World View, une start-up américaine propose de vous envoyer en l’air. Tiré par un ballon rempli d’hélium dans une nacelle pressurisée, vous finirez à 30 km au dessus de la terre.

Finies les photos de vous devant le Taj Mahal ou le Machu Picchu. Place à la courbure de la terre et au noir profond de l’espace comme prochain décors. Le tourisme spatial c’est la classe!

Il faudra débourser 55 000 euros pour faire son crâneur…

…Et sans vraiment atteindre l’espace.

L’idée c’est de balader 8 touristes spatiaux dans la stratosphère pendant 2 heures. Accoudés au bar, ils admireront la terre et le voile fin de l’atmosphère en sirotant un verre.
Mais pas d’apesanteur pour nos voyageurs. L’espace ne commence qu’à 100 km de haut.

C’est un peu le trip de l’Autrichien Félix Baumgartner sans la chute libre de fin. Mais la descente de la capsule en parachute sera tout de même un peu « sport ». 40 minutes à tanguer avec les prises au vent ce n’est l’idéal pour boire son cognac.

Vous êtes conquis malgré tout ?

Rendez-vous au SpacePort America du Nouveau Mexique dès 2016

Cet aéroport commercial abrite également la société Virgin Galactic qui prévoit le lancement d’un avion fusée touristique, le SpaceShipTwo. Il enverra des touristes spatiaux aux frontières du vide sidéral pour quelques minutes d’apesanteur. Et ce ne sont pas des guignols qui vous proposent ces voyages mais d’anciennes huiles de la NASA.

Virgin Galactic a déjà vendu près de 650 billets pour dépasser l’atmosphère. L’aventure est donc bien réelle si vous avez 250 000 dollars à dépenser pour avoir les fesses en l’air. A voir si le projet sera assez rentable à terme sur un marché encore embryonnaire.

Mais revenons à World View. Ses fondateurs sont également à l’origine de Paragon. Une entreprise spécialisée dans le maintien des fonctions vitales dans l’espace. Elle projette un vol touristique de 500 jours autour de Mars avec deux astronautes. Le tout en partenariat avec le multimillionnaire Dennis Tito, premier touriste de l’espace en 2001.

Mais jusqu’où irons-nous dans le tourisme extrême ?

Tony Founs

 

 

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