Calculer son tarif minimum en freelance te parait évident ? Ok, mais l’as-tu vraiment calculé correctement ? Et l’appliques-tu tout le temps ? Car la pression des clients est grande pour te faire lâcher quelques euros…

Alors voici comment calculer ton prix plancher précisément, et comment te servir de ce tarifs quand tu débutes. Suis le guide :

  1. Tarif en freelance contre paye de salarié
  2. Le tarif minimum en Freelance (ou prix plancher)
  3. Que prendre en compte pour calculer ton tarif minimum en freelance ?
  4. Comment calculer ton tarif minimum en freelance ?
  5. Comment utiliser ce tarif minimum quand tu débutes ?

 

Un jour, un blogueur m’a demandé de créer du contenu pour son site.

Je venais à peine de lancer mes offres en copywriting.

Il m’a demandé direct :

« C’est quoi ton tarif ? »

Je lui ai rétorqué :

« 300€ les 2000 mots. »

Sa réponse ?

« Quoi ??! Mais tu travailles à ton compte ? Je pensais que tu serais bien moins cher ! »

BOUM !

Voilà le style de remarque qu’un indépendant se prend souvent dans la gueule.

Surtout s’il facture des prix élevés.

En l’occurrence, 300€ les 2000 mots peut paraître cher pour certains. Surtout quand tu trouves des mecs à 60€, voire moins.

En tant que client, tu me diras peut-être :

« Ben ouais, c’est cool 60€… »

Si tu te contrefous de la qualité de ton contenu et si ton freelance te livre sa soupe en deux-deux, oui, pourquoi pas… le Mac Do est fait pour ça.

Fausse pub Macdo : sandwich article de blog pour 5€.

Pour ma part, je ne rédige pas en mode fast food. Je travaille mes écrits pour qu’ils atteignent des objectifs précis :

  • Attirer le lecteur, le fidéliser, le faire cliquer.
  • Convertir le prospect, générer sa confiance, son envie d’acheter.

Mes textes doivent donc être personnalisés, originaux, attrayants, documentés, approfondis, optimisés pour la sémantique et le SEO, etc.

Un cocktail qui prend vite une journée entière si je veux le rendre savoureux. Et être payée 60€ la journée, trop peu pour moi.

J’ai détaillé tout ça à mon blogueur, et je lui ai dit :

« Mon tarif minimum en freelance est à 300€ la journée. »

À prendre ou à laisser.

Il a refusé.

« Au revoir, bonne chance et bonne journée. »

Pourquoi je te raconte ça ?

Parce que ce cas illustre une grande vérité :

Certains clients ne comprennent rien aux tarifs des freelances.

Tarif en freelance contre paye de salarié

Avec le temps, tu remarqueras une chose. Ces clients rechignent rarement devant les prix des grosses boîtes. Mais ils semblent tout de suite avoir un budget vachement serré pour un freelance qui facture les mêmes prix. Ils supposent (à tort) que, vu que tu es une petite entreprise, tes prix devraient être tout aussi petits.

Ce qu’ils ne réalisent pas – ou font semblant de ne pas réaliser – ce sont les coûts cachés de ton business, quelle que soit sa taille.

Après, je veux bien comprendre…

Beaucoup de gens ignorent que le salaire d’un employé ne représente que 50 à 60 % de la somme déboursée pour sa pomme par son entreprise.

Les autres 40 à 50 % ?

Les charges ! (Et pas que patronales.)

Charges que le travailleur indépendant doit supporter SEUL.

Eh oui…

Un freelance n’est pas un salarié sans patron. C’est un patron sans salariés. Et il est soumis aux mêmes contraintes et obligations que n’importe quelle entreprise. Aucune boîte consciente de tout cela ne songerait à embaucher un freelance au prix d’un salarié.

Mais les autres – comme mon blogueur – font un calcul à la louche en oubliant les trois quarts des données. Puis ils comparent ton prix au salaire d’un employé.

Non-sens !

40€/heure pour un salarié n’est ABSOLUMENT PAS la même que 40€/heure pour un indépendant.

Le tarif minimum en Freelance (ou prix plancher)

Bien plus grave…

Beaucoup d’indépendants débutants font les mêmes erreurs que ces clients :

  • Calcul hâtif
  • Oubli de données
  • Comparaison avec les salaires

Puis ils choisissent un tarif au pif, souvent extrêmement bas, sans aucune conscience de ce qui leur restera pour vivre une fois tous les coûts supportés.

Ils se disent :

« Cool ! Je peux facturer moins que mes concurrents. Je suis ultra compétitif. »

Ou…

« C’est bon. Ce tarif me permettra de gagner plus de clients. Et l’un dans l’autre, ça compensera. »

OK, mais…

Pratiquer des prix en dessous de ton seuil de rentabilité est extrêmement risqué.

J’appelle cela le « taux de survie ».

Et ce taux ne prend pas en compte :

  • Tes charges directes et indirectes
  • Les fluctuations du marché.
  • Le fait que tu attires des clients pourris.
  • Le risque de perdre tes clients le jour où tu augmentes tes tarifs.

Résultat ?

Tu te vends au rabais, tu te prives de toutes les chances de vivre correctement de ton métier, de développer ton activité sur le long terme et de mener une carrière épanouissante.

Assis dans les ordures avec une pancarte "au chapeau" pour mon tarif minimum en freelance.

Tiens-tu vraiment à vivre cela ?

Je ne crois pas.

Alors…

Calcule ton tarif minimum en freelance

Détermine le prix plancher en dessous duquel tu ne descendras pas.

Attention !

Je ne parle pas de ton Tarif Journalier Moyen (TJM), mais bien du tarif en dessous duquel ton activité n’est pas rentable si tu l’exerces à plein temps.

Je ne parle pas non plus de ton tarif idéal. L’art de fixer son prix idéal n’est pas une science exacte (comme mes prochains articles vont te le montrer). Alors que calculer son tarif minimum en freelance, SI ! Et c’est la toute première chose que tu dois faire quand tu débutes.

Oui, même si tu exerces ton activité en parallèle de ton travail.

Comment faire ce calcul ?

Que prendre en compte pour calculer ton tarif minimum en freelance ?

À la fin de l’article, tu trouveras une infographie pour faire ton calcul le plus précisément possible. Mais comme tu t’en doutes, ta situation personnelle, ton activité et ton statut seront bien différents de ton voisin.

Alors, voici tous les coûts que tu dois prendre en compte pour calculer ton tarif minimum en freelance… et tout le reste que tu n’imagines pas forcément.

Tes taxes et tes impôts en indépendant

Ça, c’est le truc évident auquel tout le monde pense.

Enfin, presque tout le monde…

Copie d'écran d'un post de freelance qui ne connait pas ses charges.

Après, rassure-toi, si tu les oublies l’État sera sur tes côtes pour te les rappeler illico.

De quoi s’agit-il exactement ?

1. Ton taux de cotisations sociales

Ce sont les charges qu’un employeur paye pour son salarié, mais que tu assumes seul de ton côté pour bénéficier des prestations sociales (assurance maladie-maternité, allocations familiales, retraite de base et complémentaire… parfois, régime invalidité et décès, Indemnités journalières… parfois).

Pour la faire courte :

  • EI en Micro-entreprise : 12,8 ou 22 % de ton Chiffre d’Affaires (CA)
  • EI ou EIRL : environ 45 % de ton revenu imposable.
  • SASU : entre 55 et 67 % de ta rémunération nette. Ou 17,2 % du montant de tes dividendes versés.

2. Ta Contribution Foncière des Entreprises (CFE)

C’est l’équivalent des impôts locaux pour ton entreprise.

Ce montant annuel varie en fonction de la valeur locative de ton local (ou de ton CA si tu n’en as pas) et d’un taux fixé par ta collectivité.

Par exemple, si tu n’as pas de local et que ton CA annuel est compris entre 10 000 et 32 600 €, tu payeras entre 221 et 1 050 € à l’année.

3. Tes impôts sur tes revenus de non-salarié

Bah oui…

En plus de tes cotisations sociales, tu payes des impôts pour ton entreprise.

Je ne vais pas te faire un exposé fiscal des différents statuts ici…

Ce serait pure folie !

Alors, à toi de te renseigner.

Mais si tu comptes te lancer en micro-entrepreneur, je te conseille notre livre Tuto Micro 2020.

Bannière du tutoriel pour créer sa micro-entreprise 2020.

Tu y trouveras tout ce que tu dois savoir pour tes charges, et comment optimiser tes impôts jusqu’à économiser des milliers d’euros chaque année.

Tes frais professionnels

Ce sont tous les coûts supplémentaires liés à ton activité commerciale :

  • Local professionnel
  • Abonnement dans un espace de coworking
  • Mobilier (bureau, table, chaises, etc.)
  • Matériel (ordinateur, téléphone, véhicule…)
  • Licences de tes logiciels et SaaS (CRM, newsletter, création, comptabilité, gestion de projet, etc.)
  • Abonnements (internet, téléphone, électricité, hébergement de site…)
  • Frais bancaires
  • Transports
  • Promotion et marketing
  • Formations, etc.

Tu dois chiffrer tout ce qui te coûte de l’argent pour faire tourner ton business et intégrer le total à ton prix.

Sans oublier les prestations que tu payeras peut-être ponctuellement (ou pas) :

  • Comptable
  • Assistant virtuel
  • Graphiste ou webdesigner
  • Consultant SEO, etc.
  • Frais de portage salarial

Tes assurances professionnelles

Ah ! On rentre déjà dans un truc un peu moins évident.

En tant que travailleur indépendant, tu es responsable de tes actes professionnels et des dommages que tu peux causer.

Certes, si tu es rédacteur Web, tu n’as pas grand-chose à craindre. Mais imagine… tu t’occupes de la base de données de ton client et tu les perds suite à une erreur.

Freelance paniqué par une erreur de base de donnée qui fait tout planter.

Tu es assistant virtuel et tu oublies d’envoyer un courrier pour le compte d’un client, lui faisant perdre un contrat important.

Ces clients peuvent t’attaquer…

Et tu devras leur verser des indemnités.

Dans ces cas-là (et dans bien d’autres), prendre des assurances constitue une sécurité incontournable.

Lesquelles ?

Généralement, une assurance Responsabilité Civile Entreprise suffit. Il en existe 3 volets selon tes besoins :

  • RC Pro : Responsabilité Civile Professionnelle
  • RCE : Responsabilité Civile Exploitation
  • RC après livraison : Responsabilité Civile Produits

Mais tu devras peut-être en prendre d’autres en supplément :

  • Assurance du véhicule.
  • Responsabilité Civile Occupant : si tu loues un local pour exercer ton activité.
  • Protection juridique : pour bénéficier de conseils.

Dur de payer pour tout ça en te disant que ça ne te servira peut-être jamais…

Mais c’est le principe de l’assurance. Et cela reste un excellent argument de vente vis-à-vis de tes clients.

Au passage, nous détaillons également toutes les assurances dans Tuto Micro 2020.

Ta protection individuelle

En freelance, tu n’as ni assurance chômage, ni indemnité de licenciement, ni prime de précarité.

Quant à la retraite, un micro-entrepreneur me dira sûrement :

« Mais je cotise déjà pour l’assurance retraite moi. »

Vrai ! Sauf qu’il valide sa retraite par trimestres en fonction de son Chiffre d’Affaires. Et s’il n’en fait pas assez, il ne touchera pas grand-chose. D’autres n’y ont tout simplement pas droit. Comme la SASU qui se rémunère en dividendes.

Pareil pour ta protection santé qui n’est pas toujours géniale selon ton statut…

Un travailleur indépendant assume le risque de tout faire par lui-même sans filet de sécurité. Et si tu t’arrêtes de bosser temporairement ou que tu ne comptes pas trimer jusqu’à 90 ans, tu voudras peut-être prendre des assurances complémentaires pour ta protection individuelle :

  • Complémentaire santé
  • Assurance privée accident du travail
  • Complémentaire retraite auprès d’organismes de prévoyance
  • Contrat d’assurance perte d’emploi/chômage dirigeant

À toi de voir.

Ton bénéfice annuel et ton futur

Voilà un dernier élément qu’on oublie très souvent.

Ton entreprise n’existe pas pour « survivre » ou se maintenir à flot…

Elle doit se développer !

Et pour cela, tu dois faire du BÉNÉFICE.

Ce bénéfice te permet de réinvestir dans ton activité ou mettre de côté pour les imprévus.

Concrètement ?

Dans l’idéal, une fois tes comptes équilibrés et tes charges payées, tu devrais conserver 20 % de bénéfices en fin d’année.

J’ai bien dit « dans l’idéal ».

Quoi qu’il en soit, fixe-toi cet objectif et n’hésite pas à l’intégrer dans le calcul de tes tarifs. Tout le monde trouve normal qu’une boîte fasse des bénéfices. Tes clients entrepreneurs les premiers, car ils sont là pour ça aussi. Il est donc légitime que tu fasses cette marge pour te développer.

Faire une marge n’est pas une honte, c’est l’objectif de toutes les boîtes.

Tes vacances et tes temps de repos

Jusqu’à maintenant, nous avons parlé de l’argent que tu dois dépenser.

Mais il y a un autre paramètre important : ton temps !

Et pour un travailleur indépendant, le temps c’est de l’argent.

En fait, je l’ai partiellement abordé avec le fait d’être parfois dans l’incapacité de travailler (chômage, maladie, accident).

Mais il y a aussi :

  • Tes périodes de repos
  • Et tes périodes de vacances

Car un travailleur indépendant n’a ni week-end ni congés payés. Et tu dois faire assez d’argent pour couvrir tous ces temps libres.

Certains me diront que prendre des vacances est un luxe quand on veut faire décoller son activité.

Il n’y a rien de plus faux !

Freelance allongé sur un canon en bord de mer.

Et tu ne peux pas prendre le risque de faire un burnout ni de bosser comme un chien au point de perdre en efficacité ou en créativité.

Tu dois donc t’octroyer quelques jours par-ci par-là pour te relaxer et recharger les batteries. Et comme ces breaks entre missions sont pour ta poche, il est normal que tu les prennes en compte pour justifier une partie de tes tarifs. Cela te permettra de te constituer des avances de trésorerie capables de supporter tes fluctuations de revenus au fil des mois.

Tes heures non rémunérées

OK, nous avons passé en revue toutes les périodes chômées. Mais soyons clairs…

Même si tu bosses tous les jours, une grande partie de ton temps de travail ne sera pas facturée !

Car en plus de faire le taf, tu devras gérer ta boîte :

  • Rechercher de prospects
  • Démarcher
  • Négocier
  • Communiquer
  • Faire de travaux de révision
  • Faire de la veille technologique (ou d’actualité)
  • Assurer tes démarches administratives
  • Faire ta comptabilité
  • Gérer les impayés…

Toutes ces tâches sont extrêmement chronophages. Et certaines sont incluses dans le service que tu proposes à tes clients. Ce sont elles qui te rendent disponible, accessible, flexible et compétent.

Elles sont cruciales !

Mais elles t’imposent des contraintes assez lourdes.

Et pourtant, elles ne t’amènent aucune rémunération…

Alors, ici encore, tu dois inclure ce temps dans ton tarif pour espérer être rentable.

Pars du principe qu’un freelance bien établi qui travaille à plein temps et qui dispose d’un carnet de commandes bien rempli facture généralement entre 120 et 150 jours par an.

Rarement plus.

Tu dois donc facturer en conséquence.

Maintenant, concrètement…

Comment calculer ton tarif minimum en freelance ?

Avec toutes ces données en tête :

Comment peux-tu calculer ton taux horaire minimum en freelance ?

Et par extension…

Comment peux-tu calculer ton tarif journalier minimum en indépendant ?

Teste ma méthode et la leur, puis fait une comparaison. Tu auras des surprises.

C’est parti :

  1. Choisis le montant du « salaire » net annuel que tu souhaites gagner.
  2. Calcule le montant total des dépenses annuelles générées par ton business.
  3. Puis, additionne le montant de ces dépenses à ton « salaire » net.

Cela te donnera le montant ton « revenu nécessaire ».

Ensuite…

  1. Détermine le nombre d’heures que tu factureras sur une année.
  2. Puis divise ton revenu nécessaire par ces heures facturables.

Tu trouveras ainsi ton taux horaire minimum.

Enfin…

Multiplie ce taux horaire par 7, 8 ou 9 (selon le nombre d’heures que tu comptes faire dans une journée) pour trouver ton tarif journalier.

C’est aussi « simple » que cela.

Mouais… pas si simple en fait.

Alors voici une infographie qui t’illustre la démarche :

Infographie pour calculer son tarif minimum en freelance précisément.

Oui, on est bien loin des 10 €/heure proposés sur les plateformes…

Et quand tu sais qu’un petit entrepreneur met 30 à 60 % de ce qu’il gagne dans tous ces coûts… à 4 €/heure net autant vendre du shit ou se prostituer.

OK, j’exagère, mais tu as compris le principe.

Tu dois viser beaucoup plus haut que 10 €/heure !

Tu comprends mieux les Tarifs Journaliers Moyens (TJM) des métiers du Web listés ici.

Bien sûr, tu peux toujours économiser en réduisant tes coûts fixes. Mais n’oublie pas qu’il te reste toute la gestion de ton entreprise.

Bref, même avec business frugal, très peu de dépenses et des frais fixes réduits, tu as tout intérêt à faire grimper ton prix. Sinon, tu ne seras pas en mesure de travailler à ton compte bien longtemps.

Et si une personne se plaint de tes tarifs ?

Fais en sorte qu’elle comprenne l’ampleur que représente le fait de faire tourner sa boîte à plein temps sur le long terme. Sans rentrer dans les détails ni faire pleurer dans les chaumières, hein ! Le client se fout de ta vie.

Au pire, partage-lui cet article. ;)

Comment utiliser ce tarif minimum quand tu débutes ?

Si tu démarres, tu seras tenté de te dire :

« Woaaa ! Je ne me vois pas demander un tel tarif à mes clients ! »

Et là, tu entendras tout et son contraire.

Option 1 :

« Si, si ! Commence avec un prix élevé ! Et baisse-le progressivement (ou pas) selon la réaction de tes clients. »

Option 2 :

« Commence avec un petit prix ! Et augmente-le à mesure que tu gagnes en expérience et en recommandations. »

La bonne pratique ?

Ça dépend…

Haha ! Tu t’en doutais bien.

Alors, finalement, combien dois-tu facturer ?

La réponse courte :

Tu dois facturer tes clients autant que possible.

Tu peux même augmenter ton tarif minimum dès le départ en appliquant l’option 1.

Mais garde à l’esprit que les meilleures relations freelance/client découlent à la fois de prix justes et d’attentes réalistes.

La réponse pratique :

Cela n’a pas vraiment d’importance.

Car peu importe ce que tu factures à ton premier client. Tu peux facturer en dessous de ton tarif minimum tant que ton objectif est d’augmenter ce tarif aussi rapidement que possible.

Et pour cela, il y a plusieurs façons de procéder :

  • Augmente tes tarifs de 20 à 50% chaque année à mesure que tu t’améliores dans ce que tu fais.
  • Augmente tes tarifs de 50 à 100% pour chaque nouveau client qui t’est recommandé. Fais-le jusqu’à ce qu’ils commencent à dire non, puis reviens en arrière jusqu’à trouver le taux idéal.
  • Satisfais autant de clients que possible, puis augmente progressivement tes tarifs jusqu’à ce que tout le monde lâche l’affaire… sauf tes clients les plus fidèles prêts à payer plus cher.

Maintenant, je vois venir ta prochaine question :

« Et si j’exerce mon activité en parallèle de mon travail ? »

Excellente question. ;)

Si tu es freelance en parallèle de ton travail

Eh bien, que ce soit la courte ou la pratique, c’est la même réponse qu’à temps complet.

Certes, tu as moins le feu au cul grâce à ton salaire mensuel d’employé.

Tu peux donc tester bien plus sereinement les meilleures stratégies pour faire ta première vente en freelance.

Tu peux également commencer par travailler gratuitement pour obtenir des clients ultras qualifiés. Ceux que tu n’aurais jamais pu toucher en temps normal, même dans tes rêves les plus fous.

Mais dans tous les cas, calculer ton tarif minimum en amont est indispensable pour mettre en place toutes ces stratégies.

Car c’est ton baromètre qui servira pour toutes tes négociations.

Et le jour où tu passeras freelance à temps complet, ce tarif minimum te permettra de :

  • Payer toutes tes charges et dépenses sans jamais avoir l’impression d’avoir un couteau sous la gorge.
  • Bosser un nombre d’heures raisonnable tout en maintenant un haut niveau de service.
  • Pérenniser ton activité en mettant de la trésorerie de côté.
  • Trouver de meilleurs prospects et clients.
  • Ne pas simplement survivre, mais prospérer.

Alors…

Quel est ton tarif minimum en freelance et quel tarif as-tu finalement décidé d’appliquer ?

Satisfais ma curiosité dans les commentaires.

 

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