, inspirez-vous des idées de business en ligne de mon PDF gratuit. Cliquez et téléchargez.

Mais la vraie question est :

Êtes-vous vraiment certain de profiter à fond de toutes ces possibilités ?

 Haydée Bouscasse

 

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57 Réponses à Je suis une nomade digital (et vous l’êtes aussi)

  1. Isa 15 juillet 2014 à 7 h 35 min #

    Bonjour Haydee,

    j aime toujours autant te lire!
    Budapest est une tres belle ville et agréable, tu auras remarqué que tout se négocie et que le écrits n ont aucune valeur…
    Nous sommes expatriés en Croatie à Pula(soleil, mer cristalline et tres touristique)et nous avons totalement rénové un appartement de vacances en plein centre ville….Si l’envie te prenait de venir quelques jours voici mon lien airnb pour ton crédit vacances! http://www.airbnb.fr/c/imori1

    Au fait ton lien airnb ne marche pas…!

    A bientôt!
    viszontlátásra! ;)

    Isa

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 16 min #

      Salut Isa,

      Tu as tellement raison, et pourtant beaucoup de gens ne négocient jamais !

      Pour l’instant c’est Bratislava en Septembre. Je ne connais pas la Croatie, ce n’est pas au programme mais je vais y songer.

      merci pour le lien, je l’ai changé hier quand tu me l’as signalé.

  2. Astrid 15 juillet 2014 à 9 h 13 min #

    Ce que tu fais correspond exactement à l’idée que je me fais de la vie de nomade digital. Se poser quelque part, et prendre le temps de découvrir un pays. Bref, profiter des avantages que nous offre cette vie !

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 18 min #

      L’idée que tu te fais Astrid est donc la bonne, car c’est la définition du nomadisme digital que j’ai eu l’occasion de pratiquer déjà 6 mois en Amérique latine.
      Mais lorsque tu pars, tu vis sur tes économies ou tu fais de l’argent sur la route ?

      On en profite !

    • Astrid 17 juillet 2014 à 8 h 17 min #

      Pour le moment j’arrondis un peu mes fins de mois grâce à la photo, mais j’espère bien que les choses évolueront, en tout cas je fais tout pour :)

  3. Julie joursdeglisse 15 juillet 2014 à 10 h 39 min #

    « Je travaille donc de n’importe où tant que wifi et caféine sont au rendez-vous. »
    Ça c’est le top Haydée ! Et c’est tellement vrai, je t’écris en ce moment de l’intérieur de mon camping-car avec ma tasse de café… Le tout est de chopper un bon réseau wi-fi : quand on blogue, qu’on télécharge et qu’on upload, faut pas qu’ça rame ! ;-)

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 19 min #

      Salut Julie,

      Bon café tout d’abord (bon je sais qu’il doit être bu depuis hier où tu as laissé ton commentaire).

      Clairement le plus important pour les nomades digitaux que nous sommes c’est la WIFI avant la bouffe même ! loil

      J’espère qu’on se croisera un de ces 4.
      Bises

  4. Julie 15 juillet 2014 à 10 h 51 min #

    Bonjour, je suis contente de croiser de plus en plus de nomad digital, lorsque nous nous étions lancés il y avait peu de monde en France (notre expérience sur buzztrotter.com). Aujourd’hui, nous sommes posés avec un bébé mais les voyages comptent encore énormément pour nous :)
    Profitez bien de ce mode de vie génial !!!! De belles rencontres et une très bonne façon de travailler.
    Julie

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 22 min #

      Salut Julie,

      J’ai rencontré pas mal de gens qui bossaient à distance, mais étant donné qu’ils ne bloguent pas forcément, c’est difficile de les détecter (comme je disais dans l’article).

      Contente de savoir que partir avec un bébé ne vous fait pas peur, j’espère suivre cette voix un jour.

      Et vous êtes où actuellement ?

  5. severine 15 juillet 2014 à 11 h 49 min #

    Hello !
    Super ton article! Complet et rempli d infos comme dab. C est top! Decidemment je suis de + en + convaincue de ce mode de vie. L idee aujourdhui est de mettre en pratique et essayer! La notion du temps est aussi evidente et il faut des fois arrivera conjuguer patience et epanouissement. Une fois liberee de ces faux schemas et ayant confiance en ses competences et capacites, on ne doute plus et surtout on ecoute plus les autres et leur vision prisonniere de la vie! En tout cas BRAVO pour ce bel envol et je te (vous) souhaite plein de bonnes choses a venir! A bientot!

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 24 min #

      Salut Séverine,

      Merci !
      J’espère te voir bientôt sur la route :)
      Tu as raison d’être convaincu car ce mode de vie existe vraiment, la preuve.
      Il faut changer les mentalités, et j’en ai bien l’intention via mon blog.
      Je continue à dégoter de l’info et vous la partager !

      A bientôt Sev :)

  6. Mathilde 15 juillet 2014 à 16 h 59 min #

    Bon démarrage/reprise du boulot dans cette jolie ville !
    Tes articles sont toujours punchy et motivants !
    A++

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 26 min #

      Merci pour ce retour Mathilde, si je motive les gens, alors mon objectif est rempli.

      Nous aimons beaucoup Budapest, mais nous allons finalement vraiment en profiter à partir d’août.
      Le déménagement, l’organisation pour partir nous a pris tellement de temps que nous avons pris du retard sur l’avancer de nos projets, donc vivement le mois d’août pour profiter à fond.

  7. Christine 15 juillet 2014 à 17 h 02 min #

    Bonjour Haydée et bonjour à tous !

    nous vivons ainsi depuis bientôt 1 an (31:07/2013) en couple et avec notre ado de 14 ans.
    Et pour rien au monde je ne reprendrai ma vie d’avant : )
    Même si nous bossons encore plus nous profitons aussi beaucoup plus de la vie.
    Nous restons 1 mois dans chaque ville/ pays de notre choix au gré de nos envies ^^

    Nous louons aussi par AirBnb depuis le début mais je ne savais pas qu’il y avait un » crédit vacance » ???
    Peux tu m’indiquer, s’il te plait, où cela est précisé su leur site ?

    • Haydée 16 juillet 2014 à 13 h 36 min #

      Bonjour Christine,

      Je comprend ton point de vue. Un mois ! Je n’arrive pas à concevoir pour ma part de rester qu’un mois. L’installation ici nous a pris 10 bons jours (mais pour une installation de 6 mois donc c’est différent).

      Vous devez en voir du paysage !

      Dans le site tu vas dans ton profil et en bas de la page tu as un lien vers « Inviter des amis », clique dessus, encore une fois scroll vers le bas, et ton lien personnalisé sera affiché.

      Bon courage

  8. Marie-Eve 16 juillet 2014 à 16 h 08 min #

    Bonjour Haydée,

    Je crois que j’ai déjà laissé un commentaire ici, mais si ce n’est pas le cas, je voudrais te féliciter pour la qualité de ton blog.

    Tes articles sont toujours intéressants et bien illustrés ; honnêtement, moi qui lis pas mal de blog marketing, je trouve ton blog très rafraîchissant.

    Moi aussi je suis une digital nomade, mais non je n’en profite pas. D’une part, car mon but n’est absolument pas de « nomader », d’autre part, car j’ai très peu de temps libre !

    Par contre, j’ai voulu une activité 100% dématérialisée pour pouvoir aller m’installer dans le pays de mon choix sans remettre en cause toute mon activité professionnelle. Aujourd’hui, je pense de plus en plus aux Philippines comme nouveau port d’attache, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Je dois d’abord consolider ma situation…et j’avoue que j’aimerais un enfant, ce qui complique encore un peu la donne.

    C’est d’ailleurs à ce propos que je voudrais t’interpeller : concevez-vous, toi et ton homme, d’avoir des enfants nomades ? Comment imaginez-vous cela ? Ca pourrait faire un bon sujet d’article (voire une interview).

    Merci aussi pour m’avoir fait connaitre d’autre blog de voyages.

    • Haydée 17 juillet 2014 à 10 h 30 min #

      Bonjour Marie-Eve,

      Et bien merci, et je te renvoi le compliment car tu as été une de mes sources d’inspirations.

      Ah le temps libre nous manque également en ce moment ici :) à Budapest. L’emménagement a pris une part de notre temps de travail, donc nous sommes en phase rattrapage !

      Tiens c’est marrant je parle des Philippines dans cet article, un pays qui m’intrigue puisque j’en ai beaucoup entendu parler ces derniers temps. Peut-être que nous finirons par nous croiser là-bas si tu arrives à boucler tes objectifs.

      Alors très bonne question : oui nous concevons d’avoir des enfants nomades mais comme nous n’en avons pas, c’est difficile pour l’instant d’en parler.

      Astrid (qui est dans le fil des commentaires en connait un bout !). Tu pourrais peut-être intervenir ? Comment le vis-tu Astrid ?

      Je ne pense pas que ce soit un frein, c’est simplement un autre mode de vie. Peut-être que les choses iront plus lentement mais pour faire place à autre chose d’aussi enrichissant. Voir son enfant évoluer dans différents pays, écouter son avis, comme celui de Mélissa qui n’a pas trop apprécié l’Asie, le voir parler d’autres langues si jeune. Bref ça doit être juste génial.

    • Astrid 17 juillet 2014 à 11 h 14 min #

      Effectivement les enfants changent un peu la donne. Mais, ce n’est pas un frein, au contraire. L’organisation est différente, c’est tout.
      Il faut s’adapter au tempérament de l’enfant.
      Je suis partie à plusieurs reprises avec Mélissa. La première fois elle venait d’avoir 4 ans.
      Récemment, elle m’a dit vouloir rester en France. Elle n’a pas aimé l’Asie, et ma fille est très attachée à sa grand-mère, qu’elle ne voyait plus au vu de la distance. Mais comme le dit Haydée, l’épanouissement dont a fait preuve Mélissa, et les moments que nous avons partagé pendant ces mois de vadrouille n’a pas de prix :)
      Notre vie reste guidée par le voyage malgré tout, sauf que tout partons pendant les vacances scolaires. Et rien n’exclut un nouveau tour du monde d’ici quelques années.

    • Haydée 17 juillet 2014 à 12 h 02 min #

      Merci Astrid,

      Il n’est pas facile de s’adapter à l’Asie, enfant ou pas enfant. Je connais quelques personnes qui y vivent et qui disent qu’ils ne seront jamais adoptés par la population de par notre grande différence culturelle.
      Nous avons pas mal hésité entre l’Asie et les pays de l’Est pour cette raison (mais pas que, nous étions en Asie pendant plus de 2 mois l’année dernière et nous voulions changer). Mais d’ici quelques temps nous n’hésiterons pas à y aller en mode nomades digitaux pour passer 6 mois à un an.

  9. Julie 16 juillet 2014 à 19 h 39 min #

    Cet article est top !
    Ca donne envie de se détacher et de vivre partout ou il est possible d’avoir une attache Wifi !
    Bravo pour ce style de vie nomade connecté :-D

    • Haydée 17 juillet 2014 à 10 h 32 min #

      Merci Julie !

      Oui la wifi suffit, enfin il faut manger tout de même aussi, il faut donc aussi quelques rentrées d’argent..

      J’espère vous inspirer. Soyons tous nomades, travailler dans un bureau c’est « has been » maintenant ;)

  10. Alexandra 17 juillet 2014 à 11 h 51 min #

    Airbnb est une belle façon de se loger à prix réduit, et avec le parrainage, c’est encore mieux, on l’utilise beaucoup pour nos voyages. C’est la solution idéale, surtout pour voyager avec bébé (et cela dépend des pays aussi je crois). Et dire qu’on a effleuré Budapest récemment, on était à Vienne donc c’est pour dire qu’on n’était pas très loin… j’aurai beaucoup aimé y aller, et on n’avait pas assez de temps, on n’est pas encore des nomades digitaux, mince alors ;)
    Profitez bien de Budapest !

    • Haydée 17 juillet 2014 à 13 h 58 min #

      Bonjour Alexandra,

      Airbnb, ils ont tout compris. Comment attirer des gens vers leur site en leur offrant de l’argent! J’aime cette méthode dont j’ai profité dernièrement. En m’inscrivant chez le blogueur http://www.kalagan.fr, dès ma première nuit il a du toucher de l’argent également. Comme on dit pour recevoir il faut beaucoup donner, leur stratégie est claire à ce niveau, Airbnb l’ont plus qu’adopter ! Nous avons failli passer par Vienne : nous nous sommes croisés alors.
      Il va falloir s’y mettre alors au nomadisme digital ;) Budapest est vraiment jolie ! Nous y sommes encore 6 mois, si jamais vous trouvez le temps passez nous voir.

  11. Marie-Eve 21 juillet 2014 à 9 h 02 min #

    @Haydee, @Astrid,

    Merci pour votre réponse à toutes les deux.

    J’avoue que, fille de militaire, j’ai pas mal bougé enfant (dans une limite raisonnable) et j’ai toujours eu envie de faire découvrir au moins 1 ou 2 pays étrangers à mes futurs enfants. Car j’ai senti, arrivée au collège, une grosse différence avec mes camarades qui n’étaient jamais parti.

    On dit que les voyages forgent la jeunesse, c’est bien vrai ! Ca donne un recul et une maturité intéressante par rapport à ce qu’on vit en France.

    Et bien sur, les paysages de ce genre de pays font rêver (plonger tous les week-end en mer rouge à 8 ans, ça marque) et donnent un goût de « reviens-y ».

    Je comprends parfaitement ce qu’à pu ressentir Melissa, en tout cas, son sentiment de ne pas être à sa place, car le dernier pays que j’ai fait avec mes parents, de 11 ans à 13 ans, a été terrible. Je l’ai très mal vécu, et je peux vous dire que je ne voulais plus du tout entendre parler de l’étranger après ça.

    Et puis j’ai connu le collège et le lycée en France, et j’ai vu qu’il y avait des c*ns partout !

    En tout cas, ça a forgé mon caractère. ;)

    Bonne chance à toutes les deux pour continuer votre route, et Haydee, qui sait, nous nous croiserons peut-être aux Philippine autour d’un « mango shake » (hummmm) :)

    • Haydée 21 juillet 2014 à 13 h 31 min #

      Intéressant ton petit témoignage d’enfant en voyage Marie-Eve.
      Tu me rends curieuse du coup, c’était où ce pays où il ne faisait pas bon vivre ? Bref, ne sois pas obligée d’en parler si tu ne le souhaites pas.

      Je comprend ce décalage au collège. Pour ma part c’est différent, mais j’y ai goûté car mes 2 parents sont étrangers et leur éducation faisait que j’étais dans un autre état d’esprit, mais bon je ne m’en plains pas au contraire.

      Allons y pour le shake, et si ce n’est pas aux Philippines, d’autres occasions se présenteront j’espère. ;)

  12. Kalagan 22 juillet 2014 à 18 h 06 min #

    Je vois que vous vous êtes mis à AirBnb. C’est quand même bien pour trouver des logements de quelques semaines. par contre, je n’ai jamais pris d’appartemetn entier et privé. je suis touours en colocation.

    Et oui, être nomade digital, cela ne signifie pas de travailler 2 h par jour sur la plage ! J’en ai rencontré pas mal de nomades digitaux. Ils sont tous nomades à leur manière. Certains voyages beaucoup, d’autres font de longues pauses dans les grandes villes (c’est mon cas), d’autres sont plutôt en mode expatriation… Mais s’il fallait donner un seul point en commun, ce serait la liberté géographique. Et c’est ce qui m’importe le plus : être libre de travailler depuis où je veux.

    • Haydée 25 juillet 2014 à 16 h 34 min #

      Salut Kalagan,

      Oui il fallait bien qu’on teste Airbnb, et à notre grande surprise nous avons trouvé un appartement long terme par ce biais alors que nous avons également beaucoup cherché par les agences. Attention les agences proposaient des appartements plus chers, moins bien situés et il n’y avait aucune possibilité de négocier…

      Du coup j’ai eu l’idée d’envoyer un mail à toutes les personnes qui louaient leur appartement sur une base journalière et mensuelle par Airbnb en leur précisant que nous cherchions un logement pour 6 mois.

      Beaucoup d’entre eux n’attendent que ça au fond !

      Forcément, cela leur demande beaucoup moins de logistique, de nettoyage, de démarchage. Par contre de mon côté, j’ai négocié au max, et ça a marché, nous avons donc choisi cet appartement parmi plusieurs propositions.

      Tu as raison, il n’y a pas de règles, les nomades digitaux bougent tous les mois ou tous les 6 mois, bref, comme bon leur semble. Après tout dépend du budget de chacun, plus on bouge plus c’est cher. 6 mois est un bon compromis pour nous à ce niveau mais aussi parce qu’on souhaite approfondir un minimum notre connaissance des lieux, de la langue, de l’histoire.

      A propos, j’étais passé par ton site pour m’inscrire sur Airbnb, de ton côté, as-tu bien reçu l’argent promis de ton parrainage ?

    • Kalagan 30 juillet 2014 à 1 h 41 min #

      Salut Haydée.

      J’ai plusieurs fois voyager à l’oeil grâce au parrainage d’Airbnb et des fois, je craque sur de villas de 2-3 jours :) J’ai bien épuisé mon crédit depuis (valable 3 ans).

      Pour que le parrainage soit comptabilisé, il faut que la réservation dépasse 75$. C’était le cas ?

      « Une réservation qualifiante a une valeur totale de 75 $ ou plus (y compris les frais de service). Toutes les réservations doivent avoir été faites, payées et finalisées sur le site pour recevoir ou échanger des crédits voyage. Autrement dit, vous recevrez vos crédits voyage à la fin de la réservation qualifiante de votre ami. Une réservation annulée n’est pas qualifiante. »

      Je ne vois ni toi, ni Tony dans les « filleuls ». Un bug, un lien mal foutu ? Je ne sais pas.

      En tout cas, ça vaut le coup de promouvoir AirBnb, d’autant plus que je trouve l’idée colle parfaitement aux tendances actuelles.

  13. Sirhom 24 juillet 2014 à 10 h 19 min #

    Salut Haydée,
    content de voir que vous vous installez bien:)
    Vous allez vous faire gravement plaisir. Même si je me rends bien compte à la vue de la part émergente de l’iceberg – votre intense publication, que vous êtes pas exactement en vacances.

    Bon, moi je suis pas cyber nomade, plutôt cyber sédentaire à l’étranger, mais je vais quand même rajouter ma nuance pékinoise. Les outils google en Chine, c’est pas encore la panacée.
    Je pratique un google talk hebdomadaire, entre la France et la Chine, pour un projet perso. Heureusement c’est avec un pote, parce que professionnellement ce ne serait pas une option sérieuse. On passe facilement le tiers du temps dans des tentatives de reconnexion. La plupart des outils google sont ici à la ramasse, et un VPN n’aide que modérément, en ajoutant d’autres problèmes liés à la faiblesse du réseau.

    La situation devrait se détendre entre la Chine et google, mais ce ne sera certainement pas avant que les produits équivalents chinois aient commencé à s’implanter sur les marchés occidentaux. Le monopole de google sera alors plus relatif. On verra comment le vent tourne:)

    ++ et bonne route à tous les deux :)

    • Haydée 25 juillet 2014 à 15 h 19 min #

      Salut Sirhom,

      Ton expérience en tant que « sédentaire digital à l’étranger » est bienvenue ici ;) Je n’aurai pas pensé que les connexions étaient si mauvaises en Chine. Je viens de faire une session avec une collègue basée à Paris sur Skype, donc Paris-Budapest, l’échange était très bon avec un ou deux ralentissements sur une heure de discussion. Nous qui voulions aller en Chine au départ, ça aurait été folklo !

      Tiens nous au courant de cette évolution, je remarque que de plus en plus d’articles traitent des différents sujets : internet en Chine http://bit.ly/1l12C93, les réseaux sociaux en Chine comme Weibo http://bit.ly/1l12yGr, etc.

      Je ne suis pas contre une perte substantielle du monopole de Google…

  14. Haydée 30 juillet 2014 à 8 h 15 min #

    Salut Kalagan,

    Intéressant. Je ne te posais pas la question anodinement. Et je pense avoir fait une connerie. Je m’étais inscrite via ton site il y a longtemps, et depuis je suis retombée sur cette offre chez un autre blogueur et je suis repassée par lui (maintenant je ne me souviens plus qui c’est), du coup je me demandais qui avait pu recevoir le parrainage.

    Visiblement c’est le dernier chez qui je me suis inscrite. Je n’ai pas fait exprès, j’ai simplement recliqué sur son lien alors que j’étais déjà inscrite.

    Oui la somme dépassait 75$, elle était même de 270$ ! Je n’avais pas vu cette condition. Merci pour ton retour constructif.

    Tu fais bien de craquer (surtout si ça ne coûte presque rien), sinon ce ne serait pas drôle :)

  15. Martine 2 août 2014 à 10 h 06 min #

    Toujours aussi intéressants tes articles.
    Et je me dis que si j’avais 20 ans de moins, je tenterais bien l’expérience. Moi qui ai toujours aimé avoir une certaine indépendance dans mon travail.
    Je débute avec Pinterest et j’ai trouvé de judicieux conseils sur ton article datant de juillet 2013.
    Merci et bon week-end.

    • Haydée 2 août 2014 à 12 h 50 min #

      Bonjour Martine,

      Je ne sais pas quel âge tu as, mais je connais plusieurs personnes nomades numériques qui ont la quarantaine passée. C’est d’ailleurs un mode de vie plus facile à aborder lorsqu’on a une certaine maturité, voir quelques années d’expérience en entreprise avant de se lancer.

      En d’autres termes, tu pourrais peut-être toujours essayer.

      Je connais un couple de trentenaire, actuellement à Chiang Mai. Leur entreprise virtuelle marche plutôt bien depuis 2012, à tel point que les parents de la fille s’y sont mis aussi en prenant exemple sur leurs propres enfants. C’est un fait marquant dans le nomadisme digital.

      Comme quoi, ce mode de vie titille les personnes de tous les âges.

      L’article sur Pinterest est toujours d’actualité en effet. Je cherche souvent à faire des articles intemporels afin qu’ils servent sur le temps. Après je pourrai éventuellement le mettre à jour avec quelques nouveautés, à voir.

      Bon week end également.

  16. Hyperion 11 décembre 2014 à 15 h 57 min #

    Hola,

    Comment un nomade digital gère t-il ses enfants scolarisés ? ou doit-on partir du principe que ce mode de vie fort sympathique ne s’adresse qu’aux célibataires, et aux couples sans enfants?

    H

    • Haydée 15 décembre 2014 à 16 h 02 min #

      Le mode de vie nomade ne s’adresse bien évidemment pas qu’aux célibataires et couples sans enfants Hyperion. Tu as de nombreuses alternatives proposées aux nomades pour tes enfants.
      Et certaines valent largement l’école de la république.

      Mais tout dépend de ta situation exacte en tant que nomade digital.

      Si tu restes sur les routes de France tu peux toujours inscrire tes enfants dans les différentes école locales au même titre que les sédentaires. Un trimestre par établissement par exemple, est encore gérable.
      Et même si les programmes scolaires ne sont pas dispensés à la même vitesse dans tous les établissements, certains dispositifs et organismes peuvent t’aider à mettre en place et assurer une continuité pour ceux-ci (ASNAV, DSDEN). À toi de te renseigner plus particulièrement suivant ta situation.

      Certains dispositifs plus ponctuels, comme le « Home Schooling » sont également envisageables, mais tout dépend encore une fois des conditions dans lesquelles vous bougez.

      Sinon tu as la solution plus radicale des internats. Les enfants nomades de Mongolie sont scolarisés ainsi et rentrent les week-ends et vacances scolaires dans leur village. Pourquoi pas ceux de France ?

      Si ton nomadisme est plus intense et que tu parcours tous les pays du monde, les cours par correspondance via le CNED sont très efficaces et reconnus depuis longtemps.

      Enfin, de manière plus extrême, tu peux dispenser toi même l’instruction de tes enfants ou faire un mix avec les cours du CNED. J’ai toujours pensé que les programmes de l’Éducation Nationale n’étaient pas toujours aussi pertinents et adaptés à ce que nos enfants devraient réellement apprendre. D’ailleurs je te conseille cet article qui te donnera d’autres pistes intéressantes quant à tes questions et te fera peut-être avoir un regard différent sur l’instruction « à la française » de l’Éducation Nationale.

      Comme tu peux le remarquer, ce ne sont pas les solutions qui manquent, il suffit de s’ouvrir un peu l’esprit et d’envisager les choix alternatifs.

    • Hyperion 15 décembre 2014 à 16 h 35 min #

      Merci de cette réponse, Haydée.

      Toutes les solutions que tu évoque sont effectivement connues, et je n’en trouve aucune qui soit satisfaisante ; hormis l’interna, qui (si on fait exception des cas dans lesquels l’accès à un enseignement spécialisé ne peut pas se faire en local) est effectivement un excellent moyen de se débarrasser d’un enfant (petit sarcasme assumé).

      Il est dommage que tu termine ta réponse de façon condescendante par « il suffit de s’ouvrir un peu l’esprit et d’envisager les choix alternatifs » car cela donne l’impression que tu as le melon :)

    • Haydée 15 décembre 2014 à 19 h 29 min #

      Désolée que rien de tout cela ne soit envisageable pour toi Hyperion, tu ne sembles pas encore paré à bénéficier d’un tel mode de vie.
      Mais si tu vois d’autres alternatives, je serais ravie que tu les partages ici avec nous.

      Je ne suis pas condescendante envers toi quand je te parle d’ouverture d’esprit. Cette phrase s’adresse à tout lecteur ne sachant pas comment envisager la vie autrement que par le moule social qu’on lui a imposé.
      Je suis d’ailleurs moi-même influencée par ce moule, mais prête à ouvrir davantage mon esprit à toutes solutions avancées par les commentateurs.

      Ta question dirigée sous-entendait qu’il n’y a pas de solution pour les nomades digitaux avec des enfants. Mais si. Il suffit pour cela d’envisager les choses différemment ; l’instruction dans notre cas précis.

      Et pour illustrer la véracité de mes propos, je t’invite à lire cet article qui parle des barrières que l’on se dresse et qui nous empêchent de devenir nomades numériques.
      J’y mets en exemple des familles de nomades digitaux actuellement sur la route avec leurs enfants. Ils te seront peut-être de bons conseils.

  17. h1p8r10n 15 décembre 2014 à 20 h 04 min #

    Sauf exception, je persiste à penser que ce mode de vie est réservé aux célibataires et aux couples sans enfants. S’il existe des statistiques concernant les travailleurs nomades, je parierais sur une écrasante majorité de célibataires.

    Mon opinion se base sur les difficultés logistiques associées à une scolarité nomade, mais pas seulement : je suis convaincu que les enfants ont besoin d’un cadre de vie stable.

    J’ai personnellement eu une enfance un peu nomade (et encore, je parle d’un an ici, 2 ans là…) et c’est déjà déstabilisant, et contrairement à ce qu’on pourrait penser intuitivement : c’est plutôt désocialisant. Je connais d’autres cas similaires au mien.

    Il y a bien évidemment des aspects bénéfiques pour l’enfant dans le nomadisme : l’ouverture culturelle, le développement de la capacité de communication, peut-être même que ça stimule l’intelligence : mais je pense que ces bénéfices sont minoritaires.

    Donc à mon avis le nomadisme est un mode de vie génial tant qu’on n’a pas d’enfants, ensuite il faut, selon moi, évoluer vers le télétravail sédentaire.

    Je crois beaucoup au télétravail et au cumul de plusieurs activités différentes à temps partiel.

    Just my 2 cents :)
    Hyperion

    • Haydée 15 décembre 2014 à 20 h 58 min #

      – Ouverture culturelle
      – développement de la capacité de communication,
      – stimulation de l’intelligence,
      Si ces bénéfices sont minoritaires, quels sont donc les majoritaires ?

      La notion de cadre de vie stable est très relative dans le cas du nomadisme numérique. Tu peux rester 3 mois par endroits comme nous le faisons aujourd’hui sans enfants, mais tu peux aussi bien t’attarder 2 ou 3 ans sur un même lieu pour laisser le temps à tes gamins de se sociabiliser. Cela reste du nomadisme.

      Mais il est impossible de comparer les expériences de chacun.
      Tony, mon homme, a vécu plusieurs années à changer de villes et par conséquent d’école chaque trimestre. Il en garde un excellent souvenir. Ce n’est pas parce qu’il quittait ses amis qu’il en a été traumatisé.
      A contrario, durant mon enfance, je suis restée très longtemps au même endroit et ne l’ai pas toujours bien vécu.

      Nous avons tous des traumatismes difficilement mesurables. Tu ne peux pas prendre quelques cas, dont le tien, pour une généralité.

      Et pour les statistiques je préfère « parler concret » plutôt que « de parier ». Si tu as des sources, n’hésite pas à les partager.

      Ce que je remarque malheureusement en lisant ta première phrase, c’est que ta question de départ était donc bien dirigée et n’attendait pas de réponse positive Hyperion. CQFD

  18. h1p8r10n 15 décembre 2014 à 22 h 34 min #

    Concernant l’existence d’une étude statistique sur les travailleurs nomades, compte tenu du fait que tu es spécialiste du sujet : comme tu n’en connais aucune, alors je « suppose » que ça n’existe pas.

    Si, comme tu l’affirme, rester 2 ou 3 ans au même endroit pour apporter de la stabilité aux enfants reste du nomadisme : alors il n’y a plus de problème éducatif, effectivement. Et cela ferait du nomadisme professionnel un phénomène très répandu, et ce depuis quelques décennies :)

    Personnellement je considère que se déplacer tous les 2 ou 3 ans est un mode de vie à plus forte tendance sédentaire que nomade.

    Je pensais que le nomades digitaux se déplaçaient un peu plus souvent : c’est bien sur ce cas que portait ma question.

    Pourquoi écris tu « CQFD » ? Ce Qu’il Fallait Démontrer serait donc, avant tout, pour toi « que j’avais une idée sur le sujet en démarrant la discussion » ?

    Bien évidement, j’avais une opinion avant de poser la question, et aussi de la curiosité : être complètement candide ne donne pas plus de valeur a une question, n’est-ce pas ?

    H

    • Haydée 16 décembre 2014 à 0 h 04 min #

      Effectivement, tu avais bien une idée arrêtée derrière la tête en posant ta question dirigée et un tantinet sarcastique. La poser de manière candide aurait ouvert un débat plus sain.

      Mais cela ne m’empêche pas de débattre.

      Relis bien mon « A propos » afin de mieux comprendre ma démarche.
      Je ne me vante pas d’être la spécialiste du nomadisme digital. J’expérimente ce mode de vie en contant mes expériences sur mon blog au fur et à mesure de mon avancement.

      Et étant encore moins la spécialiste du nomadisme accompagné d’enfants, je t’ai donné assez de liens vers ceux-ci pour que tu y trouves ton compte sans avoir à m’avancer davantage sur le sujet.

      Si tu n’es pas allé voir le lien de mon dernier commentaire, voici ces 4 exemples de familles de technomades que je te proposais :

      http://www.famille-nomade-digitale.com/changer-de-vie-notre-famille-nomade-digitale/
      http://avenuereinemathilde.com/suis/
      http://www.vagabondfamily.org/about/
      http://www.escapeartistes.com/

      Nous ne parlons pas ici de backpack ou d’expatriation.
      Mais de fait, 3 ans s’apparenteraient plus facilement à de l’expat. Je t’ai donné ce chiffre dans l’optique de laisser du temps à ton enfant qui t’accompagne dans les années charnières de son développement, mais pour mieux repartir sur de plus courtes périodes passé ce moment délicat.

      Tu « penses » mal en imaginant qu’un nomade digital doit se déplacer plus souvent.

      Un nomade numérique est une personne qui se déplace régulièrement, de plusieurs mois à une ou deux années (il n’y a pas de règle), sur une longue période de sa vie tout en travaillant à distance et en ligne.

      Ne t’arrête donc pas sur un chiffre pour laisser de côté le reste de l’argumentation que tu ne peux réfuter. Ce serait encore une fermeture d’esprit.
      Mais tu peux toujours me dire à partir de combien de temps tu qualifies quelqu’un de sédentaire. Cela peut-être intéressant.

      Enfin, la majorité dont tu parles peut très bien être célibataire aujourd’hui, mais sache que les générations connectées qui émergent risquent bien de changer la tendance. Et c’est à ces jeunes-là que je m’adresse. Ils sont plus ouverts à ces modes de vie alternatifs et moins réfractaires au changement.

    • Anouk 24 juillet 2015 à 1 h 42 min #

       »Personnellement je considère que se déplacer tous les 2 ou 3 ans est un mode de vie à plus forte tendance sédentaire que nomade. »

      La grand question étant: est-ce si important comme nuance?

      La base du mode de vie  »digital nomad » c’est l’indépendance géographique. La possibilité de travailler n’importe où, comme bon nous semble. Et si  »comme bon te semble » c’est 1 an ou 2 ans, pourquoi pas.

      Le terme  »nomade » a été utilisé d’abord par les anglophones pour désigner ce phénomène. Maintenant, c’est vrai qu’au sens strictement littéraire, nomade se rattache à quelqu’un qui se déplace quasi constamment. Mais bon,  »location independant worker » ça fait un peu lourd, c’est pourquoi le terme  »nomade » est préféré par la communauté.

       »Donc à mon avis le nomadisme est un mode de vie génial tant qu’on n’a pas d’enfants, ensuite il faut, selon moi, évoluer vers le télétravail sédentaire. »

      C’est faisable d’être nomade avec un enfant, surtout s’il est d’âge préscolaire. Mais là-dessus je te l’accorde, à un moment donné la plupart des parents évoluent vers un mode de vie un peu plus sédentaire. Je pense aussi que les enfants ont besoin d’un milieu stable et que de changer d’endroits constamment sur une longue période de sa vie n’est pas souhaitable pour un enfant. Trop, c’est comme pas assez.

       »les générations connectées qui émergent risquent bien de changer la tendance »

      Je serais moins affirmative là-dessus.

      Soyons francs, même si le phénomène de  »digital nomad » est populaire (du moins il l’est depuis quelques années déjà en Amérique du Nord, d’où je viens), reste que la grande majorité de la génération Y ne l’ont pas adopté. Ce mode de vie ne convient pas à tout le monde, on peut aimer voyager mais ne pas avoir envie de traîner son laptop en parcourant l’Asie pendant des mois.

      Ça reste une option, une alternative qui peut être envisagée, et juste pour cela c’est super! Mais même dans plusieurs années, ça restera malgré tout un phénomène plus ou moins marginal, ou qui sera adopté pour une période temporaire (ex: gap year).

  19. h1p8r10n 16 décembre 2014 à 9 h 10 min #

    Soyons clairs : je suis convaincu que le nomadisme digital est un mode de vie très enrichissant, pas de doute pour moi.

    Je dis seulement que j’ai de sérieux doutes sur sa compatibilité avec l’éducation de petits enfants : ce que tu confirme en partie quand tu évoque des périodes de sédentarité longue pour stabiliser l’environnement de l’enfant.

    Ce blog fait l’apologie de ce mode de vie, donc, je te l’accorde : je ne m’attends pas vraiment à y trouver une réelle ouverture esprit (en dehors de celle qui est revendiquée à longueur de page).

    Tu notera qu’à aucun moment je n’ai érigé mon point de vue en vérité : c’est juste mon point de vue, et il est possible que j’ai tors. De même qu’il est possible que tu ais tors (non ?).

    J’ai seulement défendu mon point de vue et l’ai confronté à tes arguments, dont j’accepte certains. Tu pourra te faire une opinion quand tu aura des enfants.

    Toute propagande (et il est absolument irréfutable que ce blog est un blog de propagande, il suffit d’en lire quelques pages pour lever toute controverse à ce sujet) s’apparente au fanatisme.

    Ta phrase « les générations connectées qui émergent risquent bien de changer la tendance » en est très caractéristique.

    Et les fanatiques préfèrent avoir à faire à des interlocuteurs candides…

    • Haydée 16 décembre 2014 à 12 h 50 min #

      Ton acharnement est à la hauteur de ton pseudonyme Hyperion : Titanesque.

      • Tu détournes mes paroles en les sortant de leur contexte.
      • Tu ne rebondis sur aucun de mes arguments.
      • Tu n’as lu aucun des liens que je t’ai donné.
      • Tu cherches la faille là où il n’y en a pas.

      Bref à aucun moment tu n’as cherché le débat.

      Je comprends que tu sois vexé mais tes mots en deviennent démesurés en me traitant de propagandiste fanatique.

      Heureusement que le ridicule ne tue pas. :)

  20. Franck 22 mars 2015 à 2 h 34 min #

    Merci pour l article
    Par contre je trouve airbnb trop cher… 7-15% de frais pour le locataire, 5% pour le proprietaire, ils abusent clairement. Ca fait +20%… dommage qu’ils soient si gourmands, 1% et on ne chercherait pas a les bypasser , a les concurrencer. Tanpis.

    • Haydée 22 mars 2015 à 14 h 17 min #

      En même temps, Airbnb marche du tonnerre Franck, mais tu as raison, il se font plaisir en facturant des deux côtés.
      Pour palier à ce problème, je négocie toujours avec le proprio en lui expliquant ce que Airbnb nous facture, du coup je trouve toujours le moyen de baisser le loyer d’un petit tiers. Du coup j’échappe à la commission.
      Mais mon cas n’est pas celui de tous, je reste au moins 2 mois dans chaque appartement, ce qui facilite la négociation.

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