Thomas part vivre au Brésil pour un an grâce à un congé sabbatique. J’interview ce jeune homme plein d’entrain qui nous dévoile comment et pourquoi il désire quitter la France pendant un an. Il y en a qui osent et qui se donnent les moyens !

L’interview est entièrement retranscrite au-dessous de la vidéo au cas où une quelconque raison vous empêcherait de la visionner correctement. Vous trouverez également toutes ses photos commentées.

 

Salut à tous et bienvenue sur travelplugin. Aujourd’hui, j’interview Thomas. C’est un futur voyageur mais aussi blogueur. Il va partir un an au Brésil car il a acheté un terrain à Capao. Allons-y !

Le voyageur

Je réalise enfin un de mes rêves

Haydée : Thomas, bonjour !
Thomas : Bonjour !

Haydée : Comment ça va ?
Thomas : Ca va super bien.

Haydée : Pourquoi le Brésil comme première destination ?
Thomas : J’y suis allé il y a 3 ans car ça faisait longtemps que j’entendais dire que le Brésil, c’est le pays merveilleux et je suis complètement tombé amoureux d’un lieu : Capao. J’y suis allé l’année dernière pour acheter un petit bout de terre, maintenant je souhaite y retourner pour construire quelque chose.

Haydée : Tu as donc carrément acheté un terrain ?
Thomas : J’ai acheté un terrain là-bas, oui.

hautes herbes

Il faut d’abord déblayer tout ce qui a poussé avant de pouvoir construire

Haydée : Tout seul ou vous êtes deux ?
Thomas : Ah non je suis tout seul. Le voyage seul c’est vraiment le seul vrai voyage. Un voyage à deux, à trois, c’est différent, cela peut être vraiment agréable, mais lorsqu’on veut aller à la rencontre du pays, à la rencontre des gens, le voyage seul est préférable.

tipi indien

J’ai monté mon tipi pour dormir en attendant d’avoir une maison confortable

Haydée : Cela te permettra d’apprendre la langue d’une manière plus simple ?
Thomas : Oui, le Brésil va me permettre d’apprendre le portugais. C’est une richesse en plus, cela apportera une corde en plus à mon arc.

Haydée : Tu vas donc revenir trilingue ?
Thomas : C’est bien ça !

Haydée : Tu vas donc quitter ton travail pour une nouvelle vie ?
Thomas : Alors pas complètement j’ai juste pris un congé sabbatique de 11 mois, comme ça je retrouve mon travail quand je reviens. Enfin, si je reviens… :)

Haydée : Quel est ton métier actuellement ?
Thomas : Actuellement je suis chef de projet MOA web chez SFR.

Haydée : D’accord, et cela fait des années que tu fais ça ou… ?
Thomas : Non avant j’ai travaillé 12 ans dans le social, dans l’animation socioculturelle. J’étais animateur puis responsable d’un point information jeunesse où j’ai mis en place un espace public numérique.

Haydée : Tu habites quelque part, alors ton appartement qu’en fais-tu ?
Thomas : Je suis propriétaire d’un appart donc propriétaire d’une dette. Il va falloir la rembourser, je l’ai donc mis en location. Pour la petite anecdote, je l’ai loué à des Brésiliens qui sont venus s’installer en France !

hamac entre deux arbres

Il m’arrive aussi de dormir dans mon hamac sur mon terrain

Haydée : Alors dis moi 3 mots en Brésilien là comme ça ?!
Thomas : Eh massa !

Haydée : Qu’est-ce que ça veut dire en français ?
Thomas : Alors, ça veut dire c’est génial, mais ça veut dire également « c’est de la patte » !

Haydée : Donc en gros, le premier mot que tu as retenu, c’est « C’est génial »  ! :)
Thomas : Oui en effet, c’est la première chose que tu entends là-bas.

Haydée : As-tu prévu de faire d’autres choses durant cette période ? Des rencontres ou voyager ailleurs par exemple ?
Thomas : Je vais sûrement profiter d’être en Amérique latine pour visiter le continent qui est assez énorme et magnifique. De toute façon je crois qu’au Brésil, depuis peu, nous sommes obligés de sortir du territoire tous les 3 mois, donc je vais être obligé de me faire une petite excursion en Equateur, au Pérou, au Paraguay ou au Chili. Ces pays ont quelque chose à m’apporter aussi, c’est sûr.

Haydée : Que penses-tu tirer de cette expérience ?
Thomas : Je pense en tirer beaucoup ! Dans un premier temps, ce sera l’apprentissage d’une langue. Il y aura aussi l’apprentissage de la construction d’une maison. Et il faut savoir que le village où je vais à Capao, à Chapada Diamantina, c’est un village pleins d’artistes avec une grande vision autour de la permaculture. J’ai donc des tas de choses à apprendre, cela rentre totalement dans ma manière de vivre les choses.

Chapada Diamantina, Brésil

Je ne peux plus me passer de ce paysage et des randonnées à Chapada Diamantina

Haydée : Et qu’ont pensé les gens de ta démarche ?
Thomas : J’ai eu pas mal de réflexions différentes. C’est vrai que la plupart des réactions des gens c’est : « Mais comment tu vas vivre ? » En général je leur réponds : « Bien ».

Haydée : Bien ? C’est une très bonne réponse [rires] !
Thomas : Ensuite beaucoup de gens sont surpris, ils se demandent pourquoi j’y vais, que vais-je y faire et même moi je me demande tout ce que je vais y découvrir.

Plat de langoustes énormes

En tout cas j’ai découvert qu’on pouvait manger de belles langoustes !!

Après concernant les mauvais côtés, au Brésil, il y a un énorme fossé entre les riches et les pauvres, ce qui est assez gênant surtout lorsque l’on voit les plages très tournées « Sea, Sex and Sun ». Cela a des côtés sympa mais quand on sait qu’à côté c’est la misère, on sent également une grosse insécurité dans les villes.

Lorsque j’étais en Inde par exemple je pouvais dormir dehors, mais le Brésil lorsque l’on est dehors, il peut y avoir des morts à n’importe quel moment. Ce n’est pas aussi détendu que dans d’autres pays.

Lac brésilien

Bon … c’est vrai que là au milieu des tortues, je suis détendu :)

Haydée : Pour finir cette interview, peux-tu nous dire une anecdote sur une personne que tu as rencontré qui fut une rencontre merveilleuse ?
Thomas : Quand j’ai fait ce voyage en Inde il a fallu que je reparte au Sri Lanka pour refaire mon visa. Je suis parti là-bas sans prendre beaucoup d’argent. Je me suis retrouvé un peu à la rue. Jétais descendu dans le Sud avec un petit groupe de personnes que j’avais rencontré au fur et à mesure du voyage. On s’est fait accueillir par un pêcheur qui nous a retrouvé au milieu de rien et qui nous a dit : « Venez chez moi, j’ai une place pour vous accueillir ».

Haydée : Et il a décidé de vous accueillir comme ça ?
Thomas : Comme ça ! Il nous a dit :

Qu’est-ce que vous faite là ? Vous n’avez pas d’endroit où dormir ? Venez à la maison, j’ai une maison de libre, mon frère est mort.

Il nous accueille chez lui et nous dit :

C’est intéressant pour moi de voir des gens venir de l’autre bout du monde avec peu de choses au milieu de rien.

J’ai pensé que si je peux partir à l’autre bout du monde comme je le fais, c’est justement parce que j’ai vécu au milieu de la surconsommation. Quand je vois les Indiens avec le sourire jusqu’aux oreilles, heureux mais à rechercher notre manière de vivre et à courir après notre mode de consommation, je me dis « Vous faites fausse route ! ».
Mais il a fallu que j’ai ce surplus de consommation pour pouvoir en prendre conscience. Donc je n’ai aucun jugement.

cascades et rochers

C’est vrai que le voyage fait beaucoup réfléchir …

Haydée : Franchement c’était une bonne démarche de votre part ne serait-ce que vous en rendre compte !
Thomas : S’il ne nous avait pas accueilli, on aurait dormi dehors. Mais il y a des endroits où on peut se le permettre. En France en cette période froide, des gens dorment dehors. J’en vois tous les jours et je ne le souhaite à personne. Et je me dis « les pauvres ».

Haydée : Allez au Brésil !
Thomas : Allez au Brésil oui. Qui disait d’ailleurs : « Il me semble que la misère sera moins pénible au soleil »  ?

Forêt vierge et guide

Allez ! A l’aventure !

Haydée : Je vous souhaite d’en prendre de la graine. Il part dans à peu près deux semaines, on lui souhaite bon courage et à son retour on refera une petite interview. Salut à tous !

Thomas : Merci !

Tony (le caméraman) : Sur Travelplugin…

Depuis cette interview Thomas est parti au Brésil. Il effectue sa première escapade en Equateur et enchaîne bientôt avec la Colombie.

Et vous comment avez-vous fait pour partir plus de 6 mois, voir plus ?

Haydée Bouscasse

 
 

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