Pour devenir freelance, je ne vais pas te conseiller de créer ton site internet, ton blog, tes cartes de visite, tes flyers, de la pub, ou tes pages pros sur les réseaux sociaux…

Non, je ne vais pas te demander de faire tout ça (comme la plupart le préconisent).

Bien sûr, tu pourras réaliser ces actions plus tard, mais…

Quel est le plus important lorsque tu souhaites te lancer en freelance ?

Obtenir tes premiers clients payants et valider ton business.

Rien d’autre !

Tout le reste est secondaire. Car ça ne te donne aucun résultat rapide et mesurable.

Sans compter que tu dépenseras ton argent et ton temps (beaucoup de temps) sans savoir si ces investissements en vaudront vraiment la peine.

Après, rassure-toi, une fois tes premiers clients obtenus, tu auras tout le loisir de te casser la tête avec ce « reste » pour développer ton activité.

Mais aujourd’hui, je vais te monter la méthode la plus simple et la plus directe pour devenir freelance sans te submerger.

Voici le sommaire :

1. Devenir freelance : ça implique quoi ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, clarifions quelques points…

1.1. Définition du freelance

Un freelance est un travailleur indépendant (ou travailleur autonome).

Pour la faire courte…

Tu exerces ton activité professionnelle seul et à ton compte.

Contrairement aux salariés en CDI ou CDD, tu n’as pas de contrat de travail à long terme avec un employeur unique. Tu conclus des contrats ponctuels dont tu fixes librement les modalités avec tes clients. Et une fois le boulot terminé, tu peux mettre fin à ta collaboration ou enchaîner avec un nouveau contrat.

En général, tu vends des prestations de services… Bien que certains freelances vendent des prestations commerciales – voire les deux.

Par exemple, les infopreneurs vendent des produits numériques (et peuvent proposer leurs services en même temps).

Attention ! Freelance n’est pas un statut juridique d’entreprise.

Pour devenir officiellement freelance, tu devras donc créer ta boîte en choisissant le statut adapté à ton métier et à ta situation personnelle.

Car oui, quoi qu’en disent certains, un freelance est un entrepreneur. Il est à la fois patron de son entreprise et son employé.

Deux têtes pour le même freelance : une de patron et une d'employé.

1.2. Pourquoi devenir freelance ?

Je ne parle ici que du contexte économique. Tu retrouveras tous les avantages spécifiques au freelance un peu plus bas.

D’après une étude du Cabinet Roland Berger, le numérique devrait supprimer 3 millions d’emplois en France d’ici 2025.

Sans parler de la gestion du Covid qui a déjà flingué 500 000 emplois au premier trimestre 2020.

Un tiers des emplois français finiront occupés par des machines, des robots ou des intelligences artificielles capables d’apprendre par elles-mêmes.

IA vire un employé de bureau à coup de pied aux fesses.

Bref, après deux siècles de longévité, le salariat est en train de disparaitre progressivement.

Est-ce la fin du travail pour autant ?

Non, bien sûr !

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que le marché du travail se transforme.

Souviens-toi des résultats de la révolution industrielle du XIX siècle…

Robot vire un ouvrier à coup de pied aux fesses.

Simplement, depuis quelques décennies nous assistons à une nouvelle révolution due à la mondialisation et à l’économie numérique.

Deux phénomènes qui se renforcent mutuellement.

Cette transformation digitale modifie le fonctionnement des entreprises en profondeur.

Pour le pire – délocalisation, polarisation du marché du travail, abus de l’Uberisation, destruction du Code du travail.

Et pour le meilleur – émergence de nouveaux métiers, télétravail, aplanissement des hiérarchies, transparence renforcée.

Cette transformation modifie également les choix des entreprises.

Elles sont de plus en plus attirées par l’embauche d’un freelance plutôt que d’un employé en CDI ou CDD.

  • Pour ses compétences spécifiques :

Un freelance est un expert qui se passionne pour son domaine. Il se forme continuellement et dispose d’un savoir-faire souvent plus pointu qu’un employé.

  • Pour son accessibilité (sans frontières) :

Avec l’émergence du télétravail, une entreprise peut aller chercher un freelance n’importe où. Ce qui multiplie ses options pour trouver le travailleur le plus adapté à ses exigences.

  • Pour sa flexibilité :

Le freelance s’adapte plus facilement aux contraintes horaires et aux projets pour lesquels on a besoin de lui.

  • Pour son moindre coût :

Oui, le tarif d’un freelance est plus élevé que celui d’un salarié. Mais les entreprises le payent uniquement quand il bosse. Sans compter qu’elles ne supportent pas ses charges.

  • Pour son implication :

Le succès du freelance est basé sur la satisfaction de ses clients. En sa qualité d’entrepreneur, il doit donc être compétitif, responsable, proactif… Un engagement plus difficile à trouver chez certains employés empâtés dans le confort de leur poste.

  • Pour sa créativité :

Le freelance travaille pour toutes sortes d’entreprises dans différents domaines. Ce qui lui permet d’apporter un regard neuf, innovant et créatif à ses clients.

Tout cela crée une montée en puissance du travail en indépendant.

Devenir freelance, c’est tirer parti de cette immense transformation.

Alors, n’attends pas d’être au pied du mur pour t’adapter.

Trouve l’opportunité de transformer tes compétences en revenus grâce au freelancing.

Chose que tu peux très bien commencer à faire en parallèle de ton taf de salarié.

Ainsi, tu auras le temps de faire grandir ton activité tranquillement pendant que la révolution numérique laissera un paquet de monde sur le carreau.

Et le moment venu, tu seras fin prêt pour passer à plein temps, t’adapter à cette révolution – et gagner en liberté.

1.3. Quels métiers pour devenir freelance ?

Par ma part, je distingue 3 grands types de métiers en freelance :

Les métiers en ligne que l’on retrouve sur les plateformes de mise en relation :

  • Développement Web, Mobile et Logiciel
  • Informatique et réseaux
  • Science et analyse des données
  • Ingénierie et architecture
  • Design et création
  • Rédaction
  • Traduction
  • Juridique
  • Support administrateur
  • Service Client
  • Vente et Marketing
  • Comptabilité

Les métiers en ligne souvent hors plateformes de mise en relation :

  • Formation
  • Consulting (hors informatique)
  • Coaching
  • Vente de produits numériques

Les métiers d’indépendants en local :

  • Artistique
  • Événementiel
  • Service à la personne (SAP)
  • Ramassage et Livraison

Bien que les métiers d’indépendants en local ne soient pas officiellement considérés comme du freelancing, les conseils de ce guide s’appliquent aussi à eux.

1.4. Qui peut devenir freelance ?

Dans l’absolu, n’importe qui peut devenir freelance – et souvent sans diplôme – pour peu qu’il dispose des compétences nécessaires pour exercer son activité avec succès.

Les retraités

Devenir freelance est un bon moyen de compléter leur (maigre) retraite. Et avec les réformes passées récemment ce ne sera du luxe pour personne dans un avenir proche…

Les étudiants

Savais-tu que près de 20 % des étudiants français vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Les ¾ ne touchent pas de bourse tandis que leurs coûts augmentent chaque année.

La plupart de ces étudiants acceptent d’être exploités pour des cacahouètes chez Mac Do, KFC et cie…

Etudiant diplômé encore employé de fast food.

Alors que devenir freelance en parallèle de leurs études les protègerait bien mieux contre cette précarité.

Sans compter qu’ils pourraient acquérir de l’expérience dans leur domaine avant d’entrer sur le marché du travail – plutôt que d’apprendre à cuire un steak.

Les chômeurs

Si tu es demandeur d’emploi, tu es sûrement le mieux placé pour te lancer en indépendant. Car faute de trouver un emploi ou d’être obligé d’en accepter un bien en dessous de tes compétences, tu disposes de tout le temps nécessaire pour devenir freelance et valider ton idée sereinement.

Cerise sur le gâteau, tu peux également bénéficier du maintien de ton ARE (Aide au Retour à l’Emploi) ou de l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprises). Des facilités qui te permettront de te lancer avec un minimum de risques.

Et quand bien même tu ne parviendrais pas à pérenniser ton projet (ce que je ne te souhaite pas), tu ajouterais une expérience d’entrepreneur à ton CV. Ce n’est pas rien !

Les salariés

Selon une étude Malt de 2019 sur le freelancing en France, 89% des freelances interrogés ont déjà été salariés d’au moins une entreprise.

Ce qu’il faut en déduire ?

Peu de jeunes se lancent en indépendant dès la sortie de leurs études. Ils effectuent ce choix plus tard… une fois qu’ils ont goûté aux « joies » du salariat dépouillé de ses protections et avantages.

Quand tu sais que 90% des emplois créés en France aujourd’hui sont des CDD, il y a de quoi envisager une reconversion en indépendant.

Les nomades digitaux

Yep, c’est nous !

Haydée et Tony portant des masques chirurgicaux.

Bon, je te l’accorde, c’est une catégorie à part. Voyager autour du monde tout en travaillant sur son ordinateur grâce à une connexion Wi-Fi n’est pas fait pour la majorité.

Une étude de MBO Partners de 2018 recensait environ 4,8 millions de nomades digitaux à travers le monde. C’est encore peu… Mais selon certaines estimations, ce chiffre pourrait bien atteindre 1 milliard en 2035.

1.5. Quand devenir freelance ?

Si tu es chômeur, retraité ou étudiant, la réponse est simple : lance-toi à 100% dès aujourd’hui !

Par contre, quand j’entends un salarié me dire :

« Ça y est, j’ai enfin lâché mon taf pour devenir freelance ! »

J’ai peur…

Pourquoi ?

Parce que s’il rame ou qu’il se plante, il l’a dans l’os :

  • Ses économies partiront en peau de chagrin
  • Il se serrera la ceinture à l’extrême
  • Il acceptera n’importe quel client toxique ou mission pourrie
  • Et il finira même par rechercher un job précaire en urgence pour sortir de sa galère

Sans parler du stress que tout cela engendre.

Haydée l'air sceptique face à la stratégie des freelances débutants.

Alors, réfléchis bien avant de tout plaquer pour devenir freelance. Et pour plus de sécurité, commence par valider ton activité en parallèle de ton travail.

C’est extrêmement important !

Et j’ai conçu ce guide pour ça.

1.6. Avantages et inconvénients du freelance

Je préfère te prévenir tout de suite : ceux qui te disent qu’un freelance ne travaille que quelques heures par semaine pour de gros revenus embellissent le tableau.

La réalité est un peu plus subtile que ça.

Les avantages du freelance

  • Tu es libre, flexible et autonome :

Tu ne travailles pas pour un patron tyrannique ou pour une hiérarchie débile. Juste pour toi-même – et tu ne peux pas te faire virer.

Tu peux choisir tes clients, tes missions, tes prix… et en changer quand tu veux.

Tu gères ton agenda comme tu l’entends. Adieu les réveille-matins, bonjour les loisirs et les vacances en périodes creuses.

Tu équilibres ta vie personnelle et professionnelle à ta guise. Ce qui peut te permettre de passer plus de temps avec ta famille et tes amis.

  • Tu peux gagner plus qu’un salarié :

À condition de le vouloir, bien sûr… Et en ne rechignant pas sur les heures de travail au départ, puis en montant en compétences pour augmenter tes tarifs.

Mais dans tous les cas, tu économiseras sur tes frais de déplacements domicile/travail (tout en évitant les heures de pointe), ainsi que sur tes charges locatives, car tu n’as pas besoin de fonds de commerce.

Sans parler des nomades digitaux qui peuvent facturer à des taux élevés tout en vivant dans des pays à moindre coût.

  • La routine n’existe pas :

On dit souvent qu’un freelance est multitâches. Cela a du bon, car tu fais rarement la même chose au quotidien.

Tu ne cesses jamais de te former à de nouvelles compétences pour en apprendre chaque jour un peu plus et élargir ton éventail de connaissances.

Bref, tu n’es pas prêt de t’emmerder.

  • Ta croissance potentielle est illimitée :

Devenir freelance te permet de mettre un pied dans l’entrepreneuriat de la manière la plus simple – et de trouver ta vocation.

À chaque nouvelle mission pour une entreprise, tu en apprends davantage sur son fonctionnement (sans pour autant l’intégrer), tu gagnes en expérience et tu développes ton réseau professionnel.

Et au bout de quelque temps, tu peux élargir ton champ d’action en diversifiant tes offres ou en passant au niveau supérieur.

Les inconvénients du freelance

  • Tu es soumis à l’incertitude du travail et aux variations de tes revenus :

Pas de taf = pas de rentrée d’argent. Tu as donc tout intérêt à prévoir les mois de vache maigre (comme juillet-août, par exemple).

Bien souvent, tu feras une croix sur le chômage, les primes et les congés payés (parfois même sur certains congés maladie).

  • Faute de lien social au travail, tu peux te sentir isolé :

Plus de papotage à la machine à café ou lors de la pause du midi… ça peut sembler cool au début. Mais au bout d’un moment, certains ressentent un vide.

Bon, après, si tu as de bons rapports avec tes clients ou que tu travailles dans des espaces partagés (style coworking), tu peux facilement contourner ce problème.

  • Tu dois gérer une entreprise au quotidien :

Même lorsque tu fais ce que tu aimes, tu auras toujours une part de boulot chiant qui n’a rien à voir avec tes compétences de départ… comme les tâches administratives, le démarchage ou les relances des impayés.

  • Tu es livré à toi-même et à ton autodiscipline :

La liberté n’est pas toujours facile… car c’est à toi de définir tes objectifs, de te mettre au boulot et de t’y astreindre de manière productive en évitant la procrastination.

Sans parler des éléments extérieurs (ton enfant, ton conjoint, ton pote au chômage, ou une météo magnifique) qui peuvent vite te sortir du boulot.

Haydée au bord du lac de Kaohsiung à Taïwan.

Alors, imagine quand tu découvres un nouveau pays tous les 6 mois.

Bah oui, c’est bien connu, lorsqu’on travaille en indépendant on peut se libérer n’importe quand… haha !

Et puis, il y a l’inverse aussi : ceux qui ont du mal à décrocher. Ceux qui pensent, vivent et dorment pour leur taf… avec un risque de burnout à l’arrivée.

  • Tu dois t’adapter aux demandes de ta clientèle :

Certes, tu es maître de ton travail et de tes décisions. Mais même sans lien de subordination entre toi et tes clients, tu devras composer avec eux.

Certains ne parviennent pas à gérer cela et se retrouvent avec autant de patrons qu’ils ont de clients. Un esclavagisme auto-imposé bien plus lourd que le salariat.

Toujours motivé ?

Parfait !

Rentrons dans le vif du sujet.

2. Devenir freelance : les étapes de préparation

Pour commencer, répète-toi cette phrase autant de fois que nécessaire pour bien l’intégrer :

80% de ton travail s’effectue AVANT de te lancer.

Cette préparation est incontournable, déterminante, critique ! C’est ce qui te permettra de côtoyer les 100% de réussite quand tu te lanceras.

Et c’est plutôt une bonne nouvelle. Car cela signifie que tu peux t’y mettre dès aujourd’hui :

  • Avant même de quitter ton job de salarié
  • Avant même de créer ton entreprise
  • Avant même de démarcher des prospects
  • Avant même de te construire une présence en ligne (site, blog, pages pros)

C’est parti !

2.1. Comprendre ses motivations profondes

Euh… non, ne me dis pas :

« Devenir freelance pour gagner de l’argent. »

Certes, c’est une motivation, mais elle n’est pas assez profonde. Tout le monde veut gagner de l’argent.

Alors, va plus loin. Demande-toi plutôt :

« Pourquoi je veux gagner de l’argent en freelance ? »

« Qu’est-ce qui ne me satisfait pas dans ma vie ? »

« Qu’est-ce que j’attends réellement de ma vie ? »

L’argent n’est pas une fin, mais un moyen d’atteindre ton style de vie rêvé.

Et cerner ton style de vie rêvé, c’est identifier le vrai « pourquoi » de ton envie de devenir freelance.

La voilà ta motivation profonde !

Peut-être que tu en as plusieurs… mais dans tous les cas, écris-les sur un post-it que tu colleras sur ton frigo – ou sur le miroir de ta salle de bain.

Et lorsque tu vivras des moments difficiles ou que tu auras un méchant coup de mou, tu auras juste besoin de te rappeler ces motivations profondes pour repartir de plus belle.

C’est le tout premier pas qui t’aidera à rester motivé et déterminé sur le long terme pour réussir.

2.2. Définir des objectifs mesurables

Cette étape est trop souvent négligée alors qu’elle est ultra importante !

Avant de commencer ton business, tu dois être très clair avec toi-même concernant tes objectifs et les délais que tu te donnes pour y parvenir.

Ton objectif à long terme

Celui-ci rejoint tes motivations profondes. Mais cette fois-ci, tu dois être plus spécifique.

Réfléchis à ce que tu attends concrètement d’ici un, deux ou trois ans.

Par exemple, lorsque j’ai décidé de devenir freelance en ligne, mes principales motivations profondes étaient :

  • Ne plus subir la dictature des grosses entreprises
  • Retrouver un sens à ma vie toute tracée
  • Devenir libre géographiquement pour voyager toute l’année

Et je me suis fixé un objectif à long terme pour y parvenir :

  • Quitter mon job dans les 2 ans pour devenir ma propre patronne, travailler et voyager en même temps.

Définir ton objectif à long terme te permet d’avoir une vision claire de ta destination finale et de ce que tu es supposé faire pour y parvenir.

Ensuite ?

Tes objectifs à court terme

Le but est maintenant de découper ton objectif à long terme en objectifs intermédiaires plus petits.

Tony léchant la vitrine d'une boulangerie portugaise. Objectif : tous goûter !

Le maître mot ici ? Sois SPÉCIFIQUE ! Utilise des chiffres :

  • Combien de revenus ?
  • En combien de temps ?
  • Avec combien d’heures de travail ?

Perso, je me suis dit :

1 – 2 mois après mes débuts, je veux gagner 1000 €/mois à raison de 10h de boulot par semaine en parallèle de mon job.

2 – D’ici un an, je veux gagner 1500 €/mois à raison de 15h de boulot par semaine en parallèle de mon job.

3 – D’ici 2 ans, je veux gagner 2000 €/mois et + en travaillant à plein temps sur mon business, quitter mon job et lâcher mon appartement.

Pourquoi définir ce plan est-il si efficace ?

  • Tu gères ton projet bien plus intelligemment :

Si tu te dis simplement :

« Je veux gagner de l’argent. »

Comment comptes-tu planifier tes actions mensuelles, hebdomadaires et quotidiennes ?

Comment vas-tu prioriser tes tâches ?

Comment espères-tu utiliser le temps limité qui t’est imparti à bon escient ?

Comment peux-tu vérifier régulièrement que tu es sur la bonne voie ?

Eh bien, tu ne peux pas !

Pas de plan = échec assuré de ton projet.

  • Tu restes constamment motivé grâce à de petites victoires :

Imagine que tu débutes en te disant tout de suite :

« Je dois travailler comme un dingue pour gagner 50 000 €/mois le plus rapidement possible. »

Gare à l’effet olympique ! Démotivateur ultime.

Submergé par l’ampleur de la tâche, tu te sentiras épuisé avant même d’avoir débuté. Tu te diras que tu n’y arriveras jamais… et tu n’auras pas le courage de te lancer.

Tandis que si tu as des objectifs à court terme plus faciles à atteindre, à chaque fois que tu en rempliras un, tu remporteras une « petite victoire ». Et savourer ces petites victoires te donne un regain de motivation perpétuel.

Vois ça comme la petite dose de dopamine que tu te prends quand tu reçois une notification sur Facebook. Sauf que la dose est plus forte – et que son déclencheur est bien moins éphémère.

  • Tes délais t’obligent à te bouger le cul :

C’est psychologique, l’être humain est bien plus enclin à agir lorsqu’une notion d’urgence entre en jeu. Et encore plus quand il se retrouve au pied du mur.

Tu tiens tes objectifs mesurables ?

Très bien. Tu n’as plus qu’à les écrire sur un autre post-it pour le coller à côté de tes motivations profondes.

Je sais… ces objectifs ne sont que des suppositions pour l’instant. Il est donc fort probable que tu ne les atteignes pas tous dans les délais que tu t’es fixés.

Mais il faut bien commencer par quelque chose.

Et tu pourras réajuster ces objectifs au fil de ton avancement.

2.3. Identifier ses compétences et ses points forts

Haydée pose devant un tag : You're powerfull.

Si tu sais déjà quelle activité tu veux exercer en freelance, tu te diras sûrement que cette partie n’est pas pour toi…

Eh bien, n’en sois pas si sûr.

Pour devenir freelance, tu as besoin d’avoir des aptitudes à 2 niveaux :

  • Les compétences techniques
  • Les points forts

Les compétences techniques

Tes compétences sont tes capacités acquises par l’apprentissage. Les savoir-faire concrets que tu maîtrises. La plupart du temps, ces aptitudes peuvent être définies et mesurées.

Par exemple :

  • Maîtriser un langage de programmation informatique
  • Être fort en rédaction (et sans faute)
  • Maîtriser des logiciels
  • Tout connaître sur la nutrition
  • Jouer d’un instrument de musique
  • Maîtriser la photographie
  • Parler une langue vivante

C’est ce qui va t’orienter vers le métier qui te convient.

Je reçois parfois des mails de personnes me disant qu’elles n’ont aucune compétence monétisable.

Ma réponse ?

Forme-toi ! Beaucoup de compétences techniques peuvent s’apprendre en 3 mois.

Certes, en 3 mois tu ne deviendras pas le meilleur du domaine. Mais il faut bien commencer quelque part. Et tu n’as pas besoin d’être un expert pour être payé.

Après, beaucoup d’indépendants en herbe ont tendance à oublier autre chose…

Les compétences que tout freelance doit maîtriser :

  • Le marketing (se vendre)
  • Négocier
  • Gérer l’administratif de sa boîte

Oui… pas toujours facile de penser « business »… surtout quand tu es un artiste ou un tekos. Mais sans ces compétences supplémentaires, tu es presque assuré de te planter.

La bonne nouvelle ?

Cela aussi s’apprend en quelques mois. La preuve : les étudiants de notre cours 1k1mois intègrent ces compétences en moins de 7 semaines.

Les points forts

Tes points forts sont tes qualités personnelles qui te permettent d’interagir efficacement et harmonieusement avec les autres. Ce sont tes aptitudes naturelles relatives à ton intelligence émotionnelle.

À l’inverse de ton QI ou de ce que tu as appris pour obtenir tes diplômes, elles ne sont pas nécessairement quantifiables, et bien plus difficiles à chopper.

Au lieu de te donner des exemples au hasard, voici…

Les points forts que tout freelance doit avoir :

  • Accessibilité
  • Autodiscipline et autonomie
  • Clarté et concision
  • Empathie
  • Fiabilité
  • Flexibilité
  • Honnêteté
  • Organisation et rigueur
  • Patience
  • Proaction

Ces qualités peuvent te paraitre secondaires, mais elles sont souvent bien plus importantes que tes compétences. Car ce sont elles qui te permettront d’ajouter de la valeur à ton service et d’être choisi par tes clients, même si tu n’es pas le meilleur dans ta spécialité.

Ah oui ! Je gardais le plus important pour la fin…

Le freelancing est un business basé sur le relationnel.

Peu importe à quel point tu es bon dans ce que fais, si tu souhaites réussir en freelance, tu dois être un excellent communicant.

2.4. Trouver son idée profitable en freelance

Là, je tiens à casser 3 mythes :

Le mythe du business passion

Si quelqu’un te dit : « Suis ta passion », ne l’écoute surtout pas !

Confucius devant la réfutation du mythe du business passion en freelance.

Chercher à devenir freelance grâce à ta passion est une mauvaise stratégie… car très peu de gens ont des passions préexistantes pouvant être transformées en carrière ou en business rentable.

Ce qui ne t’empêche pas de te passionner pour un boulot qui ne t’exalte pas au départ.

Tu vois la nuance ?

Mouais… Illustrons ce que je dis avec le travail de Cal Newport :

Pendant 1 an, ce professeur de l’université de Georgetown a interrogé des personnes passionnées par leur travail.

Résultat ?

90% d’entre elles lui ont dit qu’elles n’auraient jamais pu prédire où elles en sont aujourd’hui. En clair, elles n’ont pas choisi leur métier en fonction de leur passion. Elles se sont passionnées pour celui-ci au fil du temps et à force de pratique. Mais aussi parce qu’il leur a permis d’atteindre leur style de vie rêvé.

Moralité :

N’essaye pas de choisir une activité en fonction de tes passions en espérant la rentabiliser. Cherche avant tout une idée rentable en fonction de tes compétences et de ce que tu aimes faire (sans pour autant être passionné).

Plus tu maîtriseras ton activité, plus tu gagneras d’argent, et plus elle te plaira.

Le mythe de l’idée géniale

Tu n’as pas besoin d’avoir l’idée du siècle pour vendre tes services.

Einstein devant la réfutation du mythe de l'idée géniale.

Sache que la plupart des indépendants prospères travaillent dans des domaines ordinaires.

Par exemple : les rédacteurs, les programmeurs, les illustrateurs, les monteurs vidéo, les coachs séduction ou perte de poids, etc.

Alors, pense à toutes ces idées qui existent déjà et qui fonctionnent. Pas besoin de réinventer la roue.

Tu veux devenir freelance, pas inventeur.

D’autant plus que tous ces indépendants qui réussissent exercent des métiers « courants » pour une bonne raison : ils répondent à des besoins, des problèmes ou des douleurs ressentis par beaucoup de personnes…

En tout cas, assez de personnes pour vivre de leur métier sur le long terme.

C’est ce que tu dois t’appliquer à détecter dans le domaine que tu as choisi.

Le mythe de « plus de services pour gagner plus »

Voilà quelque chose d’extrêmement contre-intuitif.

As-tu remarqué le nombre d’indépendants du Web qui proposent un panel de services ultra diversifié ?

Ils sont tout à la fois :

  • Rédacteurs
  • Community managers
  • Webdesigners
  • Webmarketeurs
  • Business développeurs

Et j’en passe…

Déesse Kali à 8 bras.

Ils ont plus de services que Kali a de bras.

Après tout, ils savent faire tellement de choses.

Le problème ?

Ils ne sont absolument pas nichés.

Ils proposent tout à tout le monde et n’attirent finalement personne. Sans compter qu’en s’éparpillant ils ne sont spécialistes de rien… pas terrible pour leur crédibilité.

Faisons un test pour bien comprendre :

Si tu devais choisir un freelance pour créer ton site e-commerce, choisirais-tu un mec qui touche un peu à tout, ou un webdesigner ?

Plus encore, prendrais-tu un webdesigner généraliste ou un webdesigner spécialisé dans la création de sites e-commerce ?

Ouaip, c’est tout vu.

Trouver une idée profitable, c’est trouver ta niche.

Et lorsque tu niches ton service :

  • Tu fais face à moins de concurrence.
  • Tu cibles plus facilement les prospects que tu vas démarcher.
  • Tu les trouves plus rapidement.
  • Tu comprends plus aisément leurs besoins.
  • Ils reconnaissent la valeur de ce que tu offres.
  • Et tu peux facturer des prix plus élevés.

2.5. Identifier précisément son client cible

Trouver ta niche en freelance, ce n’est pas uniquement te spécialiser dans un service. C’est aussi trouver ton « client idéal ».

En réalité, les deux sont complémentaires.

En d’autres termes, tu cibles ceux avec qui tu souhaites travailler. Et uniquement ceux qui ont VRAIMENT besoin d’un service précis.

Un exemple concret :

Imaginons que tu souhaites vendre tes services de rédacteur.

Les 3 personnages ci-dessous disposent d’un site internet :

3 clients cibles distincts : voyageur, producteur de rap et banquier.

  1. Le bourlingueur y parle de ses voyages
  2. Le DJ hip-hop, de ses productions musicales
  3. Le banquier, de finance personnelle

Ton service va-t-il s’adresser aux trois ?

Vas-tu leur parler de la même manière ?

Non !

Tout dépend de la niche sur laquelle tu te positionnes :

  1. Le bourlingueur a besoin d’articles de fond liés à la thématique du voyage pour développer son trafic et ainsi son affiliation.
  2. Le DJ a besoin de textes qui collent à sa musique.
  3. Le banquier a besoin de séquences de mail pour vendre sa formation en finance personnelle.

Trois niches très différentes dans le domaine de l’écriture.

Il faut donc…

Restreindre sa cible

Je sais, encore un truc contre-intuitif.

Restreindre sa cible donne l’impression de passer à côté de nombreuses opportunités de travail. C’est donc une décision difficile à prendre au départ.

Beaucoup d’entrepreneurs ne parviennent pas à trouver leur niche. Ils ont tendance à passer au-dessus et à aboyer parce qu’ils ne réussissent pas.

Chien debout sur sa niche avec une tête de troll.

Ils s’imaginaient pourtant que toucher un maximum de gens leur permettrait d’obtenir plus de clients.

(Encore un mythe…)

Mais limiter ton marché en ciblant précisément tes clients te permet de gagner bien plus de temps… et d’argent.

Comment ?

  1. Tu focalises toute ton énergie sur quelques offres ciblées et la valeur qu’elles apportent à un groupe restreint de personnes :
  • Gain de temps
  • Offres de meilleure qualité
  1. Tes clients cibles savent que tu es le mieux placé pour les aider, car tu es LE freelance incontournable pour ce qu’ils recherchent précisément :
  • Réputation et autorité décuplées
  • Décision d’achat plus facile pour tes clients
  1. Parfaitement adapté aux besoins de tes clients cibles, ton travail les satisfait pleinement et ils deviennent tes meilleurs commerciaux :
  • Les recommandations pleuvent
  • La confiance est instaurée rapidement
  • Tu peux facturer plus cher

Comment cibler son client idéal ?

Tu peux cibler un besoin, un problème ou une douleur – et identifier le client idéal qui les ressent.

Tu peux cibler un type de client avec qui tu aimerais bosser –  et identifier le besoin, le problème ou la douleur qu’il ressent.

À toi de décider.

Dans tous les cas, pose-toi ce genre de questions :

  • Ta solution s’adresse-t-elle à une entreprise ou à un particulier ?
  • Où « traine-t-il », quel est son âge (ou son ancienneté) et à quoi s’intéresse-t-il ?
  • De quelle manière peux-tu te mettre en contact avec lui ?
  • Quels sont ses besoins ?
  • Quels sont ses douleurs, problèmes, peurs et plus grandes frustrations ?
  • Quelles sont ses opinions et croyances ?
  • Quels sont ses objectifs, espoirs, rêves et désirs ?
  • Quelles sont ses objections et incertitudes ?

En y répondant concrètement :

  • Tu sauras où trouver ton client cible et comment t’adresser à lui correctement.
  • Tu pourras lui apporter quelque chose qu’il désire vraiment.
  • Tu connaîtras de mieux en mieux ton marché pour bosser d’autant plus efficacement avec lui.

L’idée de restreindre ta cible prend donc ici tout son sens.

À tes débuts, tu devras faire quelques suppositions. Mais plus tu avanceras, plus tu définiras précisément ton client idéal.

Et après avoir bossé avec quelques clients, tu identifieras ceux qui correspondent le mieux au profil type que tu recherches. Et tu sauras si tu souhaites continuer à travailler avec eux ou non.

Par contre, si tu choisis avec qui travailler, il y a une chose que tu ne décideras jamais : le potentiel de rentabilité de ton client cible.

Pour cela, un simple test suffit…

Le test du client cible rentable

Pose-toi simplement ces deux questions :

  1. Mon client cible a-t-il la volonté de payer pour mon service ?
  2. Mon client cible a-t-il la capacité de payer pour mon service ?

Si tu réponds « NON » à une seule de ces 2 questions… OUBLIE !! Ton business sera voué à l’échec.

Ça te parait évident ?

Et pourtant… beaucoup de freelances débutants ne se posent jamais ces questions, et se plantent lamentablement. Alors, ne fais pas comme eux.

Diagramme de venn pour trouver une niche rentable en freelance.

2.6. Rentre dans la tête de tes prospects

Jusqu’à maintenant, tu n’as fait que des suppositions sur la pertinence de ton service et de ton client idéal.

Il est temps de récolter des infos concrètes.

Eh oui ! Tu vas devoir aller sur le terrain.

Fini d’être en mode Nerd devant ton ordi.

Mais rassure-toi, tu ne vas pas chercher à vendre tes services pour le moment.

Et puis, comment le pourrais-tu ? Tu n’as pas encore créé tes offres livrables.

Tu cherches juste à comprendre profondément ton marché pour mieux définir ces offres et ton marketing.

Tu vas donc contacter :

  • Des personnes ayant déjà profité du service que tu comptes proposer.
  • Des freelances déjà bien en place dans ton domaine.

Et tu vas juste leur poser quelques questions. Démarche que tu peux faire par mail, par téléphone ou par visio… mais sache que la rencontre en réel est souvent bien plus efficace pour glaner un max d’infos.

Contacte des personnes ayant déjà profité de ton service

Pose-leur des questions pertinentes pour cibler leurs attentes.

Un exemple pour t’aider :

Olivier veut devenir rédacteur web spécialisé dans le tourisme, et il aimerait travailler pour des agences de voyages sur mesure.

Il souhaite donc comprendre ce que recherchent les gérants de ces agences lorsqu’ils choisissent un rédacteur.

En fouinant, il remarque que l’une de ces agences a récemment publié pas mal d’articles sur son blog. Il décide donc de lui poser quelques questions.

Voici le mail qu’il envoie par la page contact du site de l’agence :

Bonjour [X],

[Flatterie] Je remarque que vous avez publié beaucoup d’articles de qualité sur votre blog ces derniers mois. Surtout [2 ou 3 articles qui l’ont interpelé].

[Contexte] Je suis rédacteur web débutant et j’aimerais comprendre ce que vous attendez du vôtre.

[Aller droit au but] Vous êtes un leader dans votre domaine et je serais heureux que vous me fassiez profiter de votre avis éclairé en répondant à ces 3 courtes questions :

  1. Pourquoi avez-vous embauché un freelance pour écrire vos d’articles ?
  2. Quels résultats attendiez-vous de lui ?
  3. Comment avez-vous trouvé votre rédacteur et pourquoi avez-vous embauché celui-ci en particulier ?

J’apprécierais énormément que vous preniez quelques minutes pour me répondre, même très succinctement.

Bien sûr, vos réponses resteront strictement confidentielles.

Merci d’avance.

Olivier

Évidemment, il te faudra envoyer plusieurs mails pour obtenir une seule réponse.

Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté :

  • Sois empathique.
  • Sois bref. Pas plus de quelques phrases.
  • Sois spécifique. 2 ou 3 questions précises maximum.

Voici le genre de réponse utile qu’Olivier pourrait recevoir :

Bonjour Olivier,

  1. Nous n’avions pas le temps de rédiger des articles de fond. Nous avons donc dû externaliser.
  2. Nous voulions plus d’inscrits à notre newsletter en vue d’augmenter notre portefeuille client. Et il nous fallait un freelance sachant suivre les instructions tout en prenant des initiatives.
  3. Nous avons travaillé avec Carine, car elle a pris le temps de comprendre notre activité et les résultats que nous attendions de ses écrits. Elle a pris contact par mail en nous exposant exactement ce dont nous avions besoin. Après quelques échanges, nous avons senti que son style pouvait correspondre à notre marque, et nous l’avons embauchée.

Nous continuerons à lui proposer d’autres missions, car elle répond rapidement à nos demandes et nous pouvons nous reposer sur elle sans nous stresser.

[X] (gérant de l’agence)

Un retour en or pour Olivier !

L’agence n’a parlé ni de prix ni de compétences pointues en rédaction. Elle recherche juste un rédacteur fiable :

  • Qui sait s’adapter aux consignes
  • Qui comprend ses objectifs et prend des initiatives
  • Qui lui fait gagner du temps
  • Qui la rassérène par son sérieux et sa fiabilité

Avec cette seule réponse, Olivier sait exactement :

  • Ce que son client cible attend d’un rédacteur Web
  • Ce qu’il souhaite au-delà des simples écrits
  • Et les mots précis qu’il utilise pour exprimer ses attentes

Alors, imagine après avoir reçu 5 réponses…

Plus tu en obtiendras, plus tu rentreras précisément dans la tête de tes prospects, plus tu connaitras leurs attentes, problèmes, douleurs, désirs, frustration, etc.

Et tu découvriras qu’il y a souvent un gouffre entre ce que tu imaginais et ce qui est réellement important aux yeux de ton client.

Tu n’auras plus qu’à utiliser ces données afin d’affiner tes offres et choisir les arguments les plus efficaces pour vanter tes services.

Contacte des freelances de ton domaine

Même principe : pose des questions aux professionnels de ton domaine.

Adapte simplement le script de ton mail en posant ce genre de questions :

« Pourquoi vos clients vous choisissent-ils plus particulièrement ? »

« Pour quels problèmes ou défis vos clients demandent-ils votre aide le plus souvent ? »

« Quels sont les résultats qu’ils attendent de vous ? »

Le must serait d’inviter ces freelances à déjeuner ou à boire un café.

Les entrepreneurs aiment parler de leur business. Et ils aiment aussi aider d’autres entrepreneurs à réussir.

Ils seront donc prêts à te donner des conseils… pour peu que tu t’intéresses à eux et que tu ne parles pas de toi.

Demande-leur comment ils s’y sont pris pour débuter, quelles erreurs ils ont commises en cours de route. Et quand la discussion s’y prête, pose-leur tes questions de manière naturelle.

Au bout de 2 ou 3 entrevues, tu commenceras à faire des recoupements. Et tu découvriras des aspects du business que tu n’aurais pas imaginés.

C’est à ce moment-là que tu réaliseras à quel point il est important de demander conseil aux experts.

2.7. Construire ses offres livrables

Arrivé à ce stade, tu devrais avoir toutes les infos pour définir tes offres livrables précisément.

Que veut dire précisément ?

Simple, tes offres de services doivent être :

  • Concrètes – afin que ton client sache exactement ce qu’il va recevoir.
  • Spécifiques – avec des chiffres, des formats et des fréquences.
  • Et délivrer de la valeur – en communiquant les bénéfices et résultats que tu apportes.

Un exemple concret…

Pour la rédaction d’articles de blog, voici l’une de mes offres types :

Pack de 10 articles sur 2 mois.

1 article de 1500 à 2000 mots par semaine, optimisé pour les moteurs de recherche et livré au format Word avec une illustration au format JPG.

Chaque article renforcera l’expertise de l’entreprise, fidélisera ses lecteurs et les convertira en abonnés à sa newsletter.

Bien sûr, c’est une offre générique. Et si tu as communiqué correctement avec ton client pour définir SES besoins, tu auras une idée bien plus précise de ce qu’il désire.

Par exemple :

  • Des articles plus longs
  • Un appel à l’action propre à chaque article
  • Un nombre de liens internes et externes précis
  • Des sources et documentations spécifiques, etc.

Mais dans un premier temps, tu dois définir tes offres livrables « de base » le plus minutieusement possible.

Il en va de ta crédibilité.

2.8. Fixer son prix de départ

Le prix est un sujet scabreux qui fait couler beaucoup d’encre sur le Net.

Si tu souhaites devenir freelance à plein temps, tu te demanderas sûrement :

« Quel prix dois-je facturer pour pouvoir vivre de mon activité ? »

Dans l’absolu, tu auras raison.

Il est important de connaître son « tarif plancher » : le tarif minimum en dessous duquel tu ne dois pas descendre pour pérenniser ton activité et en vivre correctement.

Sinon…

Assis dans les ordures avec une pancarte "au chapeau" pour mon tarif minimum en freelance.

Mais pour un débutant, cette question est mal posée.

Demande-toi plutôt :

« Quel prix puis-je facturer pour commencer ? »

Ton tarif n’est pas une donnée figée. Il évolue dans le temps et varie en fonction de plusieurs paramètres :

  • Ton niveau de compétence
  • Ton expérience
  • Ta réputation
  • La valeur perçue de ton service
  • La valeur que tu apportes concrètement avec ton service
  • La valeur que tu apportes en parallèle de ton service (tes points forts)
  • La longueur de ta mission
  • Avec un client « one shot » ou un client régulier.

Ouais… ça fait beaucoup de paramètres.

Alors, comment faire à tes débuts ?

Détermine ta stratégie de prix de manière progressive :

  1. Renseigne-toi sur la fourchette de prix pratiqués sur ton marché.
  2. Fixe un tarif légèrement en dessous de la moyenne par rapport aux infos récoltées.
  3. Obtiens tes premiers clients et fais-leur profiter de ce tarif attractif.
  4. Comble leur besoin en fournissant un excellent travail.
  5. Augmente ton prix en fonction de tes recommandations.
  6. Augmente encore ton prix en ajoutant de la valeur à ton service.

Note bien qu’il y a une différence entre t’aligner sur les prix de la concurrence et t’en servir comme étalon pour savoir quel tarif appliquer au début.

Et si ton prix de départ est plus bas que ton tarif plancher ?

Peu importe… tant que tu ne brades pas à outrance… même en parallèle de ton job, hein !

Si tu assures chaque étape de cette stratégie progressive et que tu as bien niché ton activité, tu seras capable d’augmenter tes prix très rapidement.

3. Devenir freelance : les étapes du lancement

Nous y voilà enfin !

Tu tiens tes objectifs, ton idée nichée, ton profil type client, tes offres livrables et ton prix de départ.

Et maintenant… que faire ?

Eh bien, tu vas faire l’inverse de ce que 90% des gens font.

Et que font-ils ?

Cas classique :

  • Ils se lancent dans leur passion sans avoir identifié de besoin réel.
  • Ils créent un site internet et parlent de leur expertise sur leur blog.
  • Ils postent tous les jours sur les réseaux sociaux pour chopper des followers.
  • Ils s’inscrivent sur les plateformes de mise en relation pour freelances.
  • Ils attendent sagement que des clients s’adressent à eux.

Et… que dalle.

Ils pensent qu’il suffit d’être bon dans son domaine pour voir débarquer des clients.

Faux !

Car il faut maintenant attirer l’attention de tes prospects.

Tu penses réussir à le faire avec un blog ou un site internet ?

Possible… mais sache que tu devras disposer de solides compétences :

  • Techniques
  • Rédactionnelles
  • Graphiques
  • Stratégiques
  • Communicationnelles
  • Webmarketing, etc.

La liste est encore longue, très longue !

Alors, j’espère que tu aimes te former et bosser d’arrache-pied. Car tes heures de travail vont très vite se multiplier.

Haydée se prend la tête, surchargée par la tâche.

Et crois-moi, tu risques d’avoir parfois la tête qui explose.

Penses-tu pouvoir faire tout cela en parallèle de ton travail… ou même à plein temps ?

Sachant que pendant ce temps, tu peux oublier les clients et les rentrées d’argent.

Mouais… ça calme.

Lorsque tu débutes en freelance, tu as besoin de résultats rapides (de petites victoires) au risque d’abandonner très vite.

Alors, concentre-toi sur la méthode la plus directe pour te lancer :

  1. Va chercher tes prospects où ils se trouvent
  2. Adresse-toi directement à eux
  3. Et convertis-en au moins 3 en clients payants

Pour réussir cela, tu vas te créer un petit entonnoir de vente très simple :

Entonnoir de vente pour devenir freelance.

Ni plus ni moins… et c’est déjà beaucoup !

3.1. Générer sa liste de prospects

Tes prospects sont toutes les entreprises (ou particuliers) que tu souhaites démarcher.

Pour commencer, la seule chose que tu as besoin de faire c’est de collecter le nom et le contact des personnes avec lesquelles tu souhaiterais bosser.

Où trouver les contacts de tes prospects ?

Tout dépend de ton activité et de ton client idéal, bien sûr…

C’est ici que tu te rendras compte de l’importance d’avoir identifié précisément ton client cible et d’être rentré dans sa tête.

Mieux tu auras fait ce boulot, plus cette étape sera facile.

Voici un très rapide aperçu des places de marchés où tu peux fouiner :

Trouver ses prospects en ligne

  • Sur les blogs et les sites internet
  • Sur les forums, les groupes et les communautés de ta thématique
  • Sur les annuaires et sites d’annonces en ligne (Pages jaunes, Foursquare, etc.)
  • Sur les réseaux sociaux où tes prospects sont susceptibles de traîner (LinkedIn, Viadeo, Facebook, etc.)
  • Sur Google Maps (oui, oui, ça marche aussi)

Crée-toi un fichier Excel dans lequel tu noteras le nom de ton prospect avec son contact :

  • Une adresse e-mail
  • L’adresse de messagerie d’un réseau spécifique
  • Le lien vers une page « Contact »
  • Un numéro de téléphone professionnel

Trouver ses prospects en local

  • Par tes relations personnelles
  • Grâce aux supports locaux
  • Grâce aux événements
  • Grâce à des partenaires
  • Grâce à des collectifs de freelances

Ensuite ?

Pour l’instant, ce sont des personnes que tu juges potentiellement intéressées. Il y en aura donc beaucoup. Et l’étape suivante va te permettre d’écrémer rapidement.

3.2. Qualifier ses premiers prospects

Maintenant que tu tiens ta liste de prospects, envoie-leur un message… personnalisé bien sûr !

Tu ne vas toujours pas chercher à leur faire une offre commerciale. Pas encore.

Tu cherches simplement à savoir s’ils sont réceptifs.

La nuance est capitale !

À ce stade, tous ces prospects ne méritent pas ton temps et ton attention.

Tu ne vas donc pas passer des heures à préparer des propositions à froid pour chacun d’entre eux.

L’objectif de ton message est d’écrémer ta liste aussi rapidement que possible en faisant confirmer à chaque prospect si, oui ou non, ton aide est susceptible de l’intéresser.

Pour cela ton message doit comporter :

  1. Une phrase d’introduction qui lui explique qui tu es et comment tu le connais.
  2. Une proposition de 2 ou 3 phares qui lui expose ce que tu vas pouvoir faire concrètement pour lui.
  3. 2 ou 3 phares supplémentaires qui mettent en avant les résultats et les bénéfices qu’il en tirera (très important !)
  4. Une phrase qui ouvre la voie de la négociation – tout en lui faisant subtilement comprendre que ça ne sera pas gratuit.
  5. Un appel à l’action très simple qui lui demande s’il est intéressé pour en savoir plus.

Tout ce que ton prospect doit avoir à faire, c’est te répondre oui ou non.

C’est non ?

La réponse est claire et a le mérite de ne pas te faire perdre plus de temps avec un prospect qui n’en vaut pas la peine.

C’est oui ?

Tu passes à l’étape suivante.

3.3. Transformer ses prospects en clients payants

Te voilà maintenant avec une petite liste de prospects qualifiés.

Attention disclaimer !

Arrivé à ce stade, je ne pourrais plus te donner de mode opératoire bien défini comme dans le reste de l’article… car tout repose sur tes points forts et ta communication avec ton prospect.

D’où l’importance de décrocher un rendez-vous téléphonique ou en visio pour enclencher un dialogue plus profond.

C’est là que nous entrons dans la psychologie pure et la négociation.

J’y consacre 2 modules sur 4 dans mon cours premium 1k1mois. Tu imagines donc bien que je ne pourrais pas te résumer tout cela dans un simple article.

Néanmoins voici ce que tu peux faire dans l’ordre :

Développer une relation avec son prospect

Instaure une relation de confiance.

Pose-lui des questions et ÉCOUTE !

C’est ce qui te permettra de cibler ses besoins spécifiques pour lui faire la meilleure offre… avec les meilleurs arguments.

Quels types de questions dois-tu poser à ton prospect ?

  • Des questions informatives

Pour en apprendre davantage sur lui et son business tout en le mettant à l’aise.

Exemple :

« Comment décririez-vous votre entreprise ? »

« Que disent vos clients à propos de vous ? »

Mais attention ! Renseigne-toi un maximum seul en amont. Ne va pas lui poser des questions dont tu peux trouver les réponses par toi-même.

  • Des questions relatives à ses aspirations

Pour l’accrocher émotionnellement et détecter ce qu’il veut vraiment – en y attachant des notions de valeur.

Exemple :

« Où souhaitez-vous en être dans 6 mois ? »

« Concrètement, à quoi ressemblerait le succès pour vous ? »

C’est à ce moment-là que tu découvriras les bénéfices qui le touchent plus particulièrement.

  • Des questions qui l’aident à diagnostiquer ses problèmes, ses barrières, et ce qu’il a tenté sans succès.

Exemple :

« Qu’avez-vous déjà essayé pour atteindre vos objectifs ? »

« Qu’est-ce qui n’a pas bien fonctionné ? »

Exploiter les réponses obtenues

Toutes ces questions t’ont amené à faire un état des lieux approfondi et à engager ton prospect.

Bien sûr, tu as pris des notes, hein…

Maintenant, synthétise les points clés que tu as relevés et obtiens un premier accord de sa part.

Par exemple, voici ce que j’ai dit à ma dernière cliente, une coache établie en local qui tente de développer son business en ligne :

OK, je pense avoir compris. Si j’entends bien :

Vous avez créé votre site internet pour proposer vos coachings à distance afin de réaliser un tour du monde de plusieurs années.

Vous voulez faire assez de ventes pour financer ce projet de vie, tout en vous dégageant un maximum de temps pour profiter de vos voyages.

Vous avez écrit des articles pour gagner du trafic et des abonnés à votre newsletter, sans grand résultat. Vous avez également rédigé des mails commerciaux, mais ils ne convertissent pas vos abonnés en clients. Sans compter que tout ce travail vous prend un temps et une énergie folle.

Vous avez donc besoin d’une personne qui rédige vos articles, vos pages de services et vos emails marketing en les implémentant dans une stratégie à long terme qui fera décoller vos ventes tout en vous dégageant du temps.

Je peux effectivement vous aider. Je suis capable de mettre en place votre stratégie et de rédiger vos textes. Mais avant tout, cela vous intéresse-t-il ?

En agissant ainsi :

  • Tu rappelles à ton prospect ses désirs, ses attentes et les problèmes qui l’empêchent de réaliser ses objectifs.
  • Tu te mets en avant – normal puisque tu peux l’aider – sans jouer les vendeurs d’aspirateurs.
  • Ton prospect est motivé (à bloc !), et là… tu lui demandes juste de confirmer si ce que tu lui proposes est bien ce qu’il recherche.

S’il répond « oui », c’est le moment de passer à la vente.

Faire sa proposition pour clôturer sa vente

À ce stade, ne refais surtout pas ton discours de vente. Tu as déjà démarché ton client et il sait que tu es la solution à son problème.

L’heure n’est plus à l’argumentation.

Envoie-lui simplement une proposition qui décrit ce que tu vas faire pour lui de manière simple. Et sans le submerger d’informations ou de notions juridiques au risque de le faire fuir.

Certains proposent un devis, d’autres un contrat. Peu importe ce que tu décides de faire tant que ta proposition comporte au minimum :

  1. Les techniques que tu vas utiliser pour atteindre ton objectif.
  2. Ton mode de communication avec ton client.
  3. Ton tarif horaire (ou journalier) et le prix de ta prestation.

Au niveau de ta communication, pense bien à stipuler :

  • Ton vecteur de communication. (ex. par mail, téléphone, Skype, en direct).
  • La fréquence (ex : une revue hebdomadaire par email + un ou deux appels).
  • Et des dates précises (incluant la date butoir).

3.4. Transformer ses prospects en clients gratuits (facultatif)

Ici, la démarche est exactement la même que pour transformer tes prospects en clients payants.

La différence ?

Tu ne cherches pas encore à gagner de l’argent.

Deadpool dit : "Merci Captain Obvious."

Oui, bon… formulons ça autrement :

Tu essayes d’abord de construire une fondation qui justifiera le fait que tu gagneras beaucoup d’argent tout au long de ta carrière, tout en te créant la clientèle dont tu rêves – avec d’autres avantages en prime.

Aaaaah ! dit comme ça, c’est tout de suite plus alléchant.

Quels sont les avantages de proposer tes premiers services de freelance gratuitement ?

  • Tu peux bosser avec les entreprises (ou les personnes) de ton choix – que tu n’aurais sûrement pas osé contacter autrement.
  • Tu peux bosser sur tous les projets qui t’intéressent vraiment.
  • Tu annihiles presque tous les risques qu’expérimente ton client pour prendre sa décision.
  • Psychologiquement parlant, les attentes de ton client seront toujours minimes.

En clair, tu cherches l’opportunité de travailler avec des clients de très haute qualité et tu mets toutes les chances de ton côté pour obtenir un « oui ».

Cela demande de mettre en place une stratégie qui tournera autour de l’un de ces 4 objectifs (ou plusieurs) :

  1. Obtenir des recommandations écrites
  2. Créer un portfolio en béton armé
  3. Accéder à un réseau – normalement inaccessibles
  4. Enchaîner sur des missions payées avec le même client

4. Devenir freelance : les étapes administratives

Certains me demanderont sûrement :

« Pourquoi abordes-tu le statut juridique et l’administratif seulement à la fin ? »

Ah ! Bonne question. À laquelle je commencerai par répondre par une autre question :

As-tu vraiment besoin de créer une entreprise pour faire ta préparation ?

Non !

Pour devenir freelance, tu peux enchaîner 80% de ton travail avant de te soucier de l’administratif.

Pareil pour ta phase de lancement : rien ne t’oblige à créer ton entreprise tant que tu n’as pas obtenu un « OK, je paye » de la part de ton premier client. Et tu auras le temps faire tes démarches pour chopper ton numéro SIREN et facturer ton client une fois son accord obtenu.

Tu penses que c’est un peu short ?

OK… et même si ça l’était. Penses-tu que le fisc va te tomber dessus pour « démarchage sans statut d’entreprise » ? Ou que ton client ne voudra pas te payer en léger différé le temps d’obtenir ton numéro ?

J’en doute…

Procéder ainsi te permet de confirmer la viabilité de ton activité avant d’effectuer toutes ces démarches – qui comportent des coûts et des engagements.

Sans compter que tu rentabiliseras ton ACRE dès le premier mois.

Attention ! Attendre pour créer son entreprise ne veut pas dire éviter de se renseigner avant !

Une fois de plus, la règle des 80% s’applique.

Déterminer quel statut te convient le mieux en amont, ainsi que toutes les démarches et obligations légales, t’évitera de grosses galères au moment d’enclencher le processus.

Ceci étant dit, que dois-tu prendre en compte pour devenir freelance officiellement ?

4.1. Choisir son statut juridique en freelance

3 types de solutions s’offrent à toi :

  1. Créer une Entreprise Individuelle (EI, EIRL ou micro-entreprise)
  2. Créer une société (EURL ou SASU)
  3. Choisir le portage salarial ou la CAE

Devenir freelance en Entreprise Individuelle

Le plus souvent, un indépendant cherche à créer et gérer son entreprise tout seul… sans être soumis à des démarches compliquées, ni à des obligations trop contraignantes.

Le statut de l’Entreprise Individuelle (EI) est alors le choix le plus intéressant pour devenir freelance.

L’EI ne possède pas de personnalité juridique. Tu ne formes qu’une seule et même personne avec ta boîte que tu diriges en ton nom propre.

Du coup :

  • Tu n’as pas à rédiger de statuts d’entreprise.
  • Tu n’as aucun capital social minimum à apporter.
  • Tu n’as pas d’associé. Tu diriges ton entreprise et tu prends tes décisions tout seul.
  • Tes obligations comptables sont simplifiées (tu n’as pas à publier de comptes annuels).
  • Tu es soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Et ton revenu d’indépendant est constitué de tes bénéfices.

En contrepartie :

  • Tu es responsable de tes dettes professionnelles sur l’ensemble de ton patrimoine personnel (à l’exception de ta résidence principale).

Mais dans la plupart des cas, un freelance n’a pas de locaux, pas de fournisseurs, peu de dépenses et (très) peu de créanciers. Les risques de faillite sont donc extrêmement faibles.

Et dans le cas contraire, tu peux toujours choisir l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL) pour protéger ton patrimoine. Bien que cela t’impose davantage de contraintes.

En fonction du montant de ton Chiffre d’Affaires, ton Entreprise Individuelle t’ouvrira 3 régimes possibles :

  1. Le régime réel normal
  2. Le régime réel simplifié

Dont les cotisations sociales s’élèvent à environ 44% de tes bénéfices pour ces 2 régimes réels.

  1. Le régime de la micro-entreprise

La meilleure option lorsque tu débutes.

Devenir freelance en Micro-Entreprise

La micro-entreprise (ou auto-entreprise) n’est donc pas un statut, mais le régime le plus simple de l’Entreprise Individuelle (EI ou EIRL).

Tes cotisations sociales s’élèvent à environ 25% de ton Chiffre d’Affaires en profession libérale.

La micro-entreprise est très souvent le choix le plus judicieux pour devenir freelance. Ce n’est pas pour rien qu’environ 70% des freelances en activité l’ont choisie.

Le régime micro te permet de :

  • Créer ton entreprise rapidement, facilement et gratuitement
  • Bénéficier d’une comptabilité ultra allégée
  • Payer beaucoup moins de charges et uniquement si tu réalises un CA
  • Ne pas être redevable de la TVA (si tu le désires)

Bien sûr, il a aussi ses contreparties :

  • Tu ne dois pas dépasser un plafond de Chiffre d’Affaires annuel (72 500 € pour les prestations de services)
  • Tes frais professionnels ne sont pas déductibles
  • Sous-traiter ou embaucher un salarié est inadapté au régime

Dans tous les cas, la micro-entreprise est idéale si tu souhaites devenir freelance en parallèle de ton travail, tester ton projet et concentrer tes efforts sur le lancement de ton activité.

Et il te sera extrêmement facile de passer au régime réel de l’EI ou de migrer vers un autre statut lorsque ton business tournera à plein régime.

Bannière du tutoriel pour créer sa micro-entreprise 2020.

Devenir freelance en société (EURL, SASU)

Si tu penses :

  • Avoir des frais professionnels importants
  • Générer un Chiffre d’Affaires élevés dès le début
  • Devoir t’associer dans le futur pour développer ton activité
  • Embaucher ou sous-traiter

Créer une société sera plus adapté à ta situation.

Car contrairement à l’EI :

  • Tu pourras déduire tes frais pour réduire ton niveau d’imposition.
  • Ton Chiffre d’Affaires ne sera pas plafonné.
  • Ta responsabilité sera limitée à l’apport du capital de ta société.

Bien sûr, il y aura également des contreparties :

  • Tes formalités de création seront complexes et coûteuses
  • Tu devras rédiger des statuts d’entreprise
  • Tu payeras beaucoup plus d’impôts
  • Tu seras obligé de tenir une comptabilité annuelle complète

Les statuts de sociétés adaptés au freelance qui crée son entreprise seul sont :

Dont les cotisations sociales s’élèvent à environ 44% de tes bénéfices.

Dont les cotisations sociales et patronales s’élèvent à environ 65% de ta rémunération brute.

Lequel choisir ?

Tout dépend de quel statut tu souhaites profiter en tant que dirigeant.

En EURL, tu es gérant considéré comme Travailleur Non Salarié (TNS). Tandis qu’en SASU, tu es président assimilé salarié de ton entreprise.

Pour aller plus loin, voici un tableau récapitulatif des options possibles :

Tableau comparatif des statut juridiques d'entreprises pour freelances.

Devenir freelance en portage salarial

Tu peux également travailler à ton compte sans créer d’entreprise.

Oui, oui, c’est possible.

Pour cela, il te suffit de passer par l’intermédiaire d’une société de portage salarial.

Le principe ?

Tu signes un contrat de travail avec la société de portage.

Tu trouves tes clients, tu négocies tes prix et tu réalises tes missions par toi-même, comme n’importe quel travailleur indépendant.

La société de portage gère ta partie administrative, valide tes commandes, facture tes clients, règle les charges sociales à l’administration et te paye un salaire.

Résultat :

  • Tu es accompagné par des pros qui s’occupent des contraintes fiscales, sociales et comptables pour toi.
  • Tu gagnes du temps en démarches pour te concentrer sur ton activité.
  • Tu bénéficies de la même protection sociale qu’un salarié (cool pour l’assurance chômage et les congés payés !).

Mais en contrepartie tu payeras une commission à la société de portage (appelé taux de gestion). Ce qui revient généralement à gagner un salaire net de l’ordre de 40 à 50% de ce que tu factures à ton client (contre environ 75% en micro-entrepreneur profession libérale).

Bref, le coût de l’intermédiaire est un peu cher, mais cette alternative peut être intéressante si tu n’as pas envie de te prendre la tête avec la gestion d’une entreprise.

Devenir freelance en Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE)

Si tu souhaites être accompagné dans le lancement et le développement de ton activité, la Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE) peut être un choix intéressant.

La CAE est un regroupement économique solidaire de plusieurs entrepreneurs.

Cette coopérative fonctionne à la fois comme une société de portage salarial et comme une pépinière d’entreprises.

Tu bénéficies donc des mêmes avantages qu’en portage salarial, avec en prime :

  • Une couverture par l’assurance de la coopérative.
  • Un accompagnement individuel pour t’aider à développer ton activité.
  • Des échanges et des partages d’expérience avec les autres entrepreneurs salariés.
  • Une dispense de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises).
  • La déduction de certaines charges affectées à la coopérative (frais de déplacement ou d’hébergement).

MAIS… oui, il y a toujours un « mais » : les conditions d’adhésion sont assez contraignantes, et tu payeras des commissions non négligeables à la CAE.

Ce qu’il faut retenir de tous ces choix possibles :

Eh bien, c’est comme pour tout dans ce monde…

Plus tu chercheras la sécurité (portage salarial, CAE), moins tu disposeras de liberté… et plus tu payeras cher.

Plus tu voudras t’octroyer d’options de développement sans contraintes (EURL, SASU) et plus tu devras raquer…

Plus tu chercheras l’autonomie (EI) et plus tu devras te démerder seul (logique).

À toi de voir…

4.2. Choisir un compte bancaire pour freelance

Pour choisir le bon compte bancaire, tu dois prendre en compte 2 types de paramètres :

  1. Ton statut juridique d’entreprise
  2. Les besoins spécifiques à ton métier et à ta situation personnelle

Compte bancaire pro (ou pas) selon ton statut

Si tu bosses en portage salarial ou en CAE :

Tu es considéré comme salarié. Tu n’as donc tout simplement pas besoin d’ouvrir un compte (pro ou non) dédié à ton activité.

C’est toujours ça en moins à gérer.

Si ton entreprise est une EURL ou une SASU :

Tu es obligé d’ouvrir un compte professionnel dédié à ton activité. Point barre.

Si ta boîte est une micro-entreprise :

Sur le papier, tu disposes de 2 avantages :

  • Depuis 2019, tant que tu gagnes moins de 10 000 € de CA annuel, tu n’es pas obligé d’ouvrir un compte bancaire dédié à ton activité. Tu peux donc te servir de ton compte habituel.
  • Au-delà des 10 000 €, tu dois avoir un compte dédié. Mais tu n’es pas obligé d’ouvrir un compte professionnel.

Sauf que ça, c’est sur le papier…

Car tu te rendras vite compte que les banques jouent avec leurs CGV pour t’obliger à ouvrir un compte pro dédié.

C’est illégal ? Oui et non… Les lois se contredisent assez pour laisser le champ libre aux arnaq… euh, aux banques.

Après, beaucoup de banques ont créé des offres adaptées au budget restreint des micro-entrepreneurs.

Compte bancaire selon ton métier et ta situation

Pour bien choisir, tu dois te poser plusieurs questions :

  • De quels moyens de paiement ai-je besoin (CB, chéquier, virement).
  • De quels moyens d’encaissement ai-je besoin (virement, chèque, espèces, terminal de paiement électronique, encaissement en ligne).
  • Ai-je besoin d’une agence et d’un conseiller personnel.
  • Vais-je devoir faire des paiements et des virements de l’étranger – ou des échanges de devises.
  • Ai-je besoin de services supplémentaires (découverts, crédits, assurances, épargnes, comptables, etc.).

Une dernière chose, les banques étrangères te fourniront un IBAN non français que certaines administrations rechignent encore à accepter. Même si (encore une fois) ce n’est pas vraiment légal…

Mais les choses changent petit à petit. Et tu disposes de certaines parades pour pallier ce problème.

Quelle banque choisir pour son activité en freelance ?

Tu as le choix entre 3 types de banques…

Les banques traditionnelles :

Logos de HSBC, LCL, Société Générale, Crédit Agricole et CIC.

Elles disposent d’agences physiques, de conseillers, et proposent tout le panel de services et de moyens de paiement.

Ces banques sont les plus adaptées aux sociétés (EURL, SASU) qui ont besoin d’un grand éventail de services bancaires, d’assurances spécifiques ou d’accompagnements personnels.

En contrepartie, tu payeras ton compte plus cher – entre 25 et 60 €/mois (sans compter tous les coûts cachés…).

Les banques en ligne :

Logos de Boursorama, ING, Monabanq, Hello Bank et Fortuneo.

De plus en plus de freelances les choisissent, car elles proposent la plupart des services bancaires de base dont ils ont besoin (mais pas de services d’assurances).

Leurs offres sont bien moins chères – entre 5 et 10 €/mois (voire gratuites).

Après, ne t’y trompe pas, la majorité de ces banques en ligne appartiennent à des banques traditionnelles. Comme Boursorama qui appartient à la Société Générale ou Hello Bank à BNP Paribas. Mais cela peut être avantageux si tu as besoin d’une agence pour certaines opérations physiques et des conseils en direct.

Les néobanques :

Logos de N26, Bunq, Revolute, C-Zam, Anytime et Orange Bank.

Ces banques nouvelle génération n’appartiennent à aucun groupe bancaire (sauf EKO) et fonctionnent uniquement avec une application mobile.

La plupart sont des établissements de paiement (et non de crédit). Elles ne proposent donc pas toute la gamme de services habituels des banques en ligne. Du coup, certains les considèrent comme des banques secondaires.

Après, tout dépend de tes besoins… Pour ma part, je travaille en freelance avec N26 depuis des années, car je n’ai pas besoin de déposer de chèques ou de liquide. Et cerise sur le gâteau, ses frais à l’étranger sont plus avantageux pour une nomade digitale comme moi.

4.3. Les assurances pour freelances

Voilà une démarche que l’on a tendance à oublier.

Que tu sois Entrepreneur Individuel ou constitué en société, toi et ton entreprise êtes responsables des actes professionnels et des dommages que vous ou votre matériel peuvent causer.

Certes, si tu es rédacteur Web ou motion designer, tu n’as pas grand-chose à craindre…

Mais dans bien des cas, un accident ou une erreur peuvent vite mettre en péril ton entreprise. Pense aux indemnités à verser aux victimes ou au coût de la casse de ton matériel.

Souscrire une assurance professionnelle constitue donc une sécurité pour protéger tes clients et ton patrimoine.

Sans compter que c’est un excellent argument de vente vis-à-vis de tes clients.

En général, souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (ou RC Pro) devrait suffire.

Mais elle est souvent incluse dans le package Responsabilité Civile Générale qui comporte 2 ou 3 volets sur les 4 suivants :

  • La responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro)
  • La Responsabilité Civile Exploitation (RCE)
  • La Responsabilité Civile Produits (RC après livraison)
  • Parfois une protection juridique de base

Et là, il vaut mieux enchaîner les devis pour chopper l’offre la plus adaptée à tes besoins spécifiques.

Sachant que les prix peuvent varier de 180 à 400 €/an pour un micro-entrepreneur dans le domaine de l’informatique.

Ah oui ! Une dernière chose…

Si tes clients sont des particuliers, tu devras également désigner un médiateur à la consommation. Une démarche obligatoire depuis 2016 qui t’oblige à payer quelques dizaines (ou centaines) d’euros supplémentaires.

4.4. Les outils de facturation et de comptabilité pour freelance

Beaucoup de freelances débutants pensent que faire leurs factures et leur compta avec Word ou Excel est suffisant…

OK, c’est gratuit. Et si tu n’as pratiquement pas de factures au début, tu seras tenté de faire pareil.

Stop ! Nous sommes en 2020…

Les logiciels de facturation & compta pullulent sur le Net aujourd’hui. Aussi bien gratuits, que freemium ou payants (selon tes besoins). Je trouve même qu’il y en a trop. Ahah !

En voici quelques-uns 100% français :

Logiciels adaptés à tous les freelances

Tiime (totalement gratuit)

Freelancer (light : gratuit – 2 mois d’essai & Pro : 5 €/mois)

Fizen (1 mois d’essai offert – 39 €/mois HT)

Logiciels spécial micro-entrepreneur

Tiime-ae (totalement gratuit)

Monae (basique : gratuit – premium : 30 €/an TTC)

Freebe (1 mois d’essai offert & 84 €/an)

Bon, j’avoue que j’ai une petite préférence pour Tiime avec sa gratuité expliquée en toute transparence.

Mais si tu as besoin de plus d’options (synchronisation automatique avec ton compte bancaire, CRM, gestion du temps/tarif, édition de documents comptables officiels, aide personnalisée, etc.) n’hésite pas à t’orienter vers une solution payante.

5. Devenir freelance en parallèle de son travail

Si tu es salarié et que tu souhaites sauter le pas en toute sécurité, ne confonds pas les objectifs de ton job actuel avec ceux de ton business en freelance.

Garde bien en tête que ton travail « normal » reste ta priorité numéro 1 pour le moment.

Alors, attention de ne pas compromettre ton job à temps complet tant que ton business ne te rapporte pas assez pour switcher.

Voilà pourquoi tu dois compartimenter.

Évite de dire à tes collègues que tu es en train de devenir freelance (au moins au départ). Les nouvelles vont vite, les commères sont là pour s’en assurer. Et certains employeurs n’aimeront pas que tu sois sur 2 fronts à la fois, même si tu assures dans ton taf.

Certaines entreprises ont même des clauses restrictives ne permettant pas cette double activité.

Alors, renseigne-toi et évite :

  • De violer les accords que tu as signés avec ton employeur.
  • De travailler sur ton business pendant tes horaires de boulot.
  • D’utiliser les ressources de l’entreprise (outils informatiques, photocopieuse, service courrier, etc.)
  • D’essayer de créer une meilleure version de ton entreprise avec ton business.

Mais bien sûr, si ton employeur est une crème, tu peux te mettre d’accord avec lui concernant ton activité en parallèle.

5.1. Combien de temps pour devenir freelance en parallèle ?

Tout dépend de tes objectifs et de ton emploi du temps.

Les plus rapides réussiront à gagner des revenus récurrents 2 mois après leurs débuts (phase de préparation incluse).

D’autres mettront entre 3 et 6 mois, voire plus.

Mais le paramètre majeur reste le nombre d’heures que tu peux investir en parallèle de ton job.

Compte au minimum 10h/semaine pour démarrer.

Dans un premier temps, ces heures serviront à ta phase de préparation (les 3 à 4 premières semaines).

Ensuite ?

Imagine que tu es micro-entrepreneur en profession libérale et que tu commences à bosser 10h/semaine pour tes clients à raison de 30 €/heure. Cela donnerait :

  • 45h/mois x 30 € = 1 350 €/mois de CA
  • 1 350 € – 25% de charges = 1 012,50 €/mois net.

Imagine ce que tu pourrais faire avec 1 000 €/mois de revenu complémentaire…

Ça vaut plus le coup que de te serrer la ceinture pour économiser quelques euros chaque mois, non ?

Et finalement, tu pourras faire croitre ce revenu en y dédiant plus d’heures, puis en augmentant tes tarifs – jusqu’à pouvoir vivre uniquement de ton activité et devenir freelance à plein temps.

5.2. Exemples concrets de cumuls salarié et freelance

Je ne te donne pas tous ces chiffres au hasard.

Ils sont le fruit des résultats de nos étudiants 1k1mois.

Voici le cas concret des lauréats de 3 de nos sessions.

Étudiante en neuropsychologie et freelance

Portrait de Ghizlene : neuropsychologue freelance.Ghizlene a rejoint 1k1mois au cours de son Master1 avec 2 motivations :

  • Ne plus sacrifier son peu de temps libre dans des boulots sous-payés pour financer ses études.
  • Se mettre à son compte dès la fin de son Master pour éviter la fatalité du chômage lors de son entrée sur le marché du travail.

Lorsqu’elle a intégré notre programme, elle s’est orientée vers un service de soutien scolaire à domicile pour les primaires et les collégiens en y intégrant les outils de la neuropsychologie.

Son objectif à long terme :

Gagner 900 € net par mois au bout d’un an, et monter son cabinet de neuropsychologue indépendante au bout de 5 ans.

Ses objectifs à court terme :

Les 3 premiers mois – Dédier 7 heures par semaine à la préparation de son activité pour gagner ses premiers revenus.

Le quatrième mois – Donner 4 heures de cours par semaine pour un revenu de 200 € net mensuel.

Le cinquième mois – Augmenter progressivement ses heures de cours jusqu’à 10 par semaine, puis ses tarifs, afin d’atteindre 900 € net mensuel.

Ses résultats :

Au bout de 2 mois – Elle a obtenu 4 clients réguliers et gagné 540 € net mensuel pour 27h de boulot.

Au bout de 6 mois – Elle a su augmenter ses tarifs pour gagner 1 000 €/mois en parallèle de son Master2.

Aujourd’hui – Elle est diplômée, fait des consultations en libéral en tant que neuropsychologue, et a monté sa SASU pour continuer le soutien scolaire.

Tu peux retrouver le parcours complet de Ghizlene ici.

Enseignante en langues et freelance

Portrait d'Anna : traductrice juridique freelance.Anna vendait déjà ses services de traductrice sur des plateformes en parallèle de son job d’enseignante dans un collège. Elle a rejoint 1k1mois avec une grosse motivation :

Quitter son job pour faire ce qu’elle aime de chez elle et voir grandir ses enfants (tout en les assumant sans aide extérieure) .

Son objectif à long terme :

Travailler en freelance à temps plein depuis son domicile pour gagner 3 000 € net par mois dans les 2 ans.

Ses objectifs à court terme :

Au bout de 3 mois – Gagner 1 350 €/mois à raison de 12 heures de travail par semaine.

À partir du quatrième mois – trouver ses clients en direct et augmenter ses tarifs pour gagner davantage avec le même nombre d’heures de travail.

Ses résultats :

Au bout d’un mois et demi – Elle a gagné entre 1 200 et 1 400 €/mois.

Au bout d’un an – Elle est passée 3 000 € net par mois.

Aujourd’hui – Elle a quitté son job pour devenir traductrice juridique et financière à plein temps, elle gagne toujours ses 3k€ mensuels, et elle profite pleinement de ses enfants.

Tu peux retrouver le parcours complet d’Anna ici.

Assistante juridique et freelance

Portrait d'Anne-Catherine : accompagnatrice en autoeditionAnne-Catherine a rejoint 1k1mois avec plusieurs motivations :

Lâcher son emploi de salariée dans lequel elle ne s’épanouissait plus, travailler de chez elle et habiter en bord de mer pour gagner en qualité de vie.

Elle est partie sur une idée : faire de la relecture/correction d’articles de blogs et de livres.

Son objectif à long terme :

Avoir plusieurs activités en freelance sur internet et pouvoir en vivre d’ici 2 ans.

Ses objectifs à court terme :

Au bout de 5 mois – Gagner ses premiers 1 000 € à raison de 10 heures de travail par semaine.

Au bout d’un an – Gagner 600 €/mois toujours à raison de 10h/semaine.

Au bout d’un an et demi – Passer salariée à mi-temps et gagner 1 200 €/mois minimum avec ses activités.

Ses résultats :

Après 6 mois – Elle dépassait ses 600 €/mois avec des pointes 1 100 €.

Au bout d’un an – Elle a réorienté son service vers l’accompagnement en autoédition de livres et atteignais 1 600 €/mois en ne travaillant que le vendredi et le samedi matin. Mais elle n’a réduit son temps de salarié que d’une journée.

Au bout de 2 ans – Elle oscillait entre 1 100 et 1 800 €/mois pour deux jours 1/2 de travail par semaine. Préférant finalement privilégier ses loisirs et jouer la sécurité.

Aujourd’hui – Elle maintient son revenu récurrent, passe une certification de maquettiste PAO sur la suite Adobe et n’est pas loin de quitter son travail.

Tu peux retrouver le parcours complet d’Anne-Catherine ici.

Plutôt encourageant tout ça, n’est-ce pas ?

Maintenant, tu sais ce qu’il te reste à faire.

La recette tient dans ce dossier.

Enfin… une bonne partie de la recette.

La stratégie est là, mais la génération des prospects, le démarchage, la négociation, la gestion quotidienne de ses clients, les impayés, le passage à temps complet, etc. impliquent encore bien des techniques et une grosse part de psychologie que Tony et moi réservons à nos étudiants (ou à d’autres articles).

Alors, si tu souhaites être prévenu du jour où nous rouvrirons les portes d’1k1mois, inscris-toi simplement à notre newsletter.

Et en attendant, retrouve plein d’autres conseils dans la section freelance de notre blog.

Haydée

 

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