Nomade digital…

Le terme fait fantasmer.

Gagner sa vie en ligne tout en profitant d’une vie de voyages.

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J’en ai beaucoup parlé sur mon blog entre 2014 et 2015

Lorsque ce mode de vie était encore peu développé en France (mauvais timing).

Car 5 ans plus tard, c’est l’explosion.

Et aujourd’hui, tout le monde raconte combien c’est fantastique.

C’est vrai, ça l’est. :)

Mais peu de gens s’attardent sur ce que cela implique concrètement.

Pour la partie voyage :

Comment s’organiser ? Quels paramètres prendre en compte ?

Car cela n’a rien à voir avec un séjour touristique.

Quant à la partie boulot :

Comment gagner sa vie en ligne lorsque l’on part de zéro ?

Le nerf de la guerre.

C’est ce que les prochaines leçons te détailleront étape par étape.

Mais avant d’attaquer le plat de résistance, je tiens à te donner une vue d’ensemble et une bonne dose d’inspiration.

9 ans d’expérience en nomade digital

Pour une fois, je vais te parler uniquement de ma vie :

Comment je suis passée de salariée à nomade numérique.

Comment j’ai réussi à gagner ma vie en ligne.

Comment j’ai atteint le style d’existence que je convoitais tant… cette motivation profonde que tu dois identifier dans la leçon 1.

Mais sans te vendre du rêve.

Juste en te donnant un cas concret à travers mes galères, mes succès et mes voyages.

Car j’ai testé les 3 principales façons de financer sa vie en nomade digital :

  1. Télétravailler pour un employeur
  2. Exercer une activité en indépendant
  3. Devenir web-entrepreneur

Ces 9 années vont te montrer les différentes voies que tu peux emprunter pour transformer ton désir de liberté en réalité.

Même si, pour toi, cela ne signifie pas faire le tour du monde. Car la partie travail reste la même.

Nomade digital et télétravail

Le télétravailleur n’est pas un entrepreneur.

C’est un employé sous contrat qui fait ses heures normales.

Et il n’est pas forcément nomade digital…

Dans les dernières boîtes pour lesquelles j’ai bossé, il m’arrivait souvent de travailler de chez moi ou d’une chambre d’hôtel avec mon ordinateur.

Je bossais en « remote », mais je n’étais pas libre géographiquement.

Je me rendais simplement dans le pays où mon employeur me demandait d’aller. Et j’étais contrainte de réintégrer régulièrement mon bureau parisien.

Je n’ai donc pas été nomade digitale en télétravail.

Je suis tout de suite passée par la case freelance en trouvant mon premier client et en me déclarant en auto-entrepreneuse.

Le truc, c’est que j’ai bossé pour lui pendant presque 2 ans. Et lors des premiers mois, ce fut mon unique source de revenus.

En y repensant, j’assimile cela à du télétravail, même si ce n’était pas le cas.

C’est à ce moment-là que j’ai quitté la France…

Nomade digitale en Amérique latine (2010 – 2011)

Le premier test…

Si mes 7 années à bosser pour de grosses entreprises comme Cisco, GFI ou Thomson ne m’ont jamais vraiment épanouie, elles m’ont été bénéfiques pour une chose : j’ai pu mettre de l’argent de côté !

Comprends-moi bien, on ne tente pas de gagner sa vie en ligne du jour au lendemain sans assurer ses arrières.

Car lorsqu’on débute, c’est rarement la fête du slip niveau revenu.

Il vaut donc mieux mettre 6 mois ou un an de salaire à gauche, ou bien faire décoller son activité en parallèle de son emploi.

Pour ma part, j’ai pris un risque mesuré :

  • Sécurité n°1 : J’ai 40 k€ d’économies en poche.
  • Sécurité n°2 : Je lâche mon appartement pour rapatrier mes affaires chez mon homme (ça commence à bien rouler avec Tony).
  • Sécurité n°3 : Je pars avec un billet retour, histoire de tester le terrain.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne en Amérique latine ?

Le destin m’est favorable.

En plus de mon épargne :

  • J’ai de bonnes compétences à monétiser avec le webmastering et la traduction anglais/français.
  • Je trouve mon premier client en faisant jouer mes relations.
  • Et il me paye 1 500 €/mois pour l’entretien et les traductions de son site (2 à 3 heures de travail par semaine).

J’ai le cul bordé de nouilles ?

Oui et non.

Bosser à ce tarif pour le chef étoilé Joël Robuchon est une sacrée chance. Mais je suis allée la chercher et je ne la laisse pas filer.

Une fois sur place, j’accepte quelques missions supplémentaires de traductions sans vraiment démarcher (merci à mon réseau). Mais c’est avant tout pour que l’Urssaf ne requalifie pas ma prestation au forfait en contrat de travail.

Eh oui. Un freelance est obligé d’avoir plusieurs clients, sinon… gare à ses fesses !

Comment j’ai vécu en Amérique latine ?

Je commence par louer un appartement à Buenos Aires directement sur le net depuis Paris.

Non, pas sur Airbnb (pas encore). Ce site n’avait que 2 ans à l’époque.

Connexion wifi efficace et quartier sympa me permettent de bosser tranquillement les premiers mois…

Ensuite, ça part en freestyle.

À 33 ans, je n’ai qu’une idée en tête : rattraper le temps perdu en voyageant en mode backpacker, comme le font les diplômés sortis d’université.

Une période de folies !

Je vis en Argentine pour parfaire mon espagnol et devenir trilingue.

Je me lie d’amitié avec un fabricant de bijoux qui me dévoile la face cachée de Buenos Aires.

Je suis les traces du Che à Córdoba.

J’enchaine un mois complet d’escalade, de rafting, de trek et d’autres activités sportives au pied des Andes, dans les hauteurs de Mendoza.

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Je traverse le Chili et la Bolivie en jeep.

Passant par le désert aride d’Atacama, avec ses flamants roses et son cimetière de locomotives… jusqu’au Salar d’Uyuni. 2500 km entre Santiago et La Paz.

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▶ Tony me rejoint pour sillonner le Pérou du sud au nord et…

Profiter des plages de Lima.

Partager des moments inoubliables avec les enfants de Cuzco.

Faire l’ascension du Machu Picchu par le chemin de l’Inca.

Admirer les lignes de Nazca vues du ciel.

Rouler en buggy et glisser en sand bord sur les dunes de l’oasis de Huacachina.

Côtoyer les lions de mer et les manchots des îles Ballestas.

Fleureter avec les animaux de la jungle amazonienne d’Iquitos après 3 jours de traversée épique en bateau sur le Río Marañón.

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▶ Nous soignons nos blessures en Équateur.

Conséquences d’un affrontement épique contre les voleurs de Tumbes, à la frontière péruvo équatorienne.

Malheureusement, leurs machettes sont plus fortes que nous… Adieu sac à dos, passeports et appareils photo.

Mais ils sont sympas, ils laissent un petit souvenir à Tony :

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Cela ne nous empêche pas de continuer pour kiffer Guayaquil, Quito, le repère des surfeurs de Montañita et la forêt primaire équatorienne.

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▶ Nous sommes émerveillés par la Colombie.

À admirer l’architecture coloniale de la blanche Popayan.

À danser la salsa dans les coins secrets de Cali jusqu’au petit matin.

À profiter du festival floral de Medellín, la ville du printemps éternel, et de son musée Botero.

À faire la bringue avec les dealers de coke de Bogota (qui nous l’avaient bien caché au début…), mais peu importe, car ils nous ouvrent des portes inaccessibles aux touristes.

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▶ Et je reviens seule en Argentine pour une nouvelle période sans visa.

Le visa est un paramètre majeur du nomade digital. Car sans ce précieux sésame, il est impossible de rester plus de 3 à 6 mois dans un pays hors Union européenne.

Ce qui me vaut d’ailleurs un « visa run » sympathique en Uruguay après mes 3 premiers mois en Argentine.

Pour mes logements hors Buenos Aires, je ne fais pas dans la dentelle : je claque un fric monstre en hôtels. Passant des plus miteux aux plus luxueux.

Et je mange presque tous les jours au resto.

Nomade digital ou voyageur professionnel ?

C’est la belle vie ?

Oui…

Jusqu’au retour à la « réalité ».

Revenue en France, je ne me considère pas encore comme une nomade digitale. Pour être franche, je ne sais pas encore que ce terme existe.

Mais je sais tout de suite que c’est la voie que je suivrai.

Sauf que…

Nomade numérique n’est pas un métier, mais un mode de vie.

Et plus tu te déplaces, plus tu casques !

Sachant que mon contrat avec Robuchon s’est terminé peu avant mon retour à Paris, je dois trouver un autre moyen de financer mon rêve.

Car pour l’instant, je suis de nouveau sédentaire dans l’appartement de mon homme, avec une clientèle quasi inexistante.

Sédentaire transitoire à Paris (2012)

Période de doute…

Nous vivons plutôt bien dans l’appartement de Tony.

Mais une fois que tu as goûté à la liberté géographique, difficile de t’épanouir dans un 60 m² de la banlieue parisienne.

Et tel un boomerang, la frustration de ne pas pouvoir repartir très vite et plus longtemps me revient régulièrement dans le crâne.

Comment financer ce style de vie sur le long terme ?

Comment atteindre mon objectif ?

En attendant, l’envie de tenir un blog de voyage me chauffe depuis longtemps.

Alors, quitte à rester en France un moment, autant mettre mon temps à profit.

Je passe donc des mois à me former au blogging, au SEO, aux réseaux sociaux et au webmarketing.

Et fin 2012, forte de mes nouvelles compétences, je crée Travelplugin.

Je ne sais pas vraiment où cela me mènera, surtout que je ne vends rien sur le blog… Mais il faut bien passer à l’action pour évoluer.

Niveau voyage ? Rien de transcendant.

À moins qu’un passage éclair à Avignon, Biarritz ou Montpellier te fasse rêver. ;)

Ah si ! Notre wwoofing en yourte dans les Pyrénées ariégeoises fut une expérience magnifique.

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Preuve que tu n’as pas forcément besoin d’aller à l’autre bout du monde pour kiffer.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne à Paris ?

Bah, pour être honnête : mal !

Le webdesign ?

Oublie. WordPress devient de plus en plus accessible à tous. Et mes compétences en HTML et CSS sont bien trop limitées pour apporter une valeur ajoutée par rapport à mes concurrents.

La traduction ?

C’est ce qui me rapporte le plus d’argent. Mais pas assez pour pouvoir en vivre. Le démarchage n’est pas mon fort à l’époque…

Certes, grâce à mon super client je n’ai pratiquement pas touché à mes économies en Amérique latine. Mais je sais que mon pécule va fondre comme neige au soleil…

Alors, je me fais une promesse :

Je me donne 1 à 2 ans, pour gagner ma vie en ligne correctement.

Nomade… enfin, je ne sais plus trop quoi en Asie (2013)

Yes ! Mon blog prend du galon. Mon apprentissage et mes efforts n’étaient pas vains (ça ne l’est jamais).

Mes articles accrochent Google et les lecteurs.

Tony me rejoint dans l’aventure et s’avère être un bon rédacteur.

Moi qui croyais que l’Ariège ne ferait pas rêver, je culmine à 90 000 visites par mois après notre article buzz sur la vie en autonomie.

Et voilà que mon blog m’amène à la croisée de 2 chemins :

  1. Rester sur mon idée de nomadisme numérique
  2. Devenir voyageuse professionnelle

Là, je tiens à casser un mythe au sujet des nomades digitaux :

Nous ne sommes pas payés pour voyager !

  • Lorsqu’un sponsor ou un publicitaire te rémunère pour un espace sur ton blog,
  • Lorsqu’un annonceur te paye pour que tu insères son lien dans tes articles,
  • Lorsqu’un office de tourisme te finance pour que tu visites son territoire afin de le vanter à tes lecteurs…

J’ai tendance à considérer que tu ne fais pas partie de la catégorie « nomades digital ».

Tu es un voyageur professionnel.

Ne te méprends pas, c’est une carrière très respectable. Et puis, mon avis se discute, car tu peux très bien être les deux. Mais c’est un autre sujet.

Quoi qu’il en soit, c’est avec ce dilemme en tête que je pars quelques mois en Asie avec Tony.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne en Asie ?

Un peu mieux qu’à Paris.

Je commence à me former plus sérieusement au freelancing en suivant des cours en ligne américains.

Résultat ?

Un peu plus de revenus grâce à mes nouvelles compétences de rédactrice web. Mais pas encore de quoi pavoiser.

D’autant plus que je prends le temps de me constituer une clientèle qualifiée grâce à la technique du travail gratuit.

Un investissement à long terme qui ne portera ses fruits que plus tard.

Bref, lorsque j’atteins 1000€/mois, c’est la fête !

Je teste également le business model du voyageur professionnel avec 2 ou 3 annonceurs sur mon blog… mais pas longtemps.

Et puis, nous sommes toujours trop occupés à savourer nos voyages.

Comment j’ai vécu en Asie ?

Durant cette période :

▶ Nous plongeons dans l’effervescence de Bangkok.

Troquant les Go Go Bars à touristes de Patpong contre des tablées improvisées avec les locaux et quelques amis retrouvés sur place.

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▶ Nous découvrons les charmes du Laos.

Vientiane et ses temples bouddhistes côtoyant l’architecture coloniale française.

Vang Vieng avec ses grottes et ses lagons (infestés de touristes…).

Luang Prabang et ses environs que nous parcourons à vélo pour éviter l’overdose de temples.

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▶ Nous sillonnons le Vietnam.

Hanoï, capitale du nord où nous logeons dans l’une des 36 rues grouillantes et chaotiques du vieux quartier.

Hoi An, village de pêcheurs avec ses maisons jaune et turquoise se reflétant dans ses canaux.

Hué, siège de la grande citadelle des empereurs de la dynastie Nguyen, abritant des palais et des sanctuaires impressionnants.

Mui Né, la station balnéaire de mer de Chine propice aux sports nautiques, où pullulent les hôtels de luxe construits par les oligarques russes.

Hô-Chi-Minh, capitale du sud et centre économique du Vietnam envahie de scooters.

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Louer une habitation meublée à court terme est impossible lorsque tu te déplaces autant.

Et je n’ai toujours pas testé Airbnb.

Alors, je crèche 15 jours par-ci ou quelques semaines par-là en appart-hôtel selon ce que je trouve sur place.

Mais j’évite de squatter les youth hostels et les guest houses pourris.

Je veux dormir dans un vrai lit toutes les nuits, profiter d’une connexion internet correcte et avoir ma tranquillité pour bosser… des exigences qui demandent un peu plus de budget.

Heureusement, le prix de la street food asiatique est presque insignifiant. Et à force de tester, tu trouves toujours des stands qui t’offrent une qualité équivalente à n’importe quel bon resto parisien… voir bien mieux !

L’Asie du Sud-est dans toute sa splendeur.

Nomade digital en freelance

C’est décidé, je ne serai pas voyageuse professionnelle.

Je ne veux pas transformer mon blog en espace publicitaire.

Et puis, les lieux vantés par les offices de tourisme ne m’attirent pas vraiment.

Je suis plus dans le trip d’un « J’irai dormir chez vous » : à bouger où je veux, quand je veux et aussi longtemps que je veux, en m’immergeant totalement dans mon environnement. Même si c’est un bled inconnu où aucun touriste ne se perd.

Moins séduisant pour ceux qui veulent en prendre plein les yeux avec des articles de voyages féériques. Mais d’autres blogueurs font cela bien mieux que moi.

Je recentre donc ma ligne éditoriale sur le nomadisme numérique.

Et je me concentre sur ma nouvelle activité de rédactrice web en freelance pour financer mon mode de vie.

D’autant plus que mon activité se porte de mieux en mieux.

Nomade digitale en Europe de l’Est (2014)

Le test ultime…

2 ans après m’en être fait la promesse, je gagne enfin ma vie en ligne !

Tony n’a qu’une envie, repartir avec moi. Ses deux longs congés sans solde en Amérique latine et en Asie l’ont rendu accro aux voyages. Et il désire quitter la France en même temps que la fonction publique.

Nous voilà prêts à nous casser pour des années.

Enfin, presque…

Car une dernière question se pose : que faisons-nous de nos affaires et de l’appartement que Tony loue depuis si longtemps ?

À ce stade, le doute persiste :

Et nous ne gagnons pas assez chaque mois ?

Et s’il nous arrive une couille qui nous oblige à rentrer en France en urgence, finirons-nous SDF ?

Sans compter que laisser sa vie, sa famille et ses amis derrière soi… abandonner ses affaires pour ne garder que le strict minimum dans une valise sont de sacrées résolutions !

Alors, nous décidons de faire un dernier test :

Nous entassons nos affaires dans la cave de notre appartement et nous le sous-louons en meublé pour un an.

Si nos business roulent toujours à la fin de cette année, nous lâcherons tout définitivement.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne en Europe de l’Est ?

Raisonnablement, bien que fluctuant : entre 1 000 et 1 500 €/mois de revenus.

Suffisant pour vivre comme des pachas dans des pays à moindre coût.

Je continue de mettre en pratique ce que j’ai appris dans mes formations pour freelance :

  • Mes premières prestations gratuites commencent à payer.
  • J’assure de mieux en mieux mon marketing direct.
  • Et le bouche-à-oreille se met en branle.

Je commence également à me spécialiser en copywriting afin d’augmenter la valeur de mes prestations et mon tarif horaire.

Enfin, le loyer que Tony perçoit nous offre une sécurité supplémentaire.

Comment j’ai vécu en Europe de l’Est ?

Fini les hôtels ! Place à Airbnb (mieux vaut tard que jamais).

Fini aussi les déplacements ultras fréquents. Le but est de pouvoir se poser plus longtemps au même endroit pour bosser à fond sur nos projets.

Et puis, je souhaite vraiment vivre comme les locaux, me faire des potes de plus d’une semaine, retrouver de vraies habitudes et connaître ma ville d’accueil comme ma poche.

À force de voyager, tes attentes évoluent.

Durant cette période, nous habitons :

3 mois en Hongrie.

Logés au bord du Danube, nous profitons des thermes et des Ruin Bars de Budapest, ainsi que du Sziget Festival avec un pass presse obtenu en notre qualité de blogueurs.

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3 mois en Bulgarie.

Après quelques semaines à Sofia, nous nous installons dans une petite maison avec ses ruches et son jardin potager au pied de la montagne.

La vie à la roots nous plait autant que les capitales.

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▶ 4 mois en Albanie.

Une expérience… intéressante, dont nous parlons en détail dans cet article qui a fait hurler plus d’un Albanais. Mais les choses ont peut-être changé depuis (ou pas).

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Bon, je t’épargne notre passage éclair d’une semaine à Thessalonique entre la Bulgarie et l’Albanie, sinon on n’a pas fini…

▶ 2 mois en Serbie.

Notre meilleure surprise ! Belgrade nous enchante à tous les niveaux. J’y reviendrai…

Les Balkans, c’est aussi le moment où je n’achète plus qu’à des petits producteurs locaux aux antipodes de Rungis et des supermarchés. Car ils sont beaucoup plus présents qu’en Europe occidentale. Pourvu que ça dure.

Nomade digitale à Taïwan (2015)

Test réussi !

Il est temps de faire une croix sur les vestiges de notre sédentarité.

Nous retournons à Paris pour vendre nos meubles et toutes nos affaires sur leboncoin.fr afin de lâcher notre appartement. 2 mois de travail intense…

C’est fou ce que l’on peut amasser dans une vie. Même sans être matérialiste.

Tony pose sa 4ème mise à disposition pour convenance personnelle. Plus par sécurité psychologique que par nécessité.

Et après une année passée dans les pays de l’Est, nous fuyons l’hiver pour Taïwan.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne à Taïwan ?

Toujours mieux.

Je maintiens mon revenu à 2 000 €/mois pour ne pas dépasser le seuil de CA maximum autorisé en auto-entreprise en 2015.

Nous venons de mettre chevrechaud.com en ligne, notre site de création de contenu, histoire d’avoir une vitrine pour nos activités en freelance.

Chevre-chaud-concepteur-redacteur-copywriting-storytelling

Mais pour être honnête, je n’y vois qu’un intérêt limité.

Pour obtenir une visibilité décente sur ce nouveau site, il faut produire du contenu de qualité. Et cela prend un temps fou ! Temps que nous n’avons pas entre la tenue du blog Travelplugin et nos prestations en indépendant.

Et puis, internet change…

Avec les années, les réseaux sociaux (Facebook en tête) apportent de moins en moins de visibilité… sauf si tu payes pour être mis en avant.

Je préfère donc trouver mes clients en direct grâce à un démarchage personnalisé et préparé au millimètre. Bien plus efficace.

Chevrechaud me sert uniquement de carte de visite que je présente aux prospects que je contacte.

Et en parallèle, nous créons le pilote (beta test) de notre futur cours en ligne.

Comment j’ai vécu à Taïwan ?

Airbnb commence déjà à me gonfler.

Ils se prennent des marges de salopard ! Autant du côté des hôtes que du côté des loueurs. Double gain… les malins.

Je me rends compte de leur gourmandise à force de négocier avec les loueurs.

Ma technique Airbnb est bien rodée :

  1. Je prends le prix de proposé pour 1 mois (ex. 900 €).
  2. Je propose à l’hôte les 2/3 de ce tarif par messagerie (ex. : 600 €).
  3. L’hôte refuse en me donnant un nouveau prix (ex. : 800 €).
  4. Je coupe la poire en deux en lui disant que c’est ça ou je vais voir ailleurs (ex. : 700 €).

C’est votre dernier mot Jean-Pierre ?

Oui !

Mais les locations restent trop chères pour ce qu’elles valent vraiment. Même lorsque tu réserves pour 3 mois.

Alors, pour Taïwan nous créchons en Airbnb une seule semaine, le temps de trouver un appart par le biais des agences immobilières.

Résultat : je paye 400 €/mois un logement que j’aurais trouvé à 900 € sur Airbnb.

Durant cette période :

▶ Nous savourons notre vie à Kaohsiung :

Son climat tropical avec 18 à 28°C toute l’année.

Son mélange entre traditions et modernité.

Ses plats délicieux mêlants bouffe chinoise et japonaise.

Ses plages propices à la planche à voile.

Son Love River bariolé.

Ses treks dans la montagne aux singes.

Et comme d’habitude, nos rencontres toujours aussi passionnantes.

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▶ Nous en profitons également pour découvrir Okinawa…

Le temps d’un visa run au Japon.

Experience-en-nomade-digital-Japon

Nomade digital et web-entrepreneur

Cette fois-ci, il ne s’agit plus d’échanger mon temps contre de l’argent, mais de lancer un business qui me rapporte des revenus passifs (ou presque…).

Des exemples ?

  • Créer des produits numériques
  • Gérer une boutique en ligne
  • Créer des applications mobiles ou des SaaS

Remarque que je ne parle plus de prester ses services, mais de vendre des produits.

Après, il y a aussi l’option de monétiser un blog grâce à la publicité ou à l’affiliation. Mais tu as intérêt à avoir un max de trafic sur ton site !

Quoi qu’il en soit…

C’est le chemin le moins facile pour gagner sa vie en ligne.

Pourquoi ?

Parce que cette voie te demande :

  • D’avoir une bonne expérience de l’entrepreneuriat.
  • Des compétences assez solides en informatique.
  • Voire de te créer une audience sur internet.

Et contrairement au freelancing, gagner des revenus récurrents avec ces business model peut te prendre beaucoup plus de temps.

J’entends souvent parler de 6 mois dans le meilleur des cas. Mais j’aurais plutôt tendance à dire 1 an minimum.

Personnellement, il m’en aura fallu 5 pour en arriver là…

Oui, j’aurais pu aller bien plus vite. Mais j’ai préféré pérenniser mon business en freelance et dédier du temps à mes voyages avant de switcher sur le web-entrepreneuriat.

Une fois de plus, tout dépend de ta motivation principale.

Nomade digitale au Portugal (2016)

Les langues latines nous manquent !

Tu as beau t’essayer au chinois, difficile de tenir une conversation intéressante avec les locaux qui ne parlent pas anglais… À moins d’avoir un prof attitré pendant des mois.

Sauf que nous n’avons pas le temps pour cela ! Aaaaah, le temps. Bien plus important que l’argent finalement.

D’autant plus que nous bossons comme de fous sur notre cours en ligne 1k1mois pour aider les gens à se lancer en freelance.

Et puis, il y a toujours ce problème de visa.

Nous devons donc choisir un endroit qui nous permette de travailler sans nous préoccuper de la logistique qu’implique un changement de pays tous les 3 mois.

Ouais, les longs trajets et les phases d’adaptation sont chronophages, énergivores ! Sans parler de cette envie de découverte qui est toujours plus forte que ta volonté de bosser quand tu débarques dans un nouveau pays.

Le Portugal nous semble donc être un bon compromis pour nous poser plus sereinement et avancer sur nos business.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne au Portugal ?

Après avoir lancé le pilote de notre cours avec quelques étudiants bêta-testeurs, nous créons le site internet 1k1mois, les vidéos, les audio, les PDF et le marketing.

Formation-pour-devenir-freelance-en-ligne

Du coup, j’accepte de moins en moins de missions pour me dégager du temps sur la finalisation de notre formation.

Et nos revenus s’en ressentent.

Puis vient le moment du lancement…

La flippe !

Résultat ? (Roulement de tambours)

La première session officielle d’1k1mois accueille près de 30 étudiants et génère un chiffre d’affaires de plus de 25 000 €.

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Solde sur un an, car je propose des facilités de paiement sur 12 mois.

Là, je tiens à casser un autre mythe : celui des revenus passifs.

As-tu déjà entendu des entrepreneurs te dire qu’ils ont gagné des dizaines de milliers d’Euros en une journée avec un simple mail ?

Sûrement…

Dans l’absolu, ils ne mentent pas. Mais ce qu’ils oublient de te dire, c’est le temps qu’ils ont passé à construire leur produit et à créer leur marketing.

1k1mois nous a pris presqu’un an de travail à deux.

Et entre le renouvellement du marketing, l’accompagnement de nos étudiants sur 7 semaines et les problèmes techniques habituels, chaque nouvelle session nous demande du taf.

Revenu passif est donc un mot à prendre avec des pincettes selon ce que tu fais.

Comment j’ai vécu au Portugal ?

Toujours en Airbnb en appliquant ma technique préférée.

Mais les hôtes portugais sont durs en négociation. Le pays accueille beaucoup de touristes et les logements sont prisés.

Difficile de faire baisser les prix dans ces conditions.

Durant cette période nous vivons :

▶ 4 mois à Porto.

Où nous partageons l’euphorie des Portugais champions de la coupe d’Europe des nations.

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▶ 1 mois à Coimbra.

Où nous profitons de l’atmosphère estudiantine au cœur d’une superbe ville médiévale.

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▶ 4 mois à Lisbonne.

Où nous habitons dans 2 quartiers différents pour jouir des multiples ambiances de l’une des plus belles villes d’Europe.

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▶ 2 mois à Portimão.

Où nous nous délectons des falaises ocre au bord de plages féériques en faisant notre footing matinal.

Experience-en-nomade-digital-Portimao

▶ 3 mois à Faro.

Où nous enchainons les randonnées à vélo dans le parc naturel de Ria Formosa aux abords de plages toujours aussi magnifiques.

Ces 14 mois à traverser le Portugal du nord au sud sont magiques. Mais nous avons énormément bossé pendant tout le périple…

Et nous avons besoin de vacances !

Nomade digitale au Mexique (2017)

Repos du guerrier oblige : nous louons une grande maison avec piscine et terrain de Squash à Punta Umbría (Espagne).

Après 7 semaines à accompagner les étudiants de notre deuxième session 1k1mois, c’est l’endroit idéal pour nous ressourcer…

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Le temps de choisir notre prochaine destination.

Et comme le besoin de dépaysement se fait de nouveau ressentir, ce sera le Mexique.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne au Mexique ?

Arrivée à ce stade, j’atteins mon rythme de croisière :

  • Je lance 1k1mois une fois par an.
  • Je continue mes prestations en tant que copywriter. Mais maintenant, j’ai la possibilité de choisir mes clients… et d’en refuser certains.
  • Je fais quelques coachings personnalisés en ligne.

Et le tout me permet d’atteindre plus de 50 k€ à l’année.

Que dire de plus… Si ce n’est que je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. :)

Comment j’ai vécu au Mexique ?

Avec ses 32 États, le Mexique est un immense pays !

Impossible d’en faire le tour.

Toujours dans l’idée d’alterner entre les coins touristiques (mais pas trop) et les endroits méconnus, nous planifions 4 destinations sur un an, entrecoupées d’un visa run au Guatemala.

Mais il en sera tout autrement…

Durant cette période nous vivons :

▶ 3 mois à Mérida.

Capitale de l’État du Yucátan, elle nous attire bien plus que Cancún qui nous laisse une mauvaise impression.

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▶ 3 mois à Tuxtla Gutiérrez.

Capitale de l’État de Chiapas, c’est l’une des destinations de vacances préférées des Mexicains.

La ville abrite le canyon du Sumidero, avec des falaises de 1000 mètres de haut ! Époustouflant… mais difficile d’observer les crocodiles et les singes araignées à cette distance.

Experience-en-nomade-digital-Tuxtla-Gutierrez

Après 6 mois au Mexique, nous n’y trouvons pas notre compte :

  • Les infrastructures nous déplaisent.

Des cuadras à perte de vue… Et dès que tu sors des zones touristiques, c’est ghetto.

  • Le mal de vivre des mexicains est trop palpable.

Les cartels mafieux briment les populations. La moitié des Mexicains avec qui nous sympathisons nous racontent leur histoire tragique.

Et pour ne rien arranger, la corruption bat son plein. Un haut gradé de la police de Chiapas nous en fait la démonstration toute la soirée qu’il passe avec nous. Indécent !

  • Le pays est trop américanisé à notre goût.

Entre produits de consommation transformés US et junk food mexicaine, 72% des habitants sont en surpoids.

Quant aux produits frais (avocats, maïs, etc.) c’est la fête aux OGM.

Bref, tant pis pour Mexico City et Guadalajara qui auraient sûrement gagné à être connus (désolée Kalagan), nous rentrons en Europe plus tôt que prévu.

Nomade digitale en Serbie (2018 – 2019)

À force d’enchainer les pays, tes critères de choix s’affinent :

  • Visa
  • Connexion internet
  • Langue
  • Climat
  • Nourriture
  • Logements et infrastructures
  • Population et mœurs
  • Coût de la vie
  • Sécurité…

En additionnant tous ces paramètres, tu pèses le pour et le contre de plus en plus rapidement pour trouver ton prochain pays d’accueil.

J’ai longtemps utilisé Nomadlist pour cela. Mais rien ne remplace l’expérience personnelle.

Et la nôtre nous donne une envie folle de revenir à Belgrade.

Les préjugés sur la Serbie sont très ancrés dans la tête des Occidentaux. Sûrement la faute aux médias mainstream qui l’ont tant dénigrée depuis les guerres de l’ex-Yougoslavie.

Mais c’est un pays où il fait bon vivre. Et l’état d’esprit des Serbes nous plait.

Comment j’ai gagné ma vie en ligne en Serbie ?

Niveau revenus, mon rythme de croisière se maintient.

Il n’y a donc pas grand-chose à ajouter là-dessus…

Cependant, 2018 est l’année des grands changements :

Nous créons nos entreprises en Serbie.

Le pays offre un statut équivalent à l’entreprise individuelle française. Appelé « Preduzetnik », ce statut nous permet d’obtenir un visa business renouvelable tous les ans.

Pourquoi vouloir rester aussi longtemps en Serbie ?

Parce que je vais être maman !

Je me vois donc mal parcourir le monde à raison de 3 mois par pays avec un nouveau-né dans les bras.

Et puis, il y a un bonus supplémentaire qui motive ce choix…

Le statut de Preduzetnik te permet de profiter d’un régime équivalent à la micro-entreprise, appelé « Paušal ». Et il comporte 2 gros avantages :

  1. Tu payes tes taxes au forfait, quel que soit ton chiffre d’affaires.

En clair, je paye 250 € de taxes par mois (3 000 €/an).

Sachant que mon CA ne doit pas dépasser 51 000 €/an sous peine de sortir du régime Paušal, fais le calcul :

(3 000 x 100) / 51 000 = 5,88 %

Je paye 6 % de taxes sur mon chiffre d’affaires !

Et cela me donne accès à une couverture médicale gratuite.

  1. Je peux mettre mon entreprise en pause quand je le désire.

Et je ne paye aucune taxe pendant ce laps de temps.

Plutôt pratique pour les mois où je ne travaillerai pas afin de m’occuper de mon bébé.

Conclusion :

2018 et 2019 sont des années où nous réduisons les coûts.

Et avec une entreprise chacun, Tony et moi pouvons atteindre 100 k€ annuel taxés à 6 %.

Ah oui ! J’ai failli oublier…

Nous sortons notre premier livre auto-édité : Tuto Micro.

Un tutoriel de 610 pages pour créer et gérer sa micro-entreprise en 2020.

Résultat de mes 9 ans d’expérience en micro-entrepreneuse et de 2 ans de travail pour rédiger et mettre à jour Tuto Micro suite aux dernières grandes réformes.

Le tutoriel ultime pour créer et gérer sa micro-entreprise en 2020.

Au départ, Tuto Micro était un bonus réservé aux étudiants de notre cours 1k1mois. Mais à force de les aider à maîtriser leur micro-entreprise (eux et de nombreux lecteurs) :

  • Nous sommes devenus incollables sur tous les aspects du régime.
  • Nous avons récolté un nombre impressionnant d’infos sur le terrain.
  • Nous avons structuré et étoffé Tuto Micro pour en faire une bible incontournable.

Quelle que soit la spécificité des questions que l’on me pose aujourd’hui, je n’ai qu’à ouvrir Tuto Micro à la bonne page pour y retrouver les réponses.

Oui ! Je suis extrêmement fière de ce livre.

Car pendant des années, j’ai lu un paquet de bouquins sur la micro-entreprise… des plus grands best-sellers aux plus grosses merdes que tu trouves sur Amazon. Et je n’ai pas peur de dire que c’est le meilleur ouvrage traitant du sujet, tant par la profondeur de son contenu que par sa conception interactive.

Mais si tu trouves mieux ailleurs, je suis prête à retirer ce que je viens de dire ici… et à t’offrir mon bouquin. :)

Comment je vis encore aujourd’hui en Serbie ?

Marre de payer les frais d’Airbnb !

Comme le site reste plus pratique que la plupart des agences immobilières, je l’utilise encore… mais je change de tactique :

  • Je contacte l’hôte par messagerie Airbnb.
  • Je lui annonce que je veux louer 6 mois ou 1 an hors Airbnb.
  • Je lui propose un contrat type à faire authentifier devant un notaire.
  • Et je peux négocier un prix gagnant/gagnant avec lui.

Risqué ?

Peut-être, mais Airbnb ne m’a pas encore emmerdée pour ce contournement. Et s’il devait me rappeler à l’ordre, je louerai simplement quelques jours sur le site pour négocier ensuite en face à face.

Cette méthode me permet de m’installer :

▶ 16 mois dans le même appartement en plein centre de Belgrade.

Une période assez longue pour connaitre la ville par cœur et se faire de vrais amis.

Experience-en-nomade-digital-Belgrade

▶ Entrecoupés de 3 mois en Roumanie.

Histoire de tester Bucarest avant mon accouchement.

Car nous hésitons encore à réintégrer un pays de l’Union européenne pour éviter la paperasse des visas et des permis de travail…

Experience-en-nomade-digital-Bucarest

Verdict ?

Test non concluant.

Belgrade est définitivement mieux que Bucarest à tous les niveaux.

▶ 12 mois à Sremski Karlovci, réputée comme l’une des plus belles villes de Serbie.

Loin de la pollution de la capitale, tout en étant très proche de Novi Sad (deuxième plus grande ville du pays), c’est le compromis idéal pour élever un bébé dans un environnement sain.

À l’heure où j’écris, nous y habitons depuis 3 mois.

Experience-en-nomade-digital-Sremski-Karlovci

Et lorsque notre fille aura 2 ans, nous reprendrons la route vers de nouvelles contrées.

Histoire à suivre…

Les leçons à tirer de ces 9 ans d’expérience en nomade digital

Je t’avais prévenu que je te raconterais ma vie. ;)

Mais cela te donne un bel aperçu de ce qu’il est possible de faire…

Et d’en tirer quelques leçons.

Si tu pars de zéro, segmente ton projet

Rares sont ceux qui trouvent la bonne activité dès le départ. Et rien ne garantit que celle-ci t’apportera assez de revenus sur le long terme.

Dans la vie, rien n’est jamais garanti.

Tu dois donc la tester tout en t’octroyant une certaine sécurité !

  • Commencer par télétravailler pour un employeur.
  • Développer ton activité en parallèle de ton job avant de tout lâcher.
  • Tester ton activité sur le terrain avec un plan d’épargne de 6 mois minimum.

Peu importe… tant que tu planifies ta transition graduellement.

Quelle que soit la manière que tu choisis pour gagner ta vie en ligne, sers-toi de tes compétences existantes pour démarrer.

Puis cultive-les et ajoutes-en de nouvelles.

Une action en amenant une autre, tu sauras vite si tu suis la bonne voie… ou si tu dois en changer.

Certains me diront sûrement :

« Mais je n’ai pas les compétences requises pour travailler sur internet. »

Alors, forme-toi. Il n’y a pas de secret à ce niveau-là.

Et tu te rendras vite compte que c’est moins long et difficile qu’il n’y parait… J’y reviendrai plus en détail dans les prochaines leçons.

Éprouve le nomadisme digital en t’aménageant une porte de sortie

Tant que tu n’as pas expérimenté ce mode de vie, rien ne te certifie qu’il te plaira sur la durée.

Car être nomade digital comporte ses inconvénients :

La logistique est assez lourde à gérer. C’est presque un deuxième travail à temps complet.

  • Loin des amis et de la famille
  • Incompréhension de ton entourage
  • Relations sentimentales plus difficiles à appréhender
  • Interactions sociales restreintes à cause de la barrière de la langue et de ton instabilité…

L’isolement peut être problématique.

Alors, prends le temps de tester ce lifestyle en étant certain de pouvoir faire marche arrière si tu changes d’avis.

Gagner sa vie en ligne implique discipline et motivation

Surtout lorsque tu travailles tout en voyageant !

Certes, tu peux vivre dans des pays exotiques, mais ce n’est pas pour autant que tu passeras ta vie à t’amuser.

Car être nomade digitale ne veut pas dire être tout le temps en vacances.

Mes photos peuvent te donner l’impression du contraire, mais sache que je suis plus souvent devant mon PC qu’à flâner en mode touriste ou à enchaîner les loisirs et activités du coin.

Je bosse bien plus que n’importe quel employé et je ne compte pas mes heures.

Simplement, je prends en main ma logistique et mon organisation comme je l’entends.

Bref, quand tu n’as personne pour te dire ce que tu dois faire, tu dois réussir à t’imposer tes propres contraintes… sans pour autant tomber dans le burn-out.

Un juste équilibre qui te demande :

  • De gérer au mieux ta productivité.
  • De bien faire la distinction entre ton temps de travail et de repos.

Non, non ! Ne pense pas que je veux te décourager, car…

Gagner sa vie en ligne en voyageant est une existence d’une richesse incroyable !

  • Au-delà de bosser où tu veux, quand tu veux.
  • Au-delà d’explorer le monde entier à ta guise.
  • Au-delà de gagner en pouvoir d’achat et en qualité de vie.

Être nomade digital, c’est vivre sans jamais subir son existence en mode pilote automatique.

C’est une aventure de tous les instants qui bannit la routine et l’ennui.

C’est une occasion d’apprendre chaque jour de nouvelles choses.

Ce sont des rencontres perpétuelles follement intéressantes qui changent notre vision des autres à jamais.

C’est remettre en cause tout ce que nous a inculqué notre pays d’origine… Et cela implique le formatage de nos sociétés « modernes ».

C’est avoir une connaissance aiguisée de soi-même, de ses envies et de ses limites.

Enfin, et c’est sûrement le plus important :

Je pense que nous ne sommes pas faits pour pantoufler dans une petite vie pépère sans combats ni problèmes…

Car c’est dans l’adversité que l’homme tire parti du meilleur de lui-même.

Ou pour le dire plus vulgairement :

C’est dans la merde que poussent les plus belles fleurs.

Bref, devenir nomade numérique c’est tout ça à la fois.

Et putain que c’est bon !

Pour rien au monde je n’abandonnerai ce mode de vie.

Haydée Bouscasse

Plan du cours

➔ Leçon 1 – Commencer à gagner sa vie en ligne : pourquoi ?

➔ Leçon 2 – 9 ans d’expérience nomade digital : gagner sa vie en ligne en voyageant  ← TU ES ICI

➔ Leçon 3 – 8 raisons qui pourraient t’empêcher de gagner ta vie en ligne

➔ Leçon 4 – 8 types d’activités en ligne – quel business model du web te convient le mieux ?

➔ Leçon 5 – « Suis ta passion » est un mauvais conseil. Fais plutôt ceci…

 

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