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Premier janvier 2018, levée 15 heures.

J’ai la tête à l’envers.

La veille au soir, la rakija coulait à flots dans les foyers de Belgrade.

Et lorsqu’une famille serbe t’invite chez elle à l’improviste pour festoyer, tu trinques à son hospitalité toute la soirée.

Jour de l'an avec une famille Serbe à Belgrade

Réveillon magique ! Mais rude pour le cerveau…

Café en main, je recale mes neurones tout en épluchant mes premiers mails de 2018.

Et là, tu connais la chanson.

Oui ! Les 1001 résolutions de la nouvelle année.

Ne fais pas l’innocent. Je suis certaine que (comme moi) tu y as pensé.

« En 2018, je me fixe 15 nouveaux challenges : Je commencerai enfin ceci ! Je ferai cela différemment ! J’arrêterai ça définitivement ! Etc., etc. »

Ouais… bah cette fois, ma première résolution de l’année fut : ne rien foutre pendant deux semaines.

OK, c’est un peu léger.

En vérité, j’aime commencer l’année en me focalisant sur une seule résolution majeure (l’année dernière, c’était réussir à travailler moins de 8 heures par jour). Mais j’aime aussi penser aux choses que je ne vais PAS faire. Alors…

Non, je ne publierai pas une vidéo par jour sur YouTube.

Non, je ne vais pas créer 5 formations dans l’année.

Et non, je ne compte pas faire un tas de trucs incroyables pour gagner des abonnés sur mes réseaux…

Comme surfer l’Amazone à dos de dauphin rose.

Haydée Bouscasse sur un dauphin rose

C’est déjà fait de toute façon. :)

Pourquoi dire NON à toutes ces résolutions ?

Parce qu’au fil des ans, j’ai retenu une énorme leçon :

C’est une bonne chose de décider sciemment de dire NON !

C’est même plutôt libérateur de choisir ce que tu ne feras pas – sans culpabiliser.

Tu n’es pas prêt à faire un footing chaque soir ? Ne le fais pas.

Tu n’as pas envie de te taper 50 newsletters business quotidiennes qui ne te feront pas agir ? Désinscris-toi.

L’intérêt de dire NON est de te dégager du temps et de l’énergie pour te concentrer sur les choses vraiment importantes. Et la première étape consiste à évaluer honnêtement ce qui compte réellement pour toi.

Si tu me lis régulièrement, c’est que démarrer ton business te titille depuis longtemps. Que ce soit pour gagner ta liberté, éviter le chômage massif qui guette ou simplement gagner plus d’argent.

Alors cette année, pourquoi ne pas te focaliser sur cette unique résolution ?

D’autant plus qu’elle te demandera de relever plusieurs challenges à la fois. Donc, de respecter plusieurs « sous-résolutions ».

Sans oublier quelques petits sacrifices utiles.

Alors…

Quels challenges devras-tu relever pour lancer ton activité ?

Personne n’a dit que construire un business était facile. Ou si quelqu’un l’a dit, c’est qu’il ment effrontément.

Car cette construction implique un ensemble de défis à surmonter.

Le principal étant d’assumer deux boulots en même temps.

Ben oui ! Tu ne vas pas lâcher ton taf à temps complet pour te lancer dans un projet dont l’issue est encore incertaine.

À moins que tu veuilles te retrouver sur la paille en cas d’échec.

Mickey ruiné

Ce genre de déboire peut arriver aux meilleurs…

Voilà pourquoi j’insiste tant sur l’importance de commencer ton business en parallèle de ton travail.

Difficile ?

Certes.

Mais les efforts que tu fourniras pour réussir payeront au centuple !

Car il n’y a rien de plus satisfaisant que de créer quelque chose que tu aimes te permettant d’obtenir plus de flexibilité dans ta vie quotidienne…

Et plus d’argent par la même occasion.

Je vais donc t’expliquer de manière honnête les plus gros challenges auxquels tu devras faire face lorsque tu lanceras ton activité.

Tout est là !

Et je te donnerai quelques conseils pour savoir comment gérer ces défis au quotidien.

De tactiques qui ont fonctionné avec Tony et moi pour réussir notre vie d’entrepreneurs. D’abord en parallèle de notre travail, puis à temps complet.
 
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Challenge de l’entrepreneur débutant #1 : Ton temps est limité

Tu travailles à temps plein. Et il te faut une vie à côté.

Tu te rendras donc vite compte que tu n’as véritablement que 2 heures par jour à consacrer à ton projet.

Ce qui te paraîtra totalement ridicule si tu as de grandes ambitions.

Du coup, tu auras tendance à vouloir consacrer plus de temps à ton activité complémentaire. Comme 3 ou 4 heures par jour par exemple.

Mais attention !

Si tu as une famille en plus de ton travail, tu risques d’aller droit au burnout.

Ou de te heurter à certaines objections de la part de tes proches.

Je suis bien placée pour le savoir :

Lorsque j’ai lancé mon projet, je vivais seule et je ne comptais pas mes heures. Je prenais même un malin plaisir à y passer toutes mes soirées. Bon, j’étais un brin perfectionniste à l’époque et je passais un temps incalculable à travailler pour mes clients.

Mais c’était mon kiff.

Détail important : j’étais consultante informatique. Et ma boîte m’envoyait en mission dans le trou du cul de la France pendant des mois. En d’autres termes, arrivée à l’hôtel, je n’avais que ça à faire de mes soirées.

Je n’avais ni enfant ni mec à mes côtés. Facile d’enchaîner les heures dans ces conditions.

Lorsque Tony m’a rejoint, j’avais déjà quitté mon job. Et je dédiais 100% de mon temps à mon business.

Lui était toujours employé. Le soir, il rentrait du boulot et se mettait directement à travailler sur notre projet.

Nous bossions 2 heures ensemble. Puis il enchaînait 4 heures supplémentaires sans sourciller.

Oui ! Tu as bien entendu. Tony bossait 6 heures chaque soir de la semaine après son taf ! Sans compter les week-ends.

Voilà quelqu’un qui avait VRAIMENT ENVIE de sortir de sa condition. Son boulot de merde était un moteur assez puissant pour qu’il se dédie corps et âme à sa nouvelle activité.

Tony Founs bosse comme un acharné

Il en a bouffé du PC pour sortir de sa cage dorée !

J’en profitais donc pour faire mon sport, assurer les tâches ménagères et préparer la bouffe. Mais…

Quand vivions-nous pleinement notre vie de couple ?

Pour ainsi dire jamais.

Imagine un peu le résultat :

  • Très peu de loisirs partagés.
  • Manque de communication grandissant.
  • Et méchante frustration de me taper toutes les tâches quotidiennes à la maison.

Certes, notre objectif commun était de nous barrer de notre banlieue pourrie pour voyager dans tous les pays. Mais pas au détriment de notre union !

Maintenant, transpose cet exemple à ta propre vie.

Ton challenge ?

Ta seconde activité ne doit surtout pas empiéter sur ta vie personnelle. Ni sur ta santé !

Si tu es vraiment motivé, tu auras toujours tendance à vouloir en faire davantage (comme Tony).

Mais à quoi bon si c’est pour finir par flinguer ton ménage ?

Que diras-tu une fois ton business lancé ?

« Je suis un entrepreneur comblé. Mon activité fonctionne du tonnerre ! Mais mon conjoint m’a quitté… »

La belle histoire.

Alors, communique avec ta moitié. Expose-lui tes objectifs et conviens d’un équilibre entre votre vie commune et le temps que tu comptes dédier à ton projet.

Cela t’évitera également un surrégime propice à l’abandon, faute d’énergie pour continuer.

Ta patience sera mise à rude épreuve.

Car tu mettras sûrement des mois, voire peut-être un an ou deux à pérenniser ton activité. Là où tu pensais la boucler vitesse Grand V.

Mais pense STRATÉGIQUE !

Lafontaine n’a pas écrit Le Lièvre et la Tortue pour les chiens.

Tony et moi avons bataillé pour trouver cet équilibre.

Il a levé le pied sur le nombre d’heures qu’il réalisait. Et il nous aura fallu 2 ans pour lancer la machine définitivement, vendre toutes nos affaires et commencer notre vie de nomades numériques à l’étranger.

Mais nous nous sommes d’autant plus rapprochés, tout en prenant le temps de nous éclater ensemble histoire de souffler.

Haydée Bouscasse et Tony Founs déguisés

C’était il y a 3 ans et demi. Et aujourd’hui, plus soudés que jamais, nous disposons de tout notre temps pour développer nos activités.

Après, certains me diront sûrement :

« C’est bien beau votre histoire Haydée. Mais vous êtes deux à bosser sur votre projet. Ce qui n’est pas mon cas ! »

Et ils auront totalement raison.

J’étais dans la même situation avant l’arrivée de Tony. Alors, je sais de quoi il retourne.

Challenge de l’entrepreneur débutant #2 : Au début, tu travailles seul

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un conjoint ou un ami impliqué à 100% dans son business.

Et une fois de plus, gare au burnout… ou au non-respect de tes engagements auprès de tes clients.

Cela me rappelle un ami entrepreneur ayant lancé un système de membres premiums sur son site. Ses clients payaient un abonnement mensuel pour profiter de son contenu unique et de grande valeur.

Les inscriptions affluaient et il faisait son blé.

Mais à l’époque, il travaillait seul tout en assurant son boulot fixe à côté… Et il a vite réalisé qu’il était incapable de fournir le contenu promis à sa communauté.

C’est bien joli de faire rentrer de l’argent. Mais si c’est pour finir sur les rotules à cause d’une surcharge de travail insoutenable, quel intérêt à l’arrivée ?

Résultat : il fut obligé de fermer son système payant de toute urgence.

Si tu travailles seul au début :

  • Tu n’as personne pour te remplacer si tu tombes malade.
  • Tu n’as aucun garde-fou pour te soutenir lorsque tu perds toute motivation.
  • Tu n’as pas d’équipe pour assurer les tâches que tu ne maîtrises pas.

Tu t’exposes donc à certains risques.

Tu entendras les « bons conseilleurs » te dire :

« Mais tu n’as qu’à déléguer ! »

Mouais… Facile à dire.

Mais vas-y, trouve-le ton freelance qui te fera un travail irréprochable dans ton domaine. Qui est fiable, pas trop cher et qui ne te lâchera pas au bout de quelques semaines. Ou pire, au premier coup dur.

En partant du principe que tu as assez de budget pour te l’offrir dès le début.

Ton challenge ?

Savoir quelles tâches tu dois réaliser en priorité et combien de temps cela te prendra. Sans te tuer à la tâche.

C’est la toute première leçon que j’enseigne aux étudiants de mon cours premium 1k1mois :

  1. Trouve une idée profitable et valide-la rapidement.

  1. Commence avec une offre de service réduite (facile à mettre en place).
  2. Et développe ton business au fur et à mesure de ta progression.

En te concentrant sur des objectifs simples, tu élimines tout le travail chronophage et inutile pour gagner de l’argent rapidement. Chaque petite victoire te garde motivé sur le temps et tu es plus enclin à avancer sereinement.

Alors, pas de blog, de site ou de plateforme compliquée. Pas de réseaux sociaux à la pelle ni de gros produit…

En tout cas, pas au début.

La seule chose sur laquelle tu dois te concentrer :

Trouver des clients prêts à payer pour ton service.

Un service qui te demande simplement d’activer tes compétences existantes. Pas de te lancer dans une courbe d’apprentissage digne de l’Everest.

N’oublie pas que tu bosses déjà 40 heures par semaine à côté de ton projet.

Les entrepreneurs à plein temps peuvent assigner 50 à 80 heures hebdomadaires à leur activité. Et ils peuvent dédier une partie de ce temps à l’élargissement de leurs compétences et de leur champ d’action.

Toi, non !

Un business en parallèle est bien différent.

Alors, sois réaliste.

Et si une mission te tombe dessus ?

Sois clair avec ton client en lui donnant tes vraies disponibilités. Même si tu ne peux réaliser le taf que la semaine suivante.

Voilà comment ne pas te surcharger et trouver un équilibre entre tes deux jobs et ta vie perso.

Challenge de l’entrepreneur débutant #3 : Tu dois cultiver ta patiente (et ta confiance)

Je sais, j’ai déjà abordé le sujet plus haut…

Souviens-toi : nous avons dû patienter 2 ans avant de quitter notre appartement pour commencer à vivre notre rêve pleinement.

Mais voyons ce défi sous un autre angle.

Et pour cela, je vais te faire une petite confidence dont je n’ai encore jamais parlé.

Nous avions beau être enfin des nomades digitaux vivant de notre activité de rédaction de contenus marketing, nous étions encore loin des objectifs que nous nous étions fixés.

Nos premiers revenus n’étaient pas mirobolants.

Haydée Bouscasse sur une voiture de sport

En tout cas, pas au point de nous offrir ce genre d’engin…

Plutôt ça, à la limite.

Voiture abandonnée au Mexique

Et l’idée de construire un cours en ligne nous chauffait déjà énormément.

Bonne idée… Mais que de boulot :

  • Faire une étude de marché solide pour cibler un besoin concret.
  • Suivre de nombreuses formations business pour être vraiment qualifiés.
  • Apprendre les multiples techniques qu’implique un tel projet.
  • Créer le contenu du cours et lancer la réalisation du site.
  • Gérer la myriade de contraintes et problèmes qui ne manquèrent pas d’arriver.

Et que de temps passé avant d’y parvenir !

Si tant est que nous réussissions à aller jusqu’au bout.

Alors, imagine ma frustration lorsque je voyais des entrepreneurs en ligne lancer leur formation avec une aisance déconcertante pendant que je galérais avec mon propre projet.

Je me disais :

« Pourquoi ne puis-je pas faire cela aussi vite et bien qu’eux ? »

« Ne suis-je pas assez bonne ? »

« Peut-être sont-ils juste plus intelligents que moi… »

« Ou meilleurs dans leur domaine. »

Chaque fois que je voyais l’un d’entre eux réussir si facilement ce que je voulais faire, ma patience en prenait un coup. Et ma liste de doutes continuait à s’allonger.

À mon grand tort ! Chose que j’ai très vite intégrée.

Une fois de plus, transpose cela à ton cas. Tu souhaites lancer ton business mais :

  • Tu as déjà un job à plein temps.
  • Ton temps est limité.
  • Tu travailles seul.

Et quand tu vois ces entrepreneurs parler de leur réussite, t’annoncer des chiffres d’affaires imposants et étaler leur vie fabuleuse en faisant ce dont tu as toujours rêvé, il y a de quoi ronger ton frein !

Ton challenge ?

Ne jamais t’impatienter face à ta réussite en constatant celle des autres. Et toujours garder la confiance.

Ne sois pas frustré de voir avancer ces entrepreneurs à plein temps plus vite que toi.

Garde en tête qu’ils sont passés par toutes les étapes que tu vis aujourd’hui.

Plus encore, sache que ce qu’ils montrent n’est que ce qu’ils veulent bien laisser transparaître. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

La réussite comparée à un iceberg

Car en coulisse, ils ont galéré (et galèrent encore) tout autant que toi pour obtenir leurs résultats.

Le succès n’est jamais simple et rapide comme certains le prétendent. Ou si c’était le cas, tout le monde monterait sa boîte.

C’est simplement que ces personnes communiquent leurs meilleures performances en omettant le temps passé et les difficultés rencontrées pour les obtenir.

Alors, ne compare pas ta « lutte entrepreneuriale » aux « victoires entrepreneuriales » mises en avant par les confirmés.

Voilà qui t’aidera à patienter.

Challenge de l’entrepreneur débutant #4 : Tu sors TOTALEMENT de ta zone de confort

Aaah ! Notre zone de confort. Nous l’aimons tous.

Mais pour être honnête, j’ai tendance à être très critique avec l’emploi de cette expression à la mode.

Car dans le fond…

Que signifie vraiment : « zone de confort » ?

Concrètement, c’est lorsque tu te sens à l’aise dans une situation donnée. Lorsque tu as le contrôle sur ce que tu vis ou fais sans en éprouver de stress ni d’anxiété.

Cette zone de confort est donc bien différente pour chacun d’entre nous.

Un exemple probant :

Pour certains sédentaires, un simple voyage d’agrément peut générer pas mal de stress. Alors qu’ils n’ont qu’à acheter un billet d’avion, trouver un hôtel et profiter des découvertes qui s’offrent à eux avant de réintégrer les commodités et petites habitudes de leur cocon.

En tant que nomade, je n’ai ni domicile fixe ni possessions…

Haydée Bouscasse_gros sacs_nomade digital_quittant un appart à Lisbonne

En dehors des quelques affaires que je traîne dans mes 2 sacs à dos.

Je n’ai donc pas de repère. Et à chaque changement de vie, je suis obligée de :

  • Trouver un logement adapté à mes besoins tous les 3 à 6 mois (visa oblige).
  • Dénicher les bons endroits pour mes achats et loisirs quotidiens (sans me faire pigeonner).
  • Apprendre les rudiments d’une nouvelle langue.
  • Et aller au-devant des locaux pour m’intégrer…
Haydée Bouscasse au Vietnam avec une famille sur un scooter

Même quand ils me laissent peu de place pour le faire.

Pour autant, puis-je considérer que je sors davantage de ma zone de confort que ces sédentaires ?

Non !

Car après 3 ans de nomadisme, je maîtrise parfaitement toutes ces contraintes. Et je n’en ressens aucune anxiété.

Ce n’est qu’une question d’habitude !

Et je peux t’assurer que n’importe quelle personne sera aussi à l’aise que moi après 3 années passées à expérimenter ma vie.

Vois-tu où je veux en venir ?

Il en va de même avec ta zone de confort liée à ton business.

Si tu souhaites changer ta situation actuelle pour devenir entrepreneur, tu sais que tu vas devoir :

  • Apprendre régulièrement de nouvelles choses avec lesquelles tu n’es pas à l’aise.
  • Te lever plus tôt et te coucher plus tard.
  • T’imposer un rythme de vie différent.
  • Communiquer à froid avec des gens que tu ne connais pas.
  • Remettre un travail de qualité dans des délais précis.

Et j’en passe…

Si tu n’es pas habitué à faire toutes ces choses, tu vas effectivement sortir de ta zone de confort. Et totalement ! Car ici, nous ne parlons plus simplement d’un voyage d’agrément.

Plutôt stressant et inconfortable dit ainsi.

Tu seras donc tenté de reporter ton passage à l’action en te disant :

« Je serai plus confiant la semaine prochaine pour m’y mettre. »

« J’attends d’être dans un meilleur état d’esprit pour me lancer. »

Et finalement, tu ne t’y mettras jamais.

D’autant plus si tu reçois un salaire fixe à la fin de chaque mois.

Facile de rester dans sa zone de confort sans se soucier de faire grandir le business que l’on tente de lancer lorsque la paye tombe à côté.

Ton challenge ?

Te créer de nouvelles habitudes en te forçant à passer à l’action. Surtout au début.

Car ce n’est vraiment très dur qu’au départ.

S’il y a bien une chose que les gens détestent, c’est se sentir inconfortable. Et s’il y a une autre chose qu’ils détestent par-dessus tout, c’est de devoir beaucoup travailler.

Haydée Bouscasse à Belgrade portant des poids

Et au début, ça demande de gros efforts.

Je comprends parfaitement que tu te sentes mal à l’aise à l’idée du boulot que tu devras fournir pour apprendre à faire ou à changer toutes ces choses que tu ne maîtrises pas encore.

Mais la clé est de comprendre que ce n’est qu’une simple phase à passer.

Et qu’une fois cette période difficile écoulée, tu auras l’habitude de faire toutes ces choses.

Plus important : tu aimeras faire toutes ces choses ! Car tu te sentiras de plus en plus à l’aise en les réalisant. Et nous avons tous tendance à aimer faire ce en quoi nous sommes bons.

Associe ce principe à celui de la gravité. Prends le parcours d’une fusée spatiale :

Au décollage, cette fusée va cramer 80% de son carburant en quelques minutes pour s’élever à 40 km et échapper à l’attraction terrestre.

Suffisamment haut pour ne plus subir la pression de la gravité.

Mais une fois dans l’espace, ses 20% d’énergie restante suffisent pour le reste du voyage.

C’est exactement le même mécanisme lorsque tu te crées une nouvelle habitude. Ou lorsque tu lances ton business…

Tu dépenses un maximum d’énergie au début pour t’arracher à tes vieilles habitudes et gravir ta courbe d’apprentissage.

Mais une fois que tu as pris le pli, ça file tout seul !

Haydée Bouscasse sur une fusée

Et tu es bon pour loger ton business dans les étoiles (plus exaltant qu’un dauphin rose, non ?)

D’où l’intérêt de mettre en place des routines qui te demanderont de moins en moins d’efforts.

Bon, je vois d’ici ta prochaine question :

« Mais au début, comment me forcer à passer à l’action ? »

Trouve le moyen de te mettre au pied du mur !

Certains prendront le taureau par les cornes en disant à leurs proches ou en postant sur leurs réseaux :

« Salut les gars, je me lance dans l’entrepreneuriat. Je lance tel projet… etc. »

Et si finalement ils ne font rien, certains seront ravis de les chambrer en le leur faisant remarquer. Personne n’aime être repris de volée sur une parole qu’il n’a pas tenue.

Voilà, une bonne manière de t’obliger à respecter tes engagements.

Pour nous pousser au cul, Tony et moi avons lâché notre appartement et vendus nos affaires pour nous la jouer « sans filet ». Nous n’avions pas de grosses économies à l’époque. Et nous avions plutôt intérêt à cravacher pour assurer nos rentrées d’argent.

Bref, c’était marche ou crève…

Après coup, je dois t’admettre que c’était un sacré risque ! Alors, je ne te conseille pas d’en faire autant.

Challenge de l’entrepreneur débutant #5 : Tu dois compartimenter tes deux jobs

Ici, je ne te parlerai pas de ta gestion du temps, mais de l’intérêt d’avertir ton boss et tes collègues concernant ta seconde activité.

Imagine qu’ils soient au courant pour ton business en parallèle et que :

  • Tu ne remplis pas tes objectifs
  • Tu arrives au taf fatigué
  • Tu te sacrifies moins pour l’entreprise
  • Ou qu’ils remarquent une baisse d’implication

Voilà qui peut devenir problématique.

Car la suspicion sera de mise. Et tu peux être certain que leur principale déduction sera :

« Ça y est, il n’en a plus rien à foutre. Son business passe en premier et lui demande trop d’énergie. »

Je te laisse imaginer la suite…

De la grosse entreprise à Pôle emploi à coups de pieds au cul

Ton challenge ?

Déterminer à quel point tu peux parler de ton boulot complémentaire à ton boss et tes collègues.

Car tu dois bien faire attention de te protéger !

Dire ou ne pas dire… c’est un débat sans fin.

Tout dépend :

  • Des clauses de ton entreprise
  • De tes relations avec tes collègues
  • Et de l’ouverture d’esprit de ton patron

Il pourrait apprécier ton honnêteté. Voire te donner un coup de pouce… Mais cela pourrait tout aussi bien se retourner contre toi.

Chaque cas est à prendre à part. Tout dépend de ta situation. Alors :

  • Revois ton contrat de travail pour en vérifier les clauses.
  • Parles-en à un avocat pour savoir ce qu’il en pense.

Si tu décides de lâcher le morceau, assure-toi de bien montrer qu’il n’y aura pas de conflit entre tes deux boulots.

Mais si tu décides de ne pas en parler, tu as tout intérêt à rester très discret.

  • Personne ne devra être au courant (pas même ton collègue préféré !)
  • Et ne bosse pas sur ton projet à ton boulot (ou ne te fais pas gauler).

Pour ma part, je n’en ai jamais causé à mon boss. D’autant plus qu’il m’arrivait de travailler pour mon biz au taf !

Bon OK, plus facile de gruger en travaillant à distance. Enfin, tant que tu gères parfaitement ton agenda.

Ce qui m’amène à une dernière chose…

Devras-tu faire des sacrifices ?

Oui !

Pensais-tu vraiment pouvoir y échapper ? ;)

Pour assurer la réussite de ton business, tu dois te dégager du temps ! C’est le nerf de la guerre si tu souhaites avancer.

Je pense qu’après la lecture de l’article, tu l’as bien intégré.

Alors, pose-toi la question : que fais-tu d’important le plus clair de ton temps ?

  • Tu assures les heures de ton boulot fixe
  • Tu prends soin de ta moitié
  • Tu assumes tes enfants
  • Et tu entretiens tes liens avec tes proches

Bref, rien qui puisse être sacrifié sur l’autel de ton business.

Alors, comment trouver du temps pour démarrer ta nouvelle activité ?

Coupe dans tes loisirs

Je sais, c’est dur à entendre…

Voilà sûrement le plus gros challenge de l’entrepreneur débutant.

Mais soyons lucide, lorsque tu lanceras ton activité en parallèle, tu n’auras le temps pour presque rien d’autre que ton taf à temps complet, ton business et tes interactions sociales.

Tu devras rechercher des prospects et les démarcher. Même les livres que tu liras tourneront autour de ton business.

Et pour en avoir le temps, tu devras tailler dans le gras de tes loisirs.

Tu n’auras donc pas d’autre choix. Tu devras prendre cette décision.

Le problème ?

Mère nature nous a dotés de peu de volonté. Et nous avons tous un cerveau de singe qui nous pousse à satisfaire nos envies primaires :

  • Faire la bringue avec les potes
  • Profiter des vacances et week-ends
  • Ne pas louper le film du soir ou sa série préférée
Haydée Bouscasse et Tony Founs au resto à Tuxtla - Mexique

Profiter de bons restos

Pire encore : procrastiner sur un jeu vidéo, Facebook, Instagram et consorts.

Je connais un tas de gens qui ne résistent pas à ces toutes distractions chronophages. Sachant qu’elles leur prennent souvent beaucoup plus de temps que le reste…

Comme profiter de leur famille par exemple.

Mais il existe des méthodes efficaces pour surmonter ta procrastination.

Et rassure-toi, tu ne sacrifieras qu’une partie de tes hobbies. Car je ne te demande pas d’arrêter le sport, de faire une croix sur tes amis et de rester cloîtré chez toi à vie.

Nous avons tous besoin de souffler régulièrement.

Tu ne peux pas faire tous les sacrifices du monde ! Tu dois en profiter.

Alors, pense simplement aux deux heures que tu passes chaque soir à mater ton film. Voilà un laps de temps amplement suffisant à sacrifier à ton business.

Ou si tu préfères, dégage plutôt ces deux heures le matin, quand personne n’est là pour t’engrainer.

Certes, il faudra te lever plus tôt.

Mais…

Impose-toi un équilibre

Fais la balance entre tes obligations et tes envies. Et tiens-toi s’y au maximum ! Même si tu sais pertinemment que tu ne la respecteras jamais à 100%.

Oui, tu feras quelques sacrifices.

Parfois, tu seras devant ton bureau alors qu’il fait 25°C dehors. Et tu préfèreras flâner dans un parc.

Parfois, tu devras oublier une soirée d’enfer programmée par tes potes à cause d’un gros projet en cours.

Et tu devras savoir dire non à ces envies et propositions.

Bien sûr, tu pourras dire oui à certaines choses… Mais tu ne pourras pas tout faire. Alors, profite surtout de tes moments de loisir pour recharger tes batteries.

Ce n’est qu’une question d’autodiscipline.

Garde toujours en tête ce que tu souhaites vraiment pour ton futur. Sachant qu’au bout du compte, tu ne regretteras rien. Car finalement, tu vivras une énorme satisfaction.

Après, tout dépend de ta volonté.

Alors es-tu vraiment motivé ?

Ou est-ce encore une résolution qui s’évaporera dans les airs d’ici fin janvier ?
 
En attendant, n’oublie pas le guide par étape pour lancer ton business tout en travaillant à temps complet en cliquant ici.
 
Haydée Bouscasse

 

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