Si vous pouvez identifier cette image et que vous n’y connaissez toujours rien aux langages Basic, html et autre CSS c’est que vous êtes allé à l’école française.

Parthenon

Je connais bien ce système éducatif, je l’ai pratiqué 12 ans.

Loin d’être inutile, il apporte l’instruction censée révéler et accroître l’être.

Mais sorti de cette fonction primordiale, que m’a concrètement apporté l’école ?

  • Un peu d’esprit de synthèse
  • Passer des examens
  • Obtenir les diplômes propres à la méritocratie française
  • Et reconnaître ce superbe monument grec… :)

Ah oui, accessoirement savoir coudre pour ceux qui ont connu l’EMT.

L’école n’enseigne pas souvent ce que nous devrions vraiment apprendre.

A croire que la machine éducative est bien trop lourde pour mettre rapidement à jour ses programmes de manière efficace.

Technologie-EMT

Je fabriquais encore des portefeuilles en cuir au collège que l’Amstrad faisait déjà fureur dans certains foyers.

Le savoir n’est pas toujours dispensé de la meilleure façon

Un système de notation basé sur le « par cœur »

Pouvez-vous me nommer 3 guerres qui ont eu lieu durant le 20ème siècle ?

Merci vous êtes premier de la classe.

Un logiciel suffit à vous noter avec des questions pareilles. Facile d’évaluer les gens dans ces conditions.

Mais ma question est : Comment faisons-nous pour noter les esprits créatifs ?

Cela demande un peu plus d’investissement au niveau de l’enseignement. Et bien plus de difficultés qu’une correction de QCM.

L’école se doit de nous apporter une éducation spécifique au delà de la simple accumulation de connaissances bêtement apprises.

Un cloisonnement excessif des matières complémentaires

Est-ce qu’un diplôme d’histoire seul donnera au professeur le loisir d’enseigner correctement son sujet ?

« Bien sûr ! » Me direz-vous, « Il est fait pour cela ».

Mais si l’école se targue de cette fameuse vocation éducative, n’associer qu’une matière par apprentissage peu parfois sembler restreint.

Il faut pouvoir en maîtriser plusieurs qui soient complémentaires et les mixer pour un enseignement plus plénier.

Ainsi, chaque professeur d’histoire devrait être également un peu philosophe ou que sais-je encore avant d’enseigner de manière impartiale.

Comme un professeur de lettre doit avoir les qualités requises pour enseigner l’éducation civique et sociale ou la liberté de pensée.

Robin-Williams

Et puis un étudiant en histoire n’est-il destiné qu’à devenir prof d’histoire ?

Autant de questions pouvant interpeller sur l’évolution de l’enseignement de matières spécifiques.

Un problème d’identification des informations pertinentes

Avant internet et sa surinformation, connaître un sujet ou une actualité sérieuse vous permettait de passer pour érudit. L’école suffisait à vous instruire cela.

Aujourd’hui que nous avons accès à tout et à bien plus encore, l’important est de détecter la bonne information cachée dans la masse.

Il ne suffit plus d’avoir les connaissances nécessaires à l’exploitation du sujet. Il faut également acquérir les compétences de recherche et savoir évaluer les bonnes sources d’informations.

Une éducation primordiale rarement dispensée dans la famille et pour ainsi dire jamais dans les médias.

Et quand on sait que même l’école ne sert pas toujours les bonnes infos à ses étudiants…

Le monde évolue plus vite que l’éducation nationale

Au delà des connaissances apportées aux enfants, il faut également leur inculquer quelques « valeurs ».

C’est en suivant ce principe prôné par l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie naissante des années 30 que « l’Instruction Publique » française est devenue « Education Nationale ».

Tout dépend des valeurs mises en avant… Je vous l’accorde.

L’éternel débat entre instruction et éducation à l’école publique était né.

Quoi qu’il en soit, le terme « Education Nationale » n’a pas bougé depuis. Comme la majorité de nos programmes scolaires d’ailleurs.

Et notre monde en perpétuelle mutation va trop vite pour l’école.

Et si notre avenir résidait dans la mobilité numérique

Ne serait-il pas pertinent d’adapter notre système scolaire à toutes les matières qui s’y rapportent ?

L’avènement d’internet et de ses moyens de communication impose un nouveau style de vie en passe de bouleverser notre organisation sociale.

Les terminaux mobiles connectés ont développé la culture du nomadisme numérique à tel point qu’ils sont en train de révolutionner les mondes de l’éducation et du travail.

Freelance et emplois à domicile sont les témoins d’une nouvelle ère et le coworking ne s’est jamais aussi bien porté.

Le travail indépendant online représente l’avenir logique de nos sociétés modernes. L’homme devra donc s’adapter à ce retour vers le nomadisme.

Car si l’enseignement nomade est l’avenir de l’école, je n’ai pas l’impression que l’école soit prête à enseigner tout ce qui touche à la mobilité numérique pour le moment.

Tony-Jonglage

L’école m’aura déjà appris à jongler. Suffisant pour vivre en nomade ?

Des enseignements loin d’êtres des modèles d’évolution

Quoique…

Notre ministre de l’éducation propose maintenant « d’apprendre le code informatique » à l’école primaire.

Mais ne rêvons pas trop ! C’est en option facultative et périscolaire à raison d’une heure par semaine pour le moment.

Et pour info Monsieur le Ministre, le terme adéquat serait plutôt « apprendre à coder ».

Niveau changement, ce n’est pas gagné.

Car en scrutant les programmes actuels des écoles publiques, qu’en est-il :

  • des méthodes de travail innovantes axées autour de la mobilité numérique ?
  • de tout ce dont a besoin un entrepreneur pour monter et pérenniser une activité moderne ?
  • de la gestion financière pour soi ou pour aider des business nomades à avancer dans le futur ?

12 années d’école qui ne m’auront pas vraiment servi à appréhender ces compétences et bien d’autres encore.

Je me demande bien comment l’éducation va s’adapter à la mobilité géographique future.

En me basant sur le monde actuel et sur les compétences que j’ai dû développer par moi-même ces dernières années, je suggère ceci…

Ajoutons des matières utiles à la mobilité numérique dès la première année d’école

En CP ?
Oui, oui ! Pourquoi ?

Enfant-Geek

 

Vous pensez que vos enfants ne sont pas capable d’appréhender ces problématiques mieux que vous ?

La réflexion

Réfléchir est supposé être naturel mais la réflexion est fainéante.

Ce n’est qu’une potentialité qui a besoin de s’exercer pour devenir opératoire. Le besoin de réflexion n’est pas premier, l’histoire des civilisations le prouve. C’est une rigueur qui s’apprend.

En même temps qu’il transmet des connaissances, un enseignement méthodique et raisonné de la réflexion exerce la raison.

Exercice indispensable !

Ainsi, par le développement de la réflexion, l’instruction éduque et fait mûrir le pouvoir autonome de juger.

La programmation

Chaque génération est supposée être plus technique que l’ancienne. Et pourtant les ordinateurs n’ont jamais été aussi simple d’utilisation.

Ainsi, les enfants comprennent moins la technologie que leurs parents, eux qui savent installer une souris via un driver DOS avant de pouvoir utiliser leur machine.

Programmer c’est être capable de définir un problème, construire une solution et la mettre en place dans un sens très différent de l’utilisation que nous faisons de l’informatique actuellement.

Mais on ne plonge pas un enfant dans le bain sans lui apprendre le B.A.BA de l’esprit informatique.

Pour apprendre à programmer il faut un minimum de logique arithmétique et algorithmique de la même manière que pour apprendre les mathématiques il faut d’abord savoir compter.

Les ordinateurs ne sont pas là pour rendre la base de l’apprentissage moins importante.

Alors pourquoi n’enseignons-nous pas ces choses un peu compliquées à nos enfants dès le départ au lieu de les plonger dans la facilité du « plug and play » ?

Gorille-Einstein

Ça se saurait si ça marchait comme ça…

 

En attendant, je salue bien bas certaines initiatives comme la formation gratuite de Simplon Village pour un large public en milieu rural.

Voilà des personnes qui ont le mérite de comprendre les enjeux futurs de ces apprentissages.

Le design

Une information présentée clairement et joliment a plus d’impact que la même information présentée en bloc.

Nous sommes à l’ère de la communication paraît-il. Alors pourquoi ne pas apprendre à savoir bien présenter nos informations de manière à attirer l’attention ?

Enseigner le design aux enfants les mettrait dans une meilleure posture le jour où ils devront présenter leur travail au monde ou à leurs futurs patrons.

Les finances personnelles

Pourquoi trouve-t-on autant de personnes endettées dans nos sociétés ?

Parce qu’on ne leur a jamais enseigné à calculer un tableau de charges et de gains. Ni même expliqué ce que cela veut dire.

Et je ne parle pas de contrôle de la population, ce n’est pas le sujet…

Nous préférons refiler nos décisions d’investissement à ceux qui les noient dans un jargon financier incompréhensible pour aborder des notions simples comme le rendement ou les intérêt perçu.

Peut-être serait-il sérieusement profitable d’inculquer toutes ces choses auxquelles nos futurs adultes seront confrontés.

Les langues

Non, nous n’apprenons pas vraiment les langues à l’école ! Et rien ne remplacera l’immersion totale dans un pays pour y parvenir.

En faisant ses études à l’étranger par exemple.

Pour ma part, je n’ai jamais pu maîtriser l’espagnol en 6 ans d’apprentissage à l’école.

Tony-Espagnol

Mais il m’aura fallut seulement 2 mois en Amérique latine pour le parler correctement.

Le nombre de travailleurs nomades va exploser d’ici quelques années.

Être totalement mobile sera complètement banal et l’anglais, déjà indispensable, sera une compétence obligatoire pour ce mode de vie.

Certes.

Mais ne serait-il pas judicieux que nous apprenions également un peu mieux le chinois, l’espagnol ou le russe ?

Et pourquoi n’exposons-nous pas les enfants à une deuxième langue dès leur plus jeune âge ?

Remplaçons certaines matières trop archaïques par de nouvelles plus adaptées

Car en plus de celles exposées plus haut, je serai tenté de rajouter quelques-unes :

  • La communication écrite. Enfin, écrire pour être compris et non pour avoir l’air intelligent.
  • L’image de marque. Car si beaucoup de gens seront freelances dans le futur il auront intérêt à savoir se vendre.
  • L’entrepreneuriat. Parce que quoi que nous apprenons, si nous n’avons pas les compétences pour communiquer, gérer l’argent ou nous mettre sur le marché, ça ne sert à rien.
  • La permaculture. Elle nous permettra sûrement de mieux vivre de manière autonome dans un système en plein déclin. Une chose qui à mon sens va de paire avec les télétravailleurs de demain.

Il va falloir en laisser de la place pour intégrer toutes ces matières…

Les enfants aimeraient certainement plus l’école si elle était moins anachronique

Au collège je me faisais parfois royalement chier en cours. Je dessinais ou m’endormais en passant pour un cancre.

Tony-Baille

Étalé sur ma table à bailler aux corneilles tel un fainéant ?

Mais non, c’était simplement que je ne voyais pas l’utilité de rester assis pour apprendre à manier le « f (x) » !

Et puis, depuis quand un enfant est fait pour rester le cul sur une chaise toute la journée?

Il y a un fossé entre l’enseignement actuel et ce qui pourrait concrètement nous aider dans la vie.

La théorie des 9 formes d’intelligences met en avant le fait que nous n’en exploitons principalement que 2 à l’école. Quid des 7 autres ?

Lettre d'un professeur anglais d'école primaire

Cette lettre d’un chef d’établissement d’école primaire du Lancashire résume tout d’elle même

Pour ceux qui ne maîtrisent pas assez bien l’anglais voici la traduction de la lettre :

Cher xxxxxxx,
Voici ci-joint tes résultats aux examens officiels de fin d’année KS2. Nous sommes très fiers de toi car tu as fais preuve de beaucoup d’engagement lors de cette semaine un peu particulière.
Toutefois, nous sommes préoccupés par le fait que ces examens n’évaluent pas tout à fait qui tu es réellement et ce qui rend chacun de nous spécial et unique. Ceux qui ont créé ces examens et qui les ont évalués ne te connaissent pas comme ton enseignant te connaît, comme j’espère te connaître et définitivement pas comme tes parents te connaissent.

Ils ne savent pas que la plupart d’entre vous parlez une autre langue.
Ils ne savent pas que vous jouez un instrument de musique, que vous dansez ou faites de la peinture.
Ils ne savent pas que vos amis peuvent compter sur vous quand ils en ont besoin, ou que votre rire vient égayer une journée sombre.
Ils ne connaissent pas votre poésie ou les chansons que vous avez composées.  Ni quels sports vous pratiquez, ou encore moins vos préoccupations pour l’avenir.
Ils ne savent pas que vous vous occupez de votre jeune frère ou sœur après la classe.
Ils ne savent pas que vous avez voyagé à cet endroit magnifique ou que vous êtes un excellent conteur d’histoires, et encore moins que vous chérissez ces moments avec cet ami ou cette personne spéciale de votre famille.
Ils ne savant pas que vous êtes digne de confiance, aimable et attentionné et que chaque jour, vous donnez le meilleur de vous-même…

Les notes que tu reçois ici veulent dire quelque chose mais ne disent pas tout.
Sois donc fier de tes résultats tout en sachant qu’il y a diverses manières d’être « intelligent ».

Alors quand on me demande si le système scolaire est adapté à nos aspirations de demain et nous enseigne tout ce que nous devrions savoir ou être, je réponds :

Non, je ne pense pas.

Mais je remercie tout de même le bahut de m’avoir fait reconnaître le Parthénon. Car comme je pars en Grèce dans quelques jours, je n’aurai pas l’air trop con là bas.

Tony Founs
 
 

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