Sans mission, l’entrepreneur n’est rien

Une fois n’est pas coutume, je commence cet article par un courrier de lecteur.

Pourquoi ?

Parce qu’au-delà du constat terrifiant qu’il m’inspire et que je vous livre à sa suite, la réflexion de Mathias illustre à quel point avoir une mission est vital pour chacun de nous.

Et pour votre entreprise.

Mission-Eolienne_donner de l'argent pour la bonne cause

Échange entre-preneur et donneur

Mathias Peucheret

Mathias

Aloha Haydée,

Voici juste un petit message pour t’encourager encore et encore à vivre à fond « ton rêve » et initier « ta mission de vie » dans la conscience de qui tu es en essence.

Grâce à ta contribution, qu’elle soit gratuite et/ou payante, tu participes à libérer ce monde (ou paradis perdu) de l’esclavage.

[…]

Trouver cet « équilibre fragile » entre sa vie perso et pro, est en effet un emploi à plein temps. Il nous prend même plusieurs vies pour y arriver.

Demandes à nos amis bouddhistes, ils connaissent bien le truc.

Les occidentaux sont plutôt balancés entre leur cerveau gauche : dictateur de la croissance, du contrôle, de l’analyse, de la maladie et de la mort…

…et leur cerveau droit : libérateur de cet excès de contrôle si l’on fait preuve de créativité dans sa vie. Sinon il reste atrophié par son camarade de gauche.

Il est grand temps que les entrepreneurs occidentaux « oxydés » s’auto-encouragent à mettre de l’orient « orienté » dans leur esprit et leur communication.

À redonner sa place au yin dans le yang et au yang dans le yin.

En tant qu’entre-preneur, il ne s’agit plus d’être de droite ou de gauche et de pratiquer une politique segmentée de notre projet de vie. Nous devons plutôt réveiller une vision holistique responsable et autonome par la reconnaissance de nos forces et de nos limites sur tous les aspects de notre vie.

Nous pourrons mettre ensuite notre énergie vitale en service, en suivant cette nouvelle « voie du milieu ».

[…]

Dans tous les cas, il y a beaucoup de gâchis pour celle et ceux qui restent bloqués dans un des deux hémisphères, et beaucoup de casse psychologique pour celle et ceux qui veulent passer de l’un à l’autre brutalement…

Parce qu’on leur a dit ou conseillé ces mots dévastateurs :

Il faut que !

Le cœur aime la douceur.

Malheureusement pour eux, ils utilisent la volonté de la souffrance (celle du mental), au lieu de surfer tranquillement sur l’humour et la légèreté avec la volonté du plaisir (celle du cœur et de l’esprit où le mental n’est plus dictateur, mais serviteur).

Car si nous avons deux hémisphères, ce n’est pas pour en zapper un. Surtout celui de droite si nécessaire au bonheur, la liberté et la légèreté.

Voilà une petite piste pour tenter de trouver cet apparent équilibre fragile.

Nous, les Occidentaux, avons perdu aussi la mémoire. Nous marchons donc sur la tête. Voilà pourquoi beaucoup de Français encore lucides partent.

Certains même, continuent fraternellement en aidant à distance nos chers compatriotes… Merci à toi Haydée de faire partie de ces rares gardiens du message porté par la France.

Tu n’en as peut-être pas conscience, mais je reconnais dans tes articles, la mémoire de la devise française : Liberté-Egalité-Fraternité, ancré dans ton style d’écriture personnalisé par ta vibration propre et ton style de vie.

Drapeau français et valeur_Libéralisme-Inégalités-Rentabilité

Je ne suis pas un défenseur du drapeau tricolore, ni militant de quoi que ce soit ni membre d’aucun parti, ni religion, ni société secrète. Rien ou sinon tout.

Il y a juste un libre penseur fraternel en moi à qui il arrive parfois même d’arrêter de penser pour écouter ce qui vient en méditant.

Cela a pour conséquence de redonner du sens et de la cohérence là où il semblait ne plus y en avoir. Alors une synergie permet à la magie (ou l’âme-agit) d’opérer sereinement des petits miracles inexpliqués par notre chère science, menant petit pas par petit pas vers la réalisation de sa raison d’être sur terre.

Résonner avec cette devise est possible lorsqu’elle se présente à nous et que nous la mettons en application pour nous-mêmes.

Puis viens le temps d’essayer modestement de partager cette nouvelle vision du vivant, peu ordinaire pour le commun des mortels, mais ô combien extraordinaire pour le commun des vivants …et des entre-donneurs.

Pour résumer, je sens que l’emploi du 21e siècle passera progressivement :

  • du salariat à l’emploi indépendant,
  • de « l’entre-preneur »  oxydé à « l’entre-preneur-donneur » réorienté,
  • de l’investisseur détracteur en quête de pouvoir à l’investisseur humaniste conscient et sage.

Merci encore à toi, Haydée,

je reste à ta disposition,

avec ou sans raison,

juste si tu en ressens l’invitation.

Bonne continuation et surtout ne change rien, car le TOUT est en toi… La paix, la joie et le bonheur d’être SOI.

Fraternellement, Mathias

Merci !

Merci !

Pourquoi publier ce courrier ?

Après avoir lu notre dernier article sur la personnalité, Mathias a su retranscrire la mission de Travelplugin bien au-delà de notre simple casquette d’entrepreneur.

Cela commence par un constat accablant :

Au crépuscule de son système, l’Occident se meurt

Certes, Mathias parle de valeurs humaines. Mais il effleure de nombreux sujets implicites découlant de cette situation.

Tout est lié et toutes les preuves sont là : Notre hyper-Titanic va couler.

Petit garçon assis parterre sur son carton

Augmentation drastique de la pauvreté

Les valeurs de nos beaux pays sombrent dans le naufrage

…Et nous avec.

  • Dictature des financiers étasuniens et bruxellois
  • Vente de nos entreprises au rabais
  • Élimination progressive du salariat
  • Diminution des revenus
  • Disparition des retraites
  • Raréfaction de l’argent liquide
  • Agonie du système social
  • Atrophie du système éducatif
  • Empoisonnement contrôlé par les lobbies
  • Instauration d’organes de contrôle liberticides…

La liste est tellement longue que j’y passerai la nuit.

Et l’entreprise dans tout ça ?

Le diktat des grandes firmes fait du salariat l’esclavage moderne. La « doctrine corporate » et ses codes dénaturent la vie des travailleurs et l’essence même de leur existence :

  • Aucun écart toléré
  • Aucune empathie
  • Personnalité effacée
  • Créativité muselée

Passer sa vie à trimer pour les profits d’une boîte. Se lever aux aurores, mettre son uniforme  et faire les mêmes tâches en fermant sa gueule pour espérer manger. Tout un programme…

Mathias a raison : ces dogmes oppressifs nous empêchent de concilier notre mental avec le cœur et l’esprit.

Difficile de combiner professionnel et personnel, mélange garant de nos spécificités.

Difficile d’allier les capacités de nos deux hémisphères, pourtant indispensables à notre équilibre.

Difficile de donner un sens à notre travail et par extension à la cohérence de notre vie.

Impossible de trouver du plaisir dans ce que nous construisons…

Alors que faire ?

Non ! Ne vous suicidez pas tout de suite.

Il y a toujours une solution et vous avez le choix !

Une situation n’est jamais désespérée tant que vous tenez votre vie entre vos mains.

Quittez le navire avant son naufrage

En l’occurrence, la France est le bateau et écoper votre boulot.

Donc pas de secret : Trouvez un moyen de travailler pour vous-même et allez voir ailleurs comment ça se passe.

Tout ce que permet le nomadisme digital par exemple. ;)

Lâcher bêtement mon seul gagne-pain ? Bah voyons… Soyons réalistes Tony.

Mais puisque le monsieur te dit que tout va disparaître. Doucement, mais sûrement. Et puis vider l’eau du Titanic avec un sceau n’est pas une vocation gratifiante…

Quand il reste de l'eau...

Quand il reste de l’eau…

La vie a tellement plus à offrir pour peu de savoir que cela existe.

La voilà la mission sous-jacente de Travelplugin

Réveiller les consciences :

  • Enseigner la vie autrement. Exempte du faux rêve américain, piège à rats consumériste destructeur.
  • Prouver qu’il fait bon vivre ailleurs. Loin de nos démocraties transformées en oligarchies financières.

Redonner de la liberté :

  • Inciter à l’autonomie financière par les armes de l’entrepreneuriat.
  • Pousser à la création, car avec elle vient la réflexion, le libre arbitre et l’émancipation.

Parallèlement, je crois fermement qu’internet est l’un des rares outils actuels permettant à l’homme de s’exprimer librement.

Alors, autant aider les entrepreneurs insoumis au fatalisme à créer, développer et pérenniser leur business via ce formidable outil.

Bref, nous voulons changer les esprits ! Mais pour cela…

Tony en position de saint

Il y a comme une odeur de sainteté

Commençons par nous libérer nous-mêmes

Ce que je tente de faire avec Haydée et que nous partageons avec vous régulièrement en toute transparence.

Rien de plus parlant que l’exemple.

Suivons donc ce mantra du « Zhong Yong », l’un des fondements du confucianisme :

Faites de votre mieux, même pour ce qui est insignifiant.
De là, vous pouvez atteindre la sincérité.
Cette sincérité devient apparente.
D’être apparente, elle devient manifeste.
Quand elle brille, elle touche les autres.
Quand elle touche les autres, ils changent.
Une fois le changement , ils se transforment.
Seulement ceux avec une totale sincérité peuvent tout transformer.
Cela changera, si vous agissez de votre mieux, une chose après l’autre.
Le monde changera.

– Doctrine du milieu (Zhong Yong) – chapitre 23

Nous pouvons entreprendre tout en restant humain et authentique.

Avoir une mission est vital pour votre entreprise

Car comme dans la vie courante, sans vocation ni caractère nous ne faisons vibrer personne. Donc…

  • Ce en quoi les gens croient
  • Ce en quoi ils veulent adhérer
  • Ce qu’ils peuvent promouvoir en arborant ce qu’ils ont acheté

C’est l’un des 7 fondements indispensables pour démarquer votre entreprise de la concurrence.

Nous devrions tous avoir une mission que ce soit dans nos vies ou professions. Ce but personnel qui régit notre existence et justifie notre présence ici bas. Sinon à quoi sert-il de vivre ?

Et vous, quelle est votre mission ?

Haydée Bouscasse

19 Réponses à Sans mission, l’entrepreneur n’est rien

  1. Sarah 22 mai 2015 à 6 h 07 min #

    MERCI pour cet article si éveillé, interpellant, qui résonne de justesse en tout cas en moi et j’espère qui interpellera ceux qui hésitent à emprunter ce chemin.

    La seule manière d’éveiller les consciences ou d’interpeller, c’est, comme tu le dis si bien, de montrer par l’exemple, c’est certain. Non ce n’est pas facile et là est bien souvent le problème de la majorité des personnes… (comme tu le sais, je rame par moment !). Chasser les doutes, ajuster ses décisions, se sentir perdu, puis récupérer sa ligne de conduite et foncer. NE JAMAIS ABANDONNER.

    Et puis je pense qu’OSER n’est pas autant le problème que l’on croit (bien fréquent mais pas que), car bien souvent je remarque que la FAINEANTISE prend le dessus chez beaucoup de personnes. Parce qu’entreprendre de manière authentique cela veut aussi dire « aller gratter au plus profond de soi » pour réellement se connaître et s’aligner avec ses valeurs. Faire des efforts est DIFFICILE… et comme le monde de la consommation est bien créé sur la facilité à acquérir et avoir accès à tout sans grand effort…. C’est plus facile de s’y coller, d’y rester et de ne chercher à GRANDIR.

    Comme dirait le Dalaï Lama: le monde a besoin de plus de passionnés et de gens éveillés.
    Alors merci à tous les deux.
    Bises,
    Sarah

    • Tony 23 mai 2015 à 14 h 50 min #

      Sans montrer d’exemple, la crédibilité est effectivement moindre Sarah. C’est comme faire des articles en recopiant Wikipédia, ça reste de la théorie insipide et sans valeur ajoutée dont tout le monde se fout. À moins d’être illustrée de cas concrets. C’est pour cela que le storytelling est aussi important pour les petits entrepreneurs comme nous. C’est l’une des meilleures manières de se démarquer.

      Du coup oui, l’entrepreneur indépendant a besoin de s’introspecter pour identifier ses valeurs et sa mission puis savoir communiquer dessus. Et là, pas de fainéantise possible, ni intellectuelle, ni entrepreneuriale. Pas simple.

      En fait, la seule chose qui doit rester simple est notre message : la manière dont nous devons communiquer pour faire passer nos idées et notre mission sans saouler les lecteurs. Et il n’y a rien de plus compliqué que de faire simple. :)

  2. Chantal P 22 mai 2015 à 18 h 59 min #

    Un grand merci à vous… TROIS pour cet article. Je suis touchée par la justesse des propos de Mathias et merci à vous de le partager.
    Ce que j’ai aimé le plus [Malheureusement pour eux, ils utilisent la volonté de la souffrance (celle du mental), au lieu de surfer tranquillement sur l’humour et la légèreté avec la volonté du plaisir (celle du cœur et de l’esprit où le mental n’est plus dictateur, mais serviteur).]
    C’est mon credo qui se résume à « cœur, humour, simplicité »
    Et puis votre « réponse » qui prouve bien qu’il n’y a RIEN à attendre de notre gouvernement mais par contre que chacun de nous peut apporter sa pierre à l’édifice du changement.
    Je serais plus modérée sur le fait que tout le monde doit aller vers l’entrepreur-donneur car il y a, heureusement, des salariés heureux !!! je l’ai été d’ailleurs et j’en parle dans mon article sur http://ambition-et-reussite.com/vivre-de-sa-passion-une-proposition-bien-allechante/
    Ce qui n’empêche que entrepreneur ou salarié, c’est par nous et nous seuls que le changement peut s’opérer ! encore merci

    • Tony 23 mai 2015 à 15 h 57 min #

      Cette phrase de Mathias m’a également beaucoup touché Chantal. La volonté de la souffrance, imposée par ce système si froid est ce qui rend la majorité des populations malheureuses. Une vie imposée qui ne convient pas à tout le monde et qui occulte la part de cœur qui est le principal moteur de notre bonheur.

      Nous sommes d’accord sur le message : changer les mentalités en transmettant les bonnes valeurs est notre boulot personnel. J’entends par là individuellement et non au niveau d’un quelconque pouvoir politique ou économique qui ne prônent plus ces valeurs depuis belle lurette. Les ont-ils d’ailleurs déjà prêchées un jour ? Je ne crois pas…

      Je te rassure, je pense aussi que certains salariés sont heureux. J’y vais un peu fort dans l’article, mais je n’ai pas trouvé d’autre façon de sensibiliser ceux qui souhaitent changer de vie. L’électrochoc est le seul moyen efficace pour une réelle prise de conscience. D’autant plus lorsqu’on devient adulte. Chaque année qui passe nous embourbe un peu plus dans notre petit train de vie et nos habitudes… Pas toujours désirés au départ.

      Mais le problème est ailleurs concernant le salariat en tant qu’organisation économique et sociale léguée par notre société industrielle. Ce n’est pas tant le fait qu’il puisse être vecteur de malheur, c’est surtout que sa fin est proche. La transformation du travail est effective. De multiples signes le prouvent :

      – Disparition du CDI au profit des contrats précaires
      – Crise du chômage qui ne sera jamais réglée
      – Externalisation du taf dans les grosses boîtes
      – Automatisation et robotisation
      – Management par projets utilisé par les grandes entreprises qui font et défont les équipes au gré des projets
      – Activités permises par internet devenues innombrables (ça, c’est nous ;)

      L’échange soumission/protection à la base du salariat n’est plus en adéquation avec les réalités économiques et les aspirations sociales.

      Mais cela n’a pas que des effets pervers. De plus en plus de jeune rêve de devenir entrepreneurs. De nouvelles économies de don et de partage voient le jour. Le travail collaboratif et en réseau remplace l’entreprise autarcique et son système « propriétaire ».
      Tout cela pousse à l’indépendance des individus et en même temps à la compétition. Le prix à payer par ceux qui ne pourront pas suivre sera l’exclusion et la précarité, certes, mais l’homme a toujours été obligé de se battre pour vivre et nous avons eu tendance à l’oublier à cause de notre système actuel.

  3. Bertrand 22 mai 2015 à 19 h 45 min #

    Salut les baroudeurs,
    Je n’aime pas cette fixation sur cet occident qui a tout faux :). Toutes les personnes qui croisent ma route aujourd’hui en privé sont reconnectées au féminin. Par ailleurs j’ai traversé une bonne partie de l’Asie du Sud-Est et les gros beaufs centrés à 200% sur les signes de richesses extérieurs ne manquent pas. En Chine plus que partout ailleurs les jeunes sont investis à 500% dans leurs études puis dans leur carrière, non pas dans le but de révolutionner le monde mais bel et bien dans le but de devenir un bon petit soldat du capitalisme… Bref, le Français qui fuit la France pensant trouver des esprits supérieurs à l’autre bout du monde est à mille lieu de la lucidité. Vouloir découvrir le monde c’est une chose, mais l’idée que les Français lucides sont tous dehors s’en est une autre et cette dernière est une illusion.
    Le problème n’est pas centré sur la France, la condition humaine est la même merde partout, et si la France s’écroule parmi les premiers, ce n’est pas parce qu’elle est dépassées, mais belle et bien parce qu’elle a une longueur d’avance. Ce système (qui est le même pour le salarié comme pour le nomade digital, puisque s’il s’écroule le nomade y passera avec, si ce n’est en premier, comme toute activité non vitale tel que le voyage à vélo !) qui n’a d’autre mission que d’alimenter la machine économique n’est absolument plus en adéquation avec l’évolution des consciences et nous ne pouvons espérer mieux que sa destruction. La France fait et fera parti des grands acteurs du changement et les Français encore lucides en ont parfaitement conscience c’est pourquoi ils n’ont aucune envie d’en partir pour en partir et je ne crois pas que vous en soyez parti dans l’objectif numéro un d’en partir.
    Il n’y a pas d’entrepreneur sans mission tout comme il n’y a pas d’individu sans mission (sans quoi il ne serait pas sur cette terre), mais la vraie entreprise c’est soi-même dont la mission est essentiellement interne. Ce n’est pas grave si l’entreprise physique fait naufrage, car la seule et unique liberté est… en soi ;).

    • Chantal P 23 mai 2015 à 15 h 10 min #

      Ah merci Bertrand ! J’aime bien ta réponse et je fais partie de ces français qui essaient du mieux qu’ils peuvent d’être acteurs du changement sans penser à partir vers d’autres horizons (autre que le plaisir de voyager et découvrir…) et j’applaudis à ta définition sur « la vraie entreprise c’est soi-même »
      Ton site que je viens de parcourir (pas à vélo) est très attrayant !

    • Tony 23 mai 2015 à 17 h 43 min #

      Je te rejoins sur une chose Bertrand : mon constat ne s’arrête pas à l’occident. J’aurai aussi bien pu mettre un drapeau de l’Otan ou de l’Europe sur le bateau. Mais m’adressant avant tout aux Français, j’ai préféré rester focalisé sur notre pays.

      Au final, ce n’est pas spécialement la France que je conseille de fuir, mais un système en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce système a gangréné tout l’occident (USA – Canada et Europe occidentale) et a commencé à s’étendre aux autres pays du monde après la chute de l’URSS.

      Tu parles de la Chine ou de l’Asie du Sud-est de ton côté, je te crois sur parole et ne chercherai pas à angéliser ces pays.

      Mais quel est le point commun des dérives dont tu parles ? Ce fameux système capitaliste sauvage devenu néolibéral. Il est à l’origine du conso-citoyen esclave de la propagande agressive des lobbies et de la finance. Il se fait lobotomiser chaque jour pour croire que le but ultime de son existence est de travailler pour consommer. Et il en est malheureux sans vraiment savoir pourquoi.

      Je ne pense pas trouver que des esprits supérieurs à l’autre bout du monde ni que tous les Français lucides sont hors de France. Non, ce serait trop simpliste.

      Je pense qu’il existe encore sur terre des endroits préservés de cet asservissement économique et psychologique… ou qui en sont sortis. Des modes de vie économiques et sociaux alternatifs à ceux de l’occident et qui lui tiennent tête. Prends par exemple Cuba, le Venezuela, le Costa Rica ou l’Équateur rien qu’en Amérique latine.

      Pour atteindre ces endroits, il faut briser les chaînes que notre lobotomie nous impose et devenir indépendants. Il faut quitter notre petite prison dorée d’esclave moderne et se battre pour financer nos rêves.
      L’argent… le nerf de la guerre. Sais-tu que la France prend 66% d’impôts sur la marge des entrepreneurs. Alors à ce prix là je préfère effectivement quitter le pays.

      Bien sûr qu’un nomade digital faisant de l’argent avec le système en place pâtira de la chute de celui-ci au même titre que les salariés. Mais il n’aura aucun problème à bouger pour rejoindre des cieux plus propices quand cela arrivera. Et ses savoir-faire ainsi que sa capacité d’adaptation l’aideront davantage à se reconvertir.
      Cerise sur le gâteau, les chaînes du matérialisme et le consumérisme seront déjà très loin derrière lui.

      J’aimerais croire comme toi que « la France fait partie des grands acteurs du changement», mais je n’y crois pas. Nous sommes asservis par des commissions, des banksters et des financiers qui nous pressent comme des citrons. Nous payons pour les grands.

      Contrairement à toi, je pense que les Français encore lucides et conscients de l’état de l’Europe sont soit partis pour mieux vivre ailleurs, soit restés pour se battre contre un système qui les oppressera et les marginalisera davantage chaque jour comme il le fait avec ceux qui veulent vivre en autonomie ou de manière alternative.

      En quittant la France, notre objectif est d’arrêter de financer et de cautionner ce système.

      Enfin, si l’entreprise physique fait naufrage, adieu le financement nécessaire à nos changements de vie. Et même si la vraie entreprise c’est soi-même et que la seule et unique liberté est en soi, il faut malheureusement bien gagner des sous pour vivre.

    • Pascal 26 mai 2015 à 7 h 46 min #

      Salut à tous.

      J’ai « un peu » voyagé », et je ne pense pas que l’herbe soit plus verte ailleurs et qu’en France cela soit pire qu’ailleurs. Je suis convaincu de 2 choses, (entre autres).

      1 Le modèle économique actuel a vécu et se meurt (Il a eu ces bon cotés) , et dans sa chute actuelle il entraîne beaucoup de crédules qui souhaitent encore une part du gâteau.

      2 Il n’y pas beaucoup d’endroits sur terre où il est possible de s’affranchir de ce que vous chercherez à fuir, hélas. Bertrand a raison, le bonheur (c’est ce que tout le monde cherche) est là où vous chercherez à le trouver.

      Mais le voyage et la quette, permettent, de se connaître. Et cela est déjà pas mal.

      Bonne route

    • Tony 26 mai 2015 à 19 h 59 min #

      Soyons plus concret Pascal. L’adage : « L’herbe n’est pas plus verte ailleurs » est un fourre-tout qui ne veut pas dire grand-chose.
      Tout d’abord, je te propose de lire ma réponse à Bertrand.
      Ensuite, voyager ne veut pas dire s’expatrier et n’implique pas que tu connaisses les rouages économiques et sociaux ainsi que la fiscalité d’un pays.

      Oui, le modèle économique actuel a vécu et se meurt. Quant à ses bons côtés, peux-tu me les énoncer ? Pour ma part, je vois surtout ses mauvais côtés. Je vais reprendre les quelques titres de l’article : Pourquoi notre hyper-Titanic va couler mis en lien dans ce billet :

      1.La démocratie libérale n’est pas écolo-compatible
      – Saturation et érotisation perverse de la consommation
      – Épuisement accéléré des ressources et saccage du vivant
      – Déjections du système formant des bombes à retardement écologiques
      – Abdication du conso-citoyen lobotomisé par un centenaire de propagande

      2.L’hyper-technologie n’est qu’une illusion du salut
      – Abdication des politiques devant le progrès comme unique solution
      – Virtualité prenant le pas sur la réalité

      3.Le Système n’est pas réformable
      4.La démocratie libérale est d’essence totalitaire

      Je ne rentrerai pas dans les détails d’un essai aussi dense que celui-ci, mais je t’invite fortement à mettre le nez dedans.

      Tout ce que je peux en dire avec mes mots c’est que ce modèle a détruit la planète en quelques décennies, imposé la forme d’esclavage la plus insidieuse jamais connue et ne laisse entrevoir aucune solution viable pour rattraper le coup dans l’avenir une fois sa chute consommée. Dur….

      Non, il n’y pas beaucoup d’endroits sur terre où il est possible de s’affranchir de ce que nous cherchons à fuir. Mais ils existent. Et au pire nous pouvons essayer de nous les créer au niveau local là où il nous reste encore un peu de liberté d’action (pas en Occident donc).
      Dans tous les cas, il vaut mieux fabriquer son bonheur plutôt que de le chercher. Et même s’il passe par le fond de notre âme, il demande avant tout une construction très concrète.

    • Bertrand 29 mai 2015 à 9 h 54 min #

      « il faut malheureusement bien gagner des sous pour vivre. » C’est exactement cela cette condition humaine de merde qui est la même partout. Et quand bien même je sauverais ma peau en partant à l’aide de « colossales économies » (relativement au niveau de vie ailleurs), la réalité du monde resterait la même, c’est pourquoi ce monde (cette machine économique) ne m’intéresse pas et ne m’intéressera jamais. 80% de l’activité humaine sur cette planète minimum consiste à remuer du vent pour générer de la l’argent pour vivre, et ça ne m’intéresse pas de remuer du vent. Je préfère générer de la conscience (conscience universelle, non conscience financière !) et faire confiance au destin pour ce qui est des détails matériels. A savoir que je peux reprendre un emploi salarié si besoin sans en souffrir le moins du monde, ce n’est donc pas la souffrance qui me fait bouger. Je suis déconnecté de ce monde, il ne peut générer ni souffrance ni bonheur chez moi, mon bonheur est ailleurs. Probablement que le Costa Rica est génial pour vivre mais je n’emporterais pas le Costa Rica avec moi. Par contre j’emporterais ma conscience, celle dont le bonheur ne diffère pas que tu sois en France ou au Costa Rica et c’est pourquoi ma priorité est cette conscience. Maintenant peut être que tu es amené à te rendre au Costa Rica, comme je serais amené à nouveau à me rendre à l’autre bout du monde dans un avenir plus ou moins proche, mais je ne vois aucun inconvénient à l’idée de rentrer en France après ce voyage, tout comme je n’en verrais aucun à rester à l’autre bout du monde si mon avenir venait à se dessiner là haut, mais comme j’aime la simplicité j’aimerais autant avoir « ma base » soit en France, dans une cabane :). Je testerais donc le travail à distance et en mouvement sur une « longue » période mais si ça venait à me gonfler, je mettrais le site en stand-by et le reprendrais à mon retour :).

      « En quittant la France, notre objectif est d’arrêter de financer et de cautionner ce système ». Je suppose donc que le siège de TravelPlugin est à l’étranger, chose que je pourrais tout à fait envisager avec PBT mais il n’empêche que la majorité des mes clients eux resteraient français, employés en France et que de ce fait, plus ou moins indirectement je cautionnerais tout autant ce système. Pour ne plus cautionner ce système, une seule et unique solution existe, supprimer 100% de ses économies et partir vivre au fond d’un bois ! C’est trop radical je te l’accorde. On est donc coincé par ce système, où que l’on aille quoi que l’on fasse, jusqu’à ce qu’il change…

      Et le changement en France (et dans le monde) ne viendra pas de ceux qui nous pressent mais du peuple. Le pouvoir de ceux qui nous pressent dépend du bon vouloir du peuple, or le pouvoir du peuple ne dépend que de son bon vouloir à lui. Autrement dit, les pleins pouvoirs sont entre les mains du peuple et quand nous seront suffisamment à avoir posé les fondations du changement en nous, personne sur cette planète ne pourra arrêter la machine. Il s’avère que la France à du potentiel en la matière.

      « Enfin, si l’entreprise physique fait naufrage, adieu le financement nécessaire à nos changements de vie. » Le changement de vie dans la matière est secondaire pour moi, si votre « mission de vie » passe par ce mode de vie alors soyez-en sûr, vous trouverez les financements nécessaires. Pour moi la « mission » ne peut pas être « nomade digital », mais le nomadisme digital peut-être un outil pour accomplir cette « mission ». C’est pourquoi il ne faut jamais s’inquiéter. Si l’entreprise physique fait naufrage ce n’est pas un échec c’est simplement que ce n’était pas la meilleur des directions. Dans le cas contraire elle ne fera pas naufrage et vous pourrez écouler des jours paisibles au Costa Rica si là est votre destination finale ;).

  4. bruno 27 mai 2015 à 15 h 36 min #

    Bonjour Haydée et Tony,

    Je suis vraiment scotché par votre blog depuis que je l’ai découvert.
    L’abondance d’informations est phénoménale, totalement inouïe.
    Les articles sont peut être un peu long mais comment vous le reprocher.
    Merci pour toutes ces infos.

    Continuez comme ça.
    Excellente journèe
    Bruno

    • Tony 28 mai 2015 à 20 h 07 min #

      L’abondance d’informations est encore plus présente dans les commentaires Bruno. Comme tu peux t’en rendre compte. ;)
      Bon, d’habitude je fais plus court dans mes réponses mais le sujet est bien trop grave cette fois-ci.
      Au plaisir !

  5. Corentin Coplan 5 juin 2015 à 9 h 06 min #

    Effectivement, en tant qu’auto entrepreneur, et ce dans n’importe quel domaine, il est important d’avoir une mission, un but, pour vivre, survivre, mais aussi ne pas abandonner son boulot!!

  6. olivia 12 juin 2015 à 8 h 14 min #

    Nous aimerions beaucoup, moi et mon amoureux partir vivre définitivement à l’étranger… j’espère un jour dépasser cette peur et passer le cap comme vous!

    • Haydée 12 juin 2015 à 8 h 37 min #

      Je vous le souhaite Olivia,
      La peur n’évite pas le danger comme on dit :)

  7. olivia 12 juin 2015 à 8 h 19 min #

    En tout cas, merci pour ces conseils qui nous donnent de la motivation!

    • Haydée 12 juin 2015 à 8 h 38 min #

      Je t’en prie Olivia, j’espère que les prochains vous serviront également.
      Ils seront définitivement tournés autour de l’expérience et des leçons tirées de nos business en ligne.

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